Accusée de l’assassinat de son mari: liberté conditionnelle refusée à la suspecte

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Elle avait été arrêtée le jour de son accouchement. Accusée du meurtre de son mari, Cynthia Marie Spéville était passée aux aveux le 27 juillet 2019. Depuis, elle est en détention provisoire. Sa demande de libération conditionnelle a été rejetée en cour de district de Rodrigues le mardi 22 septembre et, dans la foulée, le Senior District Magistrate, a demandé que l’accusation formelle soit déposée contre elle dans les plus brefs délais.

Les faits remontent au 23 juillet 2019. Le corps à moitié nu de Désiré Laval François, âgé de 66 ans, avait été découvert sur la plage publique de Graviers à Rodrigues. L’autopsie pratiquée sur l’habitant de Grand La Fouche Mangues, avait révélé qu’il était mort d’une «dislocation of the cervical vertebrae». Quelques jours avant, son épouse, Cynthia Marie Spéville, alors âgée de 18 ans, avait fait croire à la police que son mari s’était rendu à la plage en sa compagnie et avait disparu.

Arrêtée, Isablle Jean Louis, une amie du couple, avait impliqué deux autres personnes dans l’assassinat du sexagénaire. Et ce n’est que le 27 juillet, le jour de son accouchement que Cynthia Marie Spéville a craché le morceau, pour dire qu’elle avait également participé en compagnie de ses présumés acolytes, en l’occurrence Henry Didier Jean Louis et Emmanuel Adeline, à l’agression mortelle de son mari et qu’elle s’était assise sur le visage de la victime pour l’étouffer. 

En cour, la semaine dernière, la police a objecté à sa remise en liberté, soutenant qu’elle peut prendre la fuite ou interférer avec les co-accusés, parmi Emmanuel Adeline, qui a recouvré la liberté conditionnelle.

De plus, Cynthia Marie Spéville n’a pas de domicile fixe. Pour toutes ces raisons,  le magistrat Daniel Dangeot a estimé qu’elle ne peut obtenir la libération. «Elle avait dans un premier temps, induit la police en erreur en faisant croire que son mari était porté disparu alors qu’elle est l’une des protagonistes majeures dans ce crime et étant donné que le bébé est né en prison, cela indique qu’elle aurait commis l’assassinat pendant qu’elle était enceinte», poursuit le magistrat de la cour de Rodrigues. D’ajouter que la thèse de fuite n’est pas à écarter dans le cas présent. «C’est vrai que les frontières sont fermées et seront ouvertes prochainement, la possibilité qu’elle quitte le pays est présente», conclut-il.

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