Concert Reggae Sunsplash annulé, Chamarel étant trop résidentiel

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Bruno Raya, organisateur du concert Reggae Sunsplash à Chamarel contraint d'annuler faute d'autorisation du ministère de la Santé

Bruno Raya, organisateur du concert Reggae Sunsplash à Chamarel contraint d'annuler faute d'autorisation du ministère de la Santé

Le reggae avait rendez-vous dans une «baz mistik », le samedi 3 octobre. Le concert Reggae Sunsplash devait avoir lieu chez le groupe Natir à Chamarel. Mais l’organisateur, Bruno Raya, se dit contraint d’annuler ce concert, deux jours avant.

Pourquoi ?

Bruno Raya qualifie de «triangle des Bermudes» les complications liées aux démarches administratives pour organiser ce concert. Il affirme : «J'aime faire les choses bien, en respectant la loi .» Avant de préciser qu’il s’est bien tourné – comme c’est prévu par les règlements – vers la Mauritius Society of Authors, la police et le ministère de la Santé. «Avant, tout dépendait de la police, aujourd’hui c’est le ministère de la Santé qui décide. »

Mais deux jours avant le concert, il n’avait pas encore obtenu l’autorisation. L’organisateur explique que, selon les indications qu’il aurait reçues, c’est le lieu choisi pour le concert qui poserait problème. Il s’agit non seulement d’une zone résidentielle, mais le concert se fait dans la cour du responsable du groupe Natir de Chamarel. Bruno Raya justifie : «Sa baz la li o milie enn bwa. C’est un vaste terrain de deux arpents. Ses voisins sont des membres de sa famille qui en plus participent eux-mêmes au concert. Zot pe blok lindistri mizikal.»

Remonté, l’organisateur s’insurge : «On m’a expliqué que les rassemblements politiques ne tombent pas sous la même loi que les concerts. Est-ce que les artistes doivent faire un parti politique pour pouvoir organiser des concerts ?» Le producteur, organisateur et artiste poursuit : «Ce que je demande aux autorités : dites-nous où nous pouvons faire des concerts ? Ar tou plas ena enn rise, ena enn pouse. Vous bloquez l’industrie musicale .»  

Au ministère de la Santé, une source autorisée affirme qu’il y a bien une demande de l'organisateur. «Mais il n’y a pas eu de refus, le dossier est toujours en traitement. Vu que c’est dans une zone résidentielle, des ingénieurs sanitaires doivent évaluer la situation.» Contact a été pris, selon le ministère de la Santé, avec l’organisateur car «il lui manque des documents. Il faut, par exemple, une lettre signée de l’habitant qui accueille le concert, celles des voisins qui donnent leur accord». 

Ce n’est pas la première fois que des artistes se heurtent au veto du ministère de la Santé. En août dernier, une fête de la musique, qui avait pourtant la bénédiction du ministère des Arts et de la culture, avait d’abord essuyé un refus du ministère de la Santé pour cause de Covid-19. Ce ministère avait fini par revenir sur sa décision après que les organisateurs ont donné l’assurance qu’ils prendraient des mesures pour protéger le public.

Quant à l’organisateur Bruno Raya, il a déjà été confronté aux questions liées à la pollution sonore. En juillet 2018, son all nite concert , à Terre-Rouge avait motivé des plaintes des habitants pour tapage nocturne. Des voix mécontentes s’étaient aussi élevées en janvier dernier à la suite d'un concert de l’artiste Rude Boy, que Bruno Raya avait organisé à Lespas Kiltirel, situé dans la zone industrielle de Pointe-aux-Sables. Ce qui remet sur le tapis le manque d’espace pour des concerts en plein air. 

   

   

 

 

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