Jacques d’Unienville: «Notre nouveau mode opératoire : ‘Less global’ et ‘more regional’»

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Jacques d’Unienville, Chief Executive Officer d’Omnicane.

  Jacques d’Unienville, Chief Executive Officer d’Omnicane.  

Jacques d’Unienville est de ces capitaines qui ont compris que le monde Pre-Covid est parti pour ne plus revenir. Engagé dans le sud (très) vert du pays, en particulier dans la canne, le sucre, l’agro-alimentaire, la production energetique, le foncier aussi, entre autres, il maximise les opportunités pour developper la potentialité des sous-produits de la canne. Le CEO mauricien a compris que son groupe doit aller chercher son expansion dans la région...Entretien.

Votre groupe a organisé récemment un webinaire fort intéressant sur la stratégie africaine post-Covid-19. Pourquoi et comment les conséquences économiques du coronavirus ouvrent-elles de nouvelles opportunités en Afrique ?
Comme la plupart des opérateurs économiques du pays, des secteurs public et privé, de même que l’ensemble de la population, nous avons, du jour au lendemain, été confrontés aux contraintes liées aux conséquences du Covid-19. Beaucoup de choses ont été remises en question tant à la maison que sur nos lieux de travail. Les mesures de prévention et de précaution nécessaires ont immanquablement impacté sur les opérations et ont imposé une nouvelle façon de travailler et de demeurer connectés. Nous avons, comme tout le monde, appris à fonctionner de manière différente. Le Work from Home et les diverses possibilités digitales se sont progressivement mis en place. Ce qui a auguré un nouveau mode opératoire, qui s’est rapidement imposé comme une nouvelle façon de prendre des décisions, dans un environnement, pour dire le moins, inédit (...) C’est ainsi qu’a germé l’idée de ce webinaire sur le potentiel que représente l’Afrique à la lumière des enseignements dans le sillage de la pandémie. D’autant que de nombreux acteurs économiques mauriciens disposent d’un savoir-faire reconnu, et sont déjà engagés à différents niveaux sur le continent. Ceci en s’appuyant sur différents axes – englobant le secteur manufacturier, l’agro-industrie, le global business, les technologies de l’information et de la communication, la technologie cloud, l’industrie pharmaceutique, de même que les secteurs de l’éducation, voire de la santé numérique – sont autant d’avenues d’opportunités à développer au départ de Maurice. D’autant que Maurice est déjà présent dans des pays tels que le Mozambique, le Kenya, la Namibie ou encore l’Ouganda – avec, par ailleurs, de grands noms internationaux qui opèrent sur le continent en ayant leur quartier général ou leur base régionale à Maurice. Il y a donc des opportunités réelles à exploiter de par notre positionnement, notre proximité géographique. La logique de nearshoring s’impose et cela implique un rapprochement entre les marchés et les lieux de production et de fourniture des biens et services. C’est l’une des grandes leçons que nous avons tirée de la situation ayant prévalu pendant ces trois mois de confinement et les répercussions observées sur la fourniture des biens et services.

Et sur le plan pratique...
...il apparaît important pour toutes les économies concernées de revoir leur stratégie concernant la chaîne d’approvisionnement – la globalisation a eu tendance à privilégier le volume et les économies d’échelle – en regroupant les fournisseurs dans certaines régions du globe. La récente pandémie a mis en exergue les limitations d’un tel modèle, il a suffi que le centre nerveux d’approvisionnement soit impacté pour que le monde entier subisse les conséquences en matière d’approvisionnement et de délais de livraison.

Comment faire donc pour se positionner sur la chaîne d’approvisionnement et ainsi desservir l’Afrique ?
Il me paraît impératif de revoir notre copie par rapport à la connectivité aérienne. Il faut se donner toutes les chances afin d’optimaliser les potentialités de sea to air transhipment qu’offre Maurice avec une connexion autoroutière directe entre Port-Louis et Plaisance. Cela implique une plus grande ouverture de l’accès aérien, notamment du cargo vers les métropoles et hubs aéroportuaires du continent africain tous azimuts. Cela a ailleurs été mis en exergue lors du webinaire : Sridhar Nagarajan, Managing Director d’IQEQ, l’un des principaux opérateurs de services, a précisé que l’Afrique représente l’avenir et que Maurice a encore un grand rôle à jouer en tant que facilitateur d’investissement mais aussi en matière de leur flux vers le continent. Les entreprises panafricaines pourraient ainsi être encouragées à établir leur base d’opérations à partir de Maurice.

