Reportage au club équestre de Riambel: monter à cheval, la symbiose entre l’homme et la nature

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«Le cheval a toujours accompagné l’homme, partout dans le monde. Monter à cheval, c’est un peu un retour aux sources. Saviez-vous que c’était le premier moyen de transport ?» Un brin philosophe, Ally Kaidoo, 51 ans, s’apprête à commencer son cours d’équitation au centre équestre de Riambel, en ce samedi 19 septembre. Il tente de «prendre le contrôle sur l’animal» depuis neuf ans et ne s’en lasse pas.

«Quand vous montez à cheval, vous sentez tout qui bouge chez vous! C’est un sport qui fait travailler tous vos muscles», rigole-t-il alors qu’il caresse l’un des chevaux, Thrust, dans l’écurie. Selon lui, le cheval est un animal qui a sa propre intelligence, qu’il faut apprendre à contrôler et le cavalier débutant éprouvera une sensation proche de l’extase lorsqu’il aura réussi.

Mais, attention, ce n’est pas une question d’autorité et de coup de cravaches, contrairement aux idées reçues! «Le cheval n’est pas un animal qu’il faut dominer. Il faut le comprendre. Pour moi, si on vient avec l’idée de venir le dominer, il faut d’abord comprendre ses qualités et ses défauts», explique l’expert des lieux, Steeves Cho, qui s’occupe du day to day running du club équestre.

Selon Steeves, un authentique passionné qui monte à cheval depuis 29 ans, tout est une question de maîtrise: «Il faut un partage entre le cavalier et l’animal car il n’est qu’un miâvreroir de ce que vous êtes. Il faut savoir que le cheval est peureux de nature, il a peur de tout ! Donc si vous aussi vous avez peur, vous serez deux à avoir peur…» Et là, on n’est pas sorti de l’auberge !

L’astuce pour le cavalier c’est de travailler la confiance en soi. Notre ami nous apprend que chaque cheval a ses propres caractéristiques et a ses humeurs, exactement comme nous, et que ce dernier reconnaît un être humain à sa voix et son odeur. «C’est le seul sport où tu travailles avec un être vivant», précise-t-il.

«J’adore monter à cheval, je suis toujours très contente de le faire à chaque nouveau cours», jubile Zohra Fatemah. «Avant, j’aimais juste les chevaux, maintenant, mon objectif c’est de devenir aussi forte que Steeves. Avec quelques années et beaucoup de pratique qui sait…», espère-t-elle.

Pour Shelina, qui fait du cheval depuis qu’elle a trois ans, l’équitation est une «libération», là où elle est vraiment dans son élément. «C’est ici que je suis le plus à ma place. Strike Again est mon cheval préféré. Je ressens une connexion avec lui. Il va tellement vite que j’ai l’impression de rouler en Mercedes… (rires)»

Saniyah, qui a débuté il y a un an et demi, trouve de son côté que l’équitation permet de «se détacher du mondeet de décompresser après une semaine chargée à l’école.» Il faut avouer que le cadre champêtre de Riambel se prête aussi à un retour à l’état de nature pour l’homme.

Bienvenue dans le sud sauvage de l’île avec des plages quasiment désertes, 2,5 km de long sans aucun hôtel, comme le rappelle, à juste titre, le site internet du club. Débarrassé du tumulte de la ville. Loin de toute population. On ferme les yeux et on s’endort presque…

Flashback. Le centre équestre de Riambel a été créé en 1999 par Jay et Arunima Bhunjun et a démarré avec seulement deux chevaux. Puis, des voisins ont demandé s’ils pouvaient suivre des cours et c’est là que tout est parti. Progressivement, le lieu devient le havre de paix de chevaux du Champs de Mars en fin de carrière ou qui ont eu des problèmes de santé très jeunes. C’est carrément une seconde chance qui est offerte aux animaux qui, autrement, sont euthanasiés.

La gérante du club, Arunima GobinBhunjun nous détaille les activités: «Il y a des balades à cheval, dans les champs ou sur la plage ou alors pour des photoshoots comme des mariages ou autres événements, sans oublier les cours d’équitation pour les membres (les mercredi et les samedi)». Covid-19 oblige, les balades se font toutefois plus rares sans touristes et les cours ont lieu tous les jours ces temps-ci, exceptionnellement.

«En ce moment, la gestion est un peu difficile…», explique-t-elle. «On a dû réduire les dépenses au maximum. Certains membres nous donnent un soutien financier, par exemple deux cavalières sponsorisent deux chevaux et d’autres nous aident d’une façon ou d’une autre. Grâce à eux, on arrive à vivre. Ici nous sommes une vraie famille, ce sont bien plus que de simples membres.»

Le but du jeu au club de Riambel c’est, en effet, de venir passer une après-midi entre amis pour se détendre, pour le fun. Sans pression. Il n’y a pas le stress de la compétition comme dans un club équestre classique. «C’est le mode de transport le plus écologiqueen plus !», fait remarquer Ally Kaidoo. Belle conclusion, bien dans l’air du temps! Lorsque l’homme, le cheval et la nature entrent dans une telle symbiose, on ne peut que contempler, bouche bée.

Infos pratiques

Club équestre de Riambel

Adresse: Montocchio Lane, Riambel 60915

Prestations: Cours d’équitation, balade à cheval dans les champs ou sur la plage (avec possibilité de nager avec les chevaux) d’une heure, 1h30 ou 2 heures et ‘photoshoots’ pour mariages et autres occasions.

Pour tout renseignement téléphoner au 5729 4572.

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