Viol à Cité Anoska: la mère des enfants aurait frappé un des coupables…

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La maison où le drame a eu lieu, à Cité Anoska.

La maison où le drame a eu lieu, à Cité Anoska.

Depuis dimanche, Cité Anoska est en émoi. Une fillette de 3 ans a été victime d’abus sexuels dans l’après-midi. Comme si cela n’était pas suffisamment atroce, une des sœurs de la petite, âgée de 9 ans, a affirmé également avoir subi des sévices il y a quelques semaines. La mère des fillettes, selon des témoignages, était au courant,  et s’en serait même prise à l’individu incriminé par sa fille, sans toutefois le dénoncer aux autorités.

La fillette de 9 ans ainsi que son autre sœur de 12 ans vivent toutes les deux  chez une tante à Chemin-Grenier. C’est lors de l’une de leurs visites chez leur mère, qui durent parfois quelques jours, à Cité Anoska, que l’agression se serait produite il y a quelques semaines. Cette dernière âgée, de 29 ans, l’a su mais n’aurait pas rapporté le cas à la police. C’est du moins ce qu’affirment les différents témoignages qu’a recueillis la police à Cité Anoska, Forest-Side, hier, mardi 30 juin.

Selon des habitants de la région, elle aurait frappé l’homme en question. Les limiers de la Crime Intelligence Unit, menée par le sergent Gopeechand, ont procédé à l’arrestation du suspect. Il s’agit de Jean Marc Perrine, un planteur de 47 ans habitant Cité Anoska. Ce dernier, proche de la victime, est