Covid-19: la jeune Sonia Dip aurait peut-être encore été en vie si…

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Sonia Dip, 20 ans, n’est pas morte dans la dignité.

Sonia Dip, 20 ans, n’est pas morte dans la dignité.

Sonia Dip, 20 ans, n’est pas morte dans la dignité, comme l’avaient d’abord mentionné ses proches. «Elle aurait eu une chance de survivre.» C’est ce qu’affirme maintenant un des infirmiers de l’hôpital de Souillac qui s’étaient occupés d’elle alors qu’elle était en isolement. Une des dix victimes du Covid19, la jeune fille a rendu l’âme le 1er avril. Ses parents qui avaient récemment dénoncé les mensonges entourant sa mort ont approché la rédaction de l’express et ont fourni une bande sonore où cet infirmier raconte comment elle a été traitée à l’hôpital. Il soutient que les médecins n’étaient pas préparés à gérer ce cas et que l’un d’entre eux aurait même donné plusieurs médicaments à la patiente dans une seule injection. Il ferait état de négligence. Un extrait de cette conversation a été diffusé hier dans l’émission Menteur, Menteur.

L’infirmier a accepté de se confier et il dit avoir des regrets, car il y avait plusieurs lacunes. La jeune habitante de Rose-Belle qui a été transportée à la clinique Wellkin à la suite d’une montée de température a été transférée à Souillac pour être placée en quarantaine, dans la nuit du 25 mars.

Sonia Dip, qui communiquait avec ses proches, leur a raconté que les toilettes de l’hôpital étaient en piteux état. À sa demande, ils ont déposé quelques effets personnels. Mais cette jeune femme a passé sept jours sans pouvoir se changer, car les infirmiers qui récupéraient ses affaires de ses proches ne les lui remettaient pas.

L’infirmier reconnaît que le personnel vivait une psychose et que personne n’osait s’approcher de la patiente. «Kan ti ena kitsoz, nou ti pé explik a traver vit. Mo rekonet ki finn ena bann lacune. Nou ti pé per. En mem tan, nou pann pans pou sanz so linz parski nou priorite ti donn li medicament ki bizin.»

Quelques jours après l’arrivée de la jeune fille à l’hôpital, son état de santé devait empirer. Quand le médecin faisait sa tournée, il a constaté que son taux d’oxygène avait chuté ; il devait alors prendre la décision de l’endormir, relate l’infirmier. Ce dernier affirme que les doses de médicaments étaient mal calculées, car quand les effets du médicament prenaient fin, Sonia Dip se réveillait. «Kouma sa medikaman la fini, li koumans bouzé, ek si li rass so tube ou li rétir so laparey oxygen, li kapav mor. Enn zour monn rentre dan so la sal avek la moitie ekipman pou remet so injection.»

Selon lui, des infirmiers ont, à maintes reprises, expliqué aux médecins que les doses étaient mal calculées et qu’il en manquait. Il avance aussi qu’un des médecins aurait même demandé aux infirmiers de mettre trois médicaments dans une même injection. «Dokter in fer cocktail ti donn li. Linn met trwa medicament dans ene seringue. Normalement l’effet la pa pou marche, a coz sa mem linn leve gramatin.»

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