Démantèlement de la poupe du MV Wakashio: les sociétés Smit Salvage-Nippon Salvage favorites

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Triste spectacle que l’épave du «Wakashio» offrait hier. © Dev Ramkhelawon

Triste spectacle que l’épave du «Wakashio» offrait hier. © Dev Ramkhelawon

Qui sera chargé de démanteler les 8 000 tonnes de ferraille à bord du MV Wakashio, vraquier toujours coincé sur les récifs à Pointe-d’Esny? Le site en ligne de TradeWinds du 23 septembre mentionne que cinq salvage companies ont envoyé leurs propositions pour le démantèlement de la poupe. Et confirme que l’exercice de présélection est en cours par l’assureur Japan P&I Club. 

Il nous revient que la société néerlandaise Smit Salvage et la compagnie japonaise Nippon Salvage, qui ont soumis une offre conjointe, seraient les grandes favorites pour décrocher le contrat. Selon le site, Smit Salvage possède de l’expérience dans la gestion de certains démantèlements d’épaves, même les plus difficiles. D’ailleurs, la société néerlandaise a été engagée par l’assureur pour le renflouement du vraquier, lorsqu’il s’est échoué le 25 juillet. Elle a déjà du matériel et des salvors sur place qui connaissent l’épave. Le partenariat entre Smit Salvage et Nippon Salvage est considéré comme un autre avantage. 

Les autres soumissionnaires sont : la société Resolve Marine, basée aux États-Unis qui a également fait ses preuves dans les opérations de sauvetage similaire. Et la China Rescue and Salvage Company. Le cinquième soumissionnaire n’est pas connu. Il se pourrait que ce soit une compagnie allemande. 

La société retenue devra mettre les bouchées doubles pour démanteler la poupe du Wakashio. Car les autorités ont émis le souhait que l’épave soit démantelée en novembre avant la période cyclonique. Le National Contingency Coordinating Committee ayant évoqué une détérioration du temps passé cette période. 

Un professionnel dans le secteur maritime affirme, lui, que cet exercice prendra plus de temps. «Deux semaines ne seront pas suffisantes pour enlever 8 000 tonnes d’épaves d’un récif, cela prendra au moins trois mois. C’est une vraie course contre la montre.» 

Le soumissionnaire retenu devra prendre également d’importantes précautions pour éviter toute pollution ou dommage aux récifs coralliens. Autre difficulté ? L’épave est située dans une zone exposée. Du coup, les conditions de la mer et les conditions météorologiques pourraient retarder la progression de l’opération. 

Pour rappel, 1 000 tonnes métriques d’hydrocarbures ont été déversées dans le lagon de Pointe-d’Esny. Après le pompage du fioul dans les trois réservoirs du MV Wakashio, les autorités ont procédé au sabordage de la proue, le 24 juillet, à 13, 8 milles nautiques, soit 24 km des côtes de Vieux-Grand-Port à une profondeur de 3 180 mètres. L’exercice qui devait prendre 24 heures a été complété au bout de cinq jours.

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Le 26 juillet, les habitants de Pointe d’Esny se réveillent avec une triste image: l’épave du MV Wakashio drossée sur les récifs. Le navire japonais battant pavillon panaméen s’est échoué la nuit précédente. 12 jours après, il déverse son contenu dans nos lagons, causant une marée noire. Sans perdre de temps, les Mauriciens, main dans la main, s’activent pour limiter les dégâts. Retour sur la pire catastrophe écologique du pays…

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