Vincent Duvergé enflamme le Trianon Convention Centre

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Vincent Duvergé a courtisé une arrestation par la CCID, en parlant politique, lors de son spectacle. Mais qui a dit que les gabelous n'ont pas le sens de l'humour?

Vincent Duvergé a courtisé une arrestation par la CCID, en parlant politique, lors de son spectacle. Mais qui a dit que les gabelous n'ont pas le sens de l'humour?

Les amateurs d’humour attendaient avec impatience ce spectacle de Vincent Duvergé. D’ailleurs, tous les billets avaient trouvé preneurs bien des jours avant l’événement qui s’est tenu le samedi 3 octobre au Trianon Convention Centre.

Intitulé «One-man chaud», ce nouveau spectacle de l’humoriste promettait de faire monter la température. Dès son entrée sur scène à l’américaine, soit à  grand renfort de jeux de lumière, de musique et accompagné des danseurs de Coreame, Vincent Duvergé a donné le ton. En guise de prélude, l’humoriste a tenu à avertir le public et les médias qu’il parlerait de tout, y compris quelques blagues «pipi caca» et du rire facile. Puis, «on va faire comme-ci on est dans un pays où on peut rire de tout sans finir à la CCID».

Pendant un peu plus 1h30, l’humoriste a tenu parole. Des premières fois hésitantes et maladroites, en passant à la jeune Mauricienne ayant «lake» un Français, ou encore de l’employé «palabreur» qui fait chanter ses collègues, les défauts des familles, les régimes amincissants et  les couples,  chacun y a pris pour son grade. 

L’humoriste a aussi faire rire son auditoire des différents accents qu’on retrouve à Maurice. «Je rêve d’un pays où je peux rire des accents. Les accents sont notre richesse et on doit pouvoir en rire». Enfin de préférence sans finir à la CCID.

Vincent Duvergé s’est aussi aventuré sur le terrain glissant de la politique, en prenant souvent des pincettes et en espérant encore une fois ne pas finir «à la CCID». «Mo prie tou bondie mwa. Lundi mo dire Jesus […], mardi mo dire Siva […], mercredi mo dire Allah […], jeudi mo dire Pravind... sanala mort ar li ça... coule koma Wakashio ça».

Vincent Duvergé a aussi fait référence à un deal «papa piti» mais au sein d’une compagnie, ou encore s’est exclamé «dir mwa kot monn faute» en revenant du supermarché durant le confinement.

Il s’est longuement attardé sur la période du confinement, ou quelques minutes après avoir dit qu’il n’y avait pas de Covid à Maurice, le ministre de la Santé, Kailesh Jagutpal,  a annoncé qu’il existait trois cas. L’artiste, sans pincette cette fois, n’a pas épargné ce dernier. «Li koze impe kuma enn matante... et puis on a découvert le Dr Gujadhur qui lui par contre parle comme un ministre de la Santé».

«Durant le confinement on a aussi regardé la MBC. Ça c’était un exploit». La chaîne de télé nationale est passée aux grilles. L’humoriste s’est demandé comment fonctionne la rédaction de la MBC et comment lors d’une manifestation de plus de 100 000 personnes, ils sont arrivés à dire qu’il n’y avait qu’une poignée de personnes.

Ce sont bien ces vannes autour de la politique qui ont occasionné le plus d’applaudissement du public. Que les fans de l’humoriste se rassurent :  à la fin du spectacle, Vincent Duvergé n’a pas été convoqué à la CCID. 

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