Les intervenants, dont vous, ont beaucoup insisté sur le besoin de refocaliser sur les marchés locaux et régionaux. Faut-il dès lors penser «less global and more régional»...
Lorsqu’interviennent des circonstances telles que celles que nous avons vécues pendant trois mois, conditions que connaissent encore pas mal de pays à travers le monde, et en Afrique, en particulier – où la moindre perturbation intervenant sur la chaîne logistique peut résulter en une catastrophe aux effets dominos, qui impactent lourdement et paralysent d’autant plus que les différents segments de cette chaîne logistique sont éloignés les uns des autres, et en particulier, de leurs marchés destinataires. Comme l’a bien décrit Ken Poonoosamy, l’Acting CEO de l’EDB, nous devons aspirer à être le point focal dans le processus, qui devra effectuer la transition de la déglobalisation vers la régionalisation des flux, de la production et de la distribution de biens et services. Cela implique de mettre en place de nouvelles approches favorisant la canalisation des éléments de production vers Maurice, leur assemblage et la transformation réalisées ici, d’où ils pourront être acheminés vers les marchés en Afrique. Cela implique une remise à plat de notre stratégie africaine et nécessite de repenser la gestion, la connectivité des flux commerciaux, ainsi que des biens et services. Maurice est, dans cette perspective, appelé à se redéfinir en tant que plateforme logistique de réception de transit, transformation et réacheminement de biens destinés aux marchés africains. L’Afrique est appelé à se transformer en marché moteur de la croissance durant ce 21ème siècle. Nous avons une carte importante à jouer en facilitant la mise en place d’un environnement porteur d’opportunités et de plateformes performantes en matière de cloud computing et de cloud-based services, qui pourront, et devront se transformer en porteurs de croissance, de même que les services de disaster recovery, de cyber sécurité. À ce stade, nous devons envisager le développement d’une filière de production pharmaceutique à proximité du continent alors que le Covid-19 a démontré comment des centres d’approvisionnement, et de production aussi éloignés que l’Inde et la Chine, peuvent constituer des obstacles quasi insurmontables lorsqu’intervient une crise telle que celle que nous avons vécue, récemment non seulement en matière de disponibilité, mais aussi en termes de prix des produits. Sans mentionner les difficultés d’acheminement par voie aérienne dont nous avons tous été témoins.

L’ethanol produit est pour l’exportation uniquement...pour le moment.

