Cercle de généalogie Maurice-Rodrigues: trouver les documents pour tutoyer les ancêtres

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Le Cercle de Généalogie Maurice-Rodrigues vient de fêter ses 10 ans. Il a l’autorisation de numériser des documents des Archives nationales et de les retranscrire sur son site.

Le Cercle de Généalogie Maurice-Rodrigues vient de fêter ses 10 ans. Il a l’autorisation de numériser des documents des Archives nationales et de les retranscrire sur son site.

Comme des fourmis. Travailleuses. Penchées sur des documents d’époque. Par passion, par goût du partage. Mais surtout par envie de suivre cette aventure humaine qu’est la généalogie, celle qui donne des clés pour savoir d’où l’on vient.

Ces fourmis travailleuses se sont organisées. Patiemment. Samedi dernier, 19 septembre, le Cercle de Généalogie Maurice-Rodrigues (CGMR) a fêté ses 10 ans d’existence autour du président, Henri Médan et du vice-président Jean Marie Huron.

Premier constat d’Henri Médan: «Les Mauriciens à l’étranger sont plus intéressés par leurs racines que les locaux.» Ce qui lui fait dire cela ? Sur 82 membres du CGMR, 32 sont des bénévoles dépouilleurs. C’est eux qui ont la tâche ardue de déchiffrer et de retranscrire les documents d’archives. De ces 32 bénévoles, 22 sont à l’étranger et 10 à Maurice. «Il n’y a pas si longtemps, il n’y en avait que deux ou trois», sourit Henri Médan, qui ne cache pas que le CGMR souhaite trouver des bénévoles. Quant au déchiffrage de l’écriture d’époque, le meilleur remède reste la pratique.

Le président du CGMR précise : «Notre rôle est de donner accès aux ancêtres, mais nous ne donnons aucun documents. Nous n’en avons pas le droit.» Les documents d’archives restent à tout moment la propriété d’un fonds, que ce soit les Archives nationales ou le bureau de l’état civil, par exemple. Seules les informations contenues dans les actes sont disponibles sur le site Internet du CGMR. Par exemple, un acte de mariage donne l’année, le nom des époux, leur âge, la profession du marié, le district, le nom des témoins, parfois leur profession. Le CGMR ne publie pas les documents originaux, mais seulement les transcriptions. «Nous respectons le droit à la vie privée. Les relevés d’état civil de moins de 100 ans ne sont pas publiés.»

La base de données du CGMR sert avant tout à faciliter les recherches généalogiques des Mauriciens et de la diaspora. Ainsi que faciliter les demandes d’actes authentifiés auprès des autorités. Henri Médan ajoute : «Non, ce n’est pas des archives parallèles.»

Une histoire de bénévoles

Si le Cercle de Généalogie Maurice-Rodrigues est officiellement enregistré en août 2010, son histoire démarre cinq ans auparavant. Lors d’un séjour ici, Henri Maurel, un Mauricien installé près de Nice, obtient l’autorisation de numériser des documents d’archives. Des volontaires tentent de mettre en place une association en 2005, puis en 2007, en vain.

En septembre 2007, toujours à l’initiative d’Henri Maurel, des volontaires forment le groupe Dynarobin. Il obtient l’autorisation des Archives nationales de numériser les registres paroissiaux et de l’état civil de la période française (1722 – 1810). En août 2008, l’Association Maurice Archives (association française constituée d’expatriés) voit le jour pour poursuivre l’œuvre de Dynarobin. La consultation de la base de données du CGMR est gratuite.

Comment le cercle est-il financé ?

Il y a les cotisations annuelles des membres – Rs 300 pour l’année. Il y a aussi les dons des membres bienfaiteurs et autres donateurs, le bénévolat de ceux qui numérisent les documents page par page et ceux qui les dépouillent. Ainsi que l’entraide avec «plus de 660 membres sur le forum de discussion».

Ce qui reste à faire

Un inventaire des travaux effectués par le CGMR montre que pour la période française, 84% des registres ont été numérisés et 62% dépouillés, c’est-à-dire retranscrits. Pour la période britannique (1811-1961) sur un total de 157 registres, 61 ont été numérisés et 10 dépouillés. Pour ce qui est des registres du diocèse catholique sur un total de 415 registres, 403 ont été numérisés, mais seulement 46% dépouillés.

Les documents numérisés

  • Registres paroissiaux et de l’état civil de la période française (1722-1810) aux Archives Nationales à Maurice, mais aussi les documents se trouvant à Aix-en-Provence, en France.
  • Les registres de notaires durant la période française.
  • Les doubles des index de l’état civil de la période britannique (1811-1880).
  • Les registres de catholicité du diocèse de Port-Louis.
  • Les registres paroissiaux du diocèse anglican et ceux de l’église presbytérienne de Maurice.
  • La numérisation des épitaphes dans plusieurs cimetières à Maurice et Rodrigues.
  • La numérisation, avec l’aide de la société Sauvegarde du Cimetière de l’Ouest des registres d’inhumation.
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