Explosions à Beyrouth-Mauriciens au Liban: «Cette population ne mérite pas ça»

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Le consul honoraire de Maurice au Liban, Salem Mahmoud Beydoun, est rentré en contact avec plusieurs Mauriciens y habitant.

Le consul honoraire de Maurice au Liban, Salem Mahmoud Beydoun, est rentré en contact avec plusieurs Mauriciens y habitant.

C’est une catastrophe qui bouleverse le monde entier. Mardi, Beyrouth, la capitale du Liban, a été dévastée après une double explosion dans le port. Les derniers chiffres font état de plus de 100 morts, 300 000 sans-abris et plus de 4 000 blessés. Les Mauriciens qui habitent ce pays sont encore sous le choc.

Selon le consul honoraire de Maurice au Liban, Salem Mahmoud Beydoun, qui a essayé d’entrer en contact avec la plupart des Mauriciens, pour l’instant, il n’y a pas de compatriotes parmi les victimes ou blessés répertoriés. «Environ une quarantaine de Mauriciens sont enregistrés au consulat du Liban. J’ai quand même pu entrer en contact avec quelques-uns d’entre eux. D’autres ont contacté le consulat d’eux-mêmes pour faire savoir que tout allait bien, mis à part quelques dégâts chez eux. Malheureusement, je n’ai pas pu avoir tout le monde. Nous restons sur le qui-vive.»

Quid du bâtiment où se trouve le consulat mauricien ? «Toutes les vitres ont cédé. Heureusement qu’il n’y a pas eu plus de dégâts que cela au consulat et aussi que nous soyons en confinement à cause du Covid-19. Au cas contraire, il y aurait eu bien plus de morts.»

«Je n’oublierai jamais…»

Marie-Clotide Julien fait partie des 40 Mauriciens enregistrés au consulat. Cette sexagénaire raconte qu’elle était dans son jardin, dans sa seconde demeure, sur une montagne tout près au moment des faits. «Dès que j’ai entendu et vu la fumée de loin, je n’ai pas tardé à venir à Beyrouth où se trouve mon autre maison. Il y avait de la fumée partout, des gens qui criaient. Je n’oublierai jamais ce que nous vivons. C’est vraiment horrible. Personnellement, je n’ai que des vitres cassées et des dégâts dans ma maison et je suis reconnaissante d’être encore en vie.» Pour cette femme qui vit depuis 32 ans au Liban, c’est l’une des pires catastrophes jusqu’ici. «Nous avons connu énormément de calamités, mais l’impact de celle-là fait vraiment mal. Cette population ne mérite pas ça.»

Des propos soutenus par Shehzad Soorabally. Ce drifter mauricien avait fait la fierté de Maurice en septembre 2018, lorsqu’il avait participé à la phase finale des Red Bull Car Park Drift Series dans le parking improvisé de la Place des Martyrs, à Beyrouth. Ce jeune homme de 23 ans avait passé deux semaines dans ce pays et s’était lié d’amitié avec des Libanais.

«Cela fait mal au cœur de voir les vidéos et photos de ces endroits détruits. Boukou plis kot inn détrir monn alé, li fer sagrin kan mo pans sa bann dimounn-la. Mo’nn ésey rant an kontak avek mo bann kamarad de Beyrouth, mé mo pa pé gagn zot. Mo’nn extra soké kan mo’nn tann enn zafer parey.»

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