Les pistes identifiées par le Dr Sibanda Mc Lean, fondateur de l’innovation Hub en Afrique du Sud, vont du Global Business à la digitalisation en passant par le manufacturier, le recyclage, les énergies vertes et l’agro-industrie...
Effectivement l’exemple donné par le Dr Si- banda illustre bien la pertinence du choix de Maurice, qui a permis à son entreprise de réaliser des financements en devises étrangères à partir de notre pays, facilitant ainsi les opérations de hedging de notre centre financier bénéficiant de l’infrastructure digitale. Pour revenir à Omnicane, nous sommes un groupe, qui a pris le pari de l’intégration de nos diverses activités, et qui demeurent en lien avec notre métier de sucrier. Nous connaissons certes des contraintes et faisons face à de multiples défis. Mais, cela a mis à l’épreuve notre capacité et notre volonté de réussir notre transition, avec comme élément déterminant la durabilité et l’adaptation, en mode continu, de nos différents marchés ouverts à la compétition et qui ont des exigences de plus en plus contraignantes. Nous sommes ainsi autant d’avatars mutants dérivés d’un secteur de production qui a été, pendant des siècles, la seule ressource de notre pays, le principal employeur produisant une matière première brute et avec des filets de protection. Aujourd’hui, nous avons relevé le défi de sa mutation en un pôle agro-industriel durable, et surtout de plusieurs étapes à valeur ajoutée, évoluant sur des marchés compétitifs sur le plan régional et mondial. Il va sans dire que le Covid-19 est venu avec sa cohorte de nouveaux défis, mais aussi d’opportunités qu’il convient de saisir afin d’opérer une nouvelle transition liée aux conditions du new normal. Durant le webinaire, j’ai eu l’occasion de partager la perspective qui se présente à nous – notamment la mise en place d’une nouvelle logique de production et de biens et de commodités avec un mode d’opération less global et more regional – soit produire dans la proximité – notamment sur le plan alimentaire à travers l’élaboration de marques locales et régionales pour desservir le marché local régional, mais aussi continental africain. Omnicane est déjà pré- sent en Afrique pour produire du sucre et de l’énergie thermique et hydroélectrique. Nous exportons déjà de l’éthanol dans la région, nous avons élaboré la marque de sucre Karat, ainsi que les produits Dina Life – sucre à indice glycémique bas et des capsules antioxydantes destinées aux marchés de la santé et du wellness notamment à destination des personnes diabétiques ou pré-diabétiques. Nous avons récemment élaboré Dina Care pour le marché de désinfection. À bien y regarder – avec le new normal c’est toute une panoplie de perspectives qui se présentent à nous. À Omnicane, nous sommes résolument engagés dans cette logique en capitalisant sur des opportunités avec des partenaires régionaux. Last but not least, Omnicane dispose de tout un plan de développement foncier visant à la mise en place de facilités d’entreposage dans la proximité immédiate de l’aéroport international SSR, et comme l’a si bien décrit Mme Lilowtree Ramjun Joosery, directrice de la MEXA durant notre webinaire, c’est le moment de se positionner pour attirer les investisseurs souhaitant desservir l’Afrique à partir de Maurice, tout en bénéficiant des incitations d’investissement et de l’environne- ment fiscal incitatif pour le secteur manufacturier, qui se situe à 3 % pour les entreprises exportant vers l’Afrique. L’exemption de la TVA et des tarifs douaniers sur les matières premières, sans oublier les accords de libre-échange, dont Maurice bénéficie avec de nombreux pays et blocs commerciaux. Sans aucun doute, tout en continuant de desservir nos marchés traditionnels comme l’Europe et les États-Unis et l’Afrique du Sud, la logique du nearshoring constitue un boulevard d’opportunités pour desservir les marchés africains et régionaux, qui constituent le pôle de croissance des prochaines décennies.

«La logique du nearshoring est un boulevard d’opportunités pour desservir les marchés africains et régionaux – le pôle de croissance des prochaines décennies.»

