F1: Hamilton remet les pendules à l’heure, Ferrari se saborde

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Le pilote Mercedes Lewis Hamilton vainqueur du GP de Styrie sur le Red Bull Ring de Spielberg, le 12 juillet 2020 Photo Mark Thompson. AFP

Le pilote Mercedes Lewis Hamilton vainqueur du GP de Styrie sur le Red Bull Ring de Spielberg, le 12 juillet 2020 Photo Mark Thompson. AFP

Retour à la normale en Styrie: Lewis Hamilton, en retrait la semaine dernière pour la reprise de la F1, a dominé le deuxième Grand Prix de la saison dimanche, de nouveau en Autriche, où les Ferrari se sont ridiculisées dès le 3e virage.

Les qualifications samedi avaient permis au Britannique, dans son élément sous la pluie, de démontrer qu’il était de retour. En quête d’une septième couronne mondiale qui ferait de lui l’égal de Michael Schumacher, le pilote Mercedes, contrarié par sa 4e place lors du GP d’Autriche dimanche dernier, a largement dominé le premier GP de Styrie de l’histoire, sur ce même Red Bull Ring de Spielberg, sept jours plus tard.

«Je suis reconnaissant d’être de retour à la première place. Ca faisait longtemps depuis la dernière course de l’an dernier», a commenté Hamilton dès sa descente de voiture. «C’est une excellente manière de rebondir après un week-end difficile», a-t-il rajouté un peu plus tard en conférence de presse.

L’image du jour restera malheureusement moins glorieuse pour les Ferrari de Sebastian Vettel et Charles Leclerc. En plein virage 3, alors que la course venait de s’élancer, le Monégasque a décollé sur un vibreur en tentant de dépasser son équipier allemand dont il est venu arracher l’aileron arrière. Bilan: double abandon pour la Scuderia.

Leclerc: «J’ai fait le con»

«C’est de ma faute. J’ai fait le con, tout simplement, il faut l’avouer quand ça se passe comme ça», a admis Leclerc au micro de Canal+, après avoir présenté ses excuses à Vettel devant les caméras.

Ce nouveau raté plonge encore plus dans la crise une Scuderia qui n’avait pas besoin de ça... La deuxième place inespérée de Leclerc la semaine passée ne doit pas cacher que la performance n’est tout simplement pas au rendez-vous en piste.

«Quand vous prenez le départ en milieu de grille, ce sont des choses qui arrivent mais ça n’est pas une excuse, a admis devant les télévisions Mattia Binotto, le Team Principal italien. C’était surtout un week-end très décevant qui se termine de la pire des façons. Il ne sert à rien d’accuser qui que ce soit, il faut réagir et faire vite progresser la voiture.»

Signe que personne ne souhaitait remuer le couteau dans la plaie, le rendez-vous avec la presse écrite prévu par la suite pour Binotto, Leclerc et Vettel a été annulé.

Tout va bien en revanche pour Mercedes, dont l’avantage apparaît considérable. Après le succès sans opposition de Valtteri Bottas dimanche dernier, la marque allemande s’offre son premier doublé de l’année, le Finlandais ayant fini par dépasser pour la 2e place le Néerlandais Max Verstappen, qui s’élançait devant lui sur la grille.

«Je poussais autant que possible pour essayer de rester à leur niveau mais ça n’était simplement pas suffisant. Nous avons encore du travail devant nous», n’a pas caché le pilote Red Bull, 3e après un abandon la semaine dernière.

Bottas n’a «pas de raison» de douter

Du côté des classements, Bottas garde la tête chez les pilotes avec six points d’avance sur Hamilton et, déjà, on se demande si le Nordique, qui s’annonce comme le seul opposant au Britannique, tiendra la marée.

«En F1, il est assez facile de douter de soi mais, en ce moment, je ne vois aucune raison de le faire, répond l’intéressé. Au vu du week-end dernier, je sais ce dont je suis capable.»

De nouveau, le spectacle des monoplaces lancées à pleine vitesse dans la campagne autrichienne, sans public, a offert des images surréalistes. Pour mettre de l’ambiance, les initiales et les numéros des pilotes en pleine bataille clignotaient sur les sièges d’une tribune vide.

Le podium aussi a bénéficié de quelques ajouts plus ou moins heureux, avec des gerbes de fumée à l’arrivée des pilotes et plus de membres des équipes autorisés à célébrer. L’arrivée des trophées sur des chariots télécommandés, par contre, a laissé quelques-uns septiques.

La suite emmène le paddock sur le Hungaroring de Budapest dès le week-end prochain, pour le deuxième «triple header» (trois courses en trois semaines) de l’histoire de la F1.

L’expérience tentée à l’été 2018 avait laissé les personnels des écuries exsangues. Outre la fatigue, il leur faudra cette fois composer avec l’isolement, les déplacements des ressortissants britanniques et extra-européens ayant été restreints par les autorités en raison du Covid-19. En Hongrie, ils ne pourront pas quitter le circuit ou leur hôtel.

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