Pravind Jugnauth: dan poussé, limem expert

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Pravind Jugnauth, lors d’une «site visit», hier, à Bois-des-Amourettes, n’a encore une fois pas vu la présence de «l’express» d’un bon oeil.

Pravind Jugnauth, lors d’une «site visit», hier, à Bois-des-Amourettes, n’a encore une fois pas vu la présence de «l’express» d’un bon oeil.

15h30. Son armada de conseillers, Oliver Thomas et motards sont déjà sur place. Le Premier ministre doit arriver dans pas longtemps....

Les policiers sur place ont pour ordre de garder la place libre pour la voiture du PM. Le ton monte entre eux et un soldat de la SMF qui doit, lui, débarquer des équipements pour les travailleurs sur place. Finalement, Pravind Jugnauth arrive. Son parfum contraste avec l'odeur du mazoute et de cachalot mort qui traine dans l'air. 

Il est accueilli par Naveena Ramyad, Teena Jutton, le président du village et d'autres personnalités. Les gorilles du Premier ministre s'assurent que personne ne l'approche et n'hésitent pas a bousculer tous ceux qui ont un micro qui ne soit pas de la MBC à la main. 

«Les mo travay»

Pravind Jugnauth fait le tour, il regarde, écoute les explications de ceux présents. Oliver Thomas reste en retrait, en compagnie des conseillers. Bobby Hurreeram, Kavy Ramano et les autres papotent. Mais tout le monde n'est pas content. "Ti sipozer ena exper ki ek li la. Zot pann kapav vini. Ti fini dir zot" fulmine un conseiller du Premier ministre. 

Peut-on l'approcher pour le questionner ? L'approcher, oui, mais le questionner, non. Les gardes du corps font de sorte que non. Une première tentative se termine par un signe négatif de la main. Le cortège du Premier ministre avance toujours. Deux nanis, surgies de nulle part au moment opportun, remercient Pravind Jugnauth pour sa visite. Le moment est bienveillamment capturée par les caméras. Mais toujours pas de temps pour les questions. Une deuxième tentative de poser des questions retient l'attention de Pravind Jugnauth, et il est irrité. «Mo pe travay la. Mo pe fer site visit. Less mwa travay» lance-t-il, le regard noir, avant de poursuivre sa «site visit». Encore une fois, nounn gagnn poussé. Les questions sur pourquoi rien n'a été fait dès le 23 juillet, lorsque le bateau est entré dans nos eaux, resteront sans réponses encore une fois. 

La troisième tentative de poser nos questions se déroule devant le bureau Fisheries de Blue-Bay, où se tiennent les conférences de presse quotidiennes. Les élus défilent, et une opération de SUS... démarre. Kavy Ramano, Stephan Toussaint, Teena Jutton... Tous ont été très aimables, mais à la question «Nou pou gagne rentré zordi?», ils ont préféré garder leur droit au silence. Mais finalement, l'opération s'est révélée vaine car il n'y a pas eu de conférence de presse. 

Décidément, entre l'express et la majorité, ce n'est pas le grand amour... 

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Le 26 juillet, les habitants de Pointe d’Esny se réveillent avec une triste image: l’épave du MV Wakashio drossée sur les récifs. Le navire japonais battant pavillon panaméen s’est échoué la nuit précédente. 12 jours après, il déverse son contenu dans nos lagons, causant une marée noire. Sans perdre de temps, les Mauriciens, main dans la main, s’activent pour limiter les dégâts. Retour sur la pire catastrophe écologique du pays…

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