Le Groupe Omnicane mise sur un modèle économique circulaire. Quels en sont les principales caractéristiques et avantages ?
La mise en œuvre de ce modèle implique l’utilisation de la ressource de base dans tous ses états, et à toutes les étapes de la production industrielle avec un objectif de zéro déchet. Ce processus s’étale sur plusieurs années. Le principe étant que chaque sous-produit d’un processus soit réutilisé comme intrant pour une autre étape de transformation, et ainsi de suite, pour la réalisation d’un nouveau produit se rajoutant à la chaîne de valeur ajoutée. Des investissements considérables ont été nécessaires afin de moderniser l’outil de production et assurer son efficience. Celle-ci est le cœur et le poumon de notre complexe agro-industriel durable où chaque sous-produit devient un intrant de la chaîne de valeur avec pour objectif le zéro déchet. L’usine et la raffinerie de sucre sont certifiées (ISO 22000, ISO 9001, ISO50001, Halal, Kosher, Vive, British Retail Consortium (BRC) et IFSS) et nous travaillons actuellement sur la mise en application des normes ISO pour les systèmes de sécurité et d’hygiène au travail. Volontairement et de manière proactive, comme ce fut le cas pour la Global Reporting Initiative, nous avons pris la décision d’aller vers la certification Bonsucro, une norme internationale parmi les plus rigoureuses au plan mondial pour ce qui est de la chaîne de production durable. Certification que nous avons obtenue pour l’usine ainsi que nos champs de canne à sucre. Bonsucro répond aux exigences des acheteurs sur la traçabilité et la durabilité du processus de production. Il faut savoir que des noms tels que Coca Cola, Pepsico et Nestlé se sont engagés à n’acheter que du sucre durable. Par ailleurs, nous mettons à la disposition des planteurs un service conseil. Ce service propose, depuis peu, une approche de gestion globale des champs des planteurs, leur permettant d’optimiser leurs rendements et surtout de maintenir les champs en production dans une perspective de valeur partagée. Aujourd’hui, l’usine dispose d’une capacité de broyage de 1 400 000 tonnes de canne, qui alimente une raffinerie de sucre d’une capacité de 200 000 tonnes par an, travaillant aux normes internationales et fournissant directement des clients européens. La mélasse, dérivée de la production sucrière, alimente, pour sa part, une distillerie de bioéthanol avec une production de 25 millions de litres par an. La bagasse, fibre issue du broyage de la canne et de l’extraction du sucre, source d’énergie renouvelable, est utilisée en période de récolte pour alimenter notre centrale thermique bagasse/ charbon à cogénération, qui fournit les besoins en électricité et vapeur pour le cluster industriel cannier, et en parallèle, alimente le réseau national de manière fiable et en continu. Il faut aussi faire ressortir que les cendres de charbon sont revalorisées dans notre unité de Carbon Burn-Out et que celles résiduelles sont utilisées pour l’élaboration de ciments spéciaux «verts». Par ailleurs, le CO2, produit lors de la fermentation de la mélasse à la distillerie, est transformé en gaz carbonique pour l’industrie des boissons gazeuses.

Les questions sécuritaires, alimentaires, énergétiques et sanitaires se posent de plus en plus avec le COVID 19...
Pour sûr ! Ces questions ont suscité une prise de conscience à l’échelle planétaire, et raison de plus dans une économie insulaire telle que la nôtre, qui dépend beaucoup de ses importations, et aussi pour ne reprendre que le secteur touristique, qui s’articule sur des visiteurs étrangers venant profiter d’un ensemble caractéristique de prestations chez nous. Avec la mise à l’arrêt des flux aériens et le confinement, de même que la fermeture des frontières, on a pu mesurer la fragilité du système. Par ailleurs, notre population, à titre individuel et global, de même que les entreprises ont dû faire face à des situations inconnues à ce jour – que ce soit pour les produits alimentaires, pharmaceutiques, de protection sanitaire. Il y a un avant et un après Covid-19, et il est essentiel de retrouver nos marques sur la base de l’expérience vécue et la mise en œuvre de protocoles adéquats pour assurer une réactivité plus appropriée en faisant face à des enjeux et défis. Le tout avec une flexibilité opérationnelle et des mesures appropriées en fonction des spécificités sociétales. Il va sans dire que dans notre perspective – et au vu de notre expérience, nous sommes confortés par le fait que le complexe agro-industriel cannier représente déjà un axe de solutions par rapport à la sécurité énergétique de par l’utilisation de la bagasse dans la production énergétique – il en va de même pour la distillerie d’éthanol qui a permis l’élaboration de produits désinfectants hydrologiques pendant le lockdown – et alimentaire par rapport à la production sucrière. Ce qui est certain c’est une prise de conscience au plan de la sécurité alimentaire – Nous sommes disposés à apporter notre contribution pour permettre au pays, à travers le dialogue avec tous les partenaires, de trouver les solutions appropriées en matière de production vivrière.

Pendant le lockdown – Omnicane a mis au point un produit désinfectant hydro-alcoolique pour pallier le manque sur le marché au plus fort de la crise – est-ce une nouvelle opportunité et croyez-vous toujours au marché de l’éthanol ?
La période de confinement et de quarantaine liée à la pandémie du COVID-19 a comporté des défis et contraintes au niveau de la santé publique. Le pays a dû se conformer aux conditions sanitaires drastiques et prendre des mesures préventives pour endiguer la propagation du virus. La vie des Mauriciens s’en est trouvée changée du jour au lendemain de même que certaines habitudes recommandées par les autorités médicales et épidémiologiques, notamment le port de gants et des masques de même que la distanciation physique, ainsi que l’utilisation fréquente de produits hydro-alcooliques pour se désinfecter les mains et les surfaces. Ce contexte très particulier d’urgence sanitaire a vu la genèse de DINA CARE : une solution liquide désinfectante élaborée à base d’Ethanol, produiteA à partir de la mélasse par la distillerie d’Omnicane de La Baraque. C’est à la veille de la fête nationale du pays, le 11 mars 2020, en pleine progression de la  pandémie qu’est évoquée l’urgence de produire un gel désinfectant à Omnicane. Il devenait alors urgent d’élaborer ce produit désinfectant destiné aux hôpitaux et autres centres de quarantaine, ainsi que pour le grand public. De plus ce produit devait répondre aux normes prescrites par l’Organisation Mondiale de la Sante (OMS). Trois jours plus tard, la marque DINA CARE et son identité visuelle originale étaient créées. Restait à réaliser les étiquettes et l’empaquetage. Dans la foulée, les Work Access Permits (WAP) demandés et obtenus, une équipe de production est mobilisée et regroupée autour de Jean-Pierre Rouillard, Directeur de la distillerie d’éthanol au sein du complexe agro-industriel de La Baraque. En dépit des contraintes inhérentes au confinement, l’équipe a travaillé d’arrache-pied pour assurer la production.

Les premiers bidons ont été distribués sous forme de donation par Omnicane à tous les corps de métiers engagés en première ligne du combat contre le coronavirus, notamment le personnel soignant et non-soignant des hôpitaux, centres de quarantaine, les pompiers, la police et les services postaux, soit tous les personnels en première ligne du front anti COVID-19. Nous avons dans un premier temps assuré la vente et la livraison des produits hydro-alcoliques en logements de 5 et 25 litres directement de la distillerie. Le défi consistait à réaliser simultanément des étiquettes, de s’approvisionner en logements de 5 et 1 litres ainsi que des cartons d’emballage. Par ailleurs durant le confinement, il était impératif de mobiliser la main-d’œuvre requise pour satisfaire la demande accrue et assurer les livraisons. Mais nous étions déterminés à relever ces défis tout en augmentant la production.

Omnicane a à cœur la protection et la sécurité sanitaire de ses employés, toutes les dispositions nécessaires pour assurer leur sécurité sont observées dans le cadre d’un protocole sanitaire rigoureux élaboré appliqué en interne. Il comprend l’utilisation de DINA CARE les équipements de protection et le respect de distanciation physique. Cela a permis à l’entreprise d’assurer la maintenance de la sucrerie en vue de la récolte prévue début juillet, assurer la production continue de sucre raffiné, d’Ethanol et également la production énergétique du pays.

Pour ce qui est de l’éthanol nous produisons en ce moment exclusivement pour l’exportation. Cela permet de valoriser l’ensemble de la mélasse ‘produite localement au lieu de simplement l’exporter en vrac comme cela a été le cas pendant des décennies.  Notre distillerie est prête à produire de l’éthanol destiné à une utilisation autre que celle à laquelle est destinée la production actuelle : notamment celle de bio carburant. C’est la principe même de la flexibilité qui est au cœur de notre complexe agro-industriel de la Baraque. En ce qui nous nous concerne, nous sommes prêts à apporter notre contribution pour ce pourrait être une excellente occasion d’aller dans cette direction que ce soit pour de l’E5 voire de lE 10. D’ailleurs les tests effectués, il y a quelques années, avaient été concluants. Le renouvellement de notre flotte de véhicules, ces dernières années, devrait nous encourager à aller dans ce sens. Par ailleurs, nous étudions constamment les possibilités et opportunités qui s’offrent à nous en matière de valorisation des sous-produits de la canne – ce qui est la raison d’être même de notre complexe agro-industriel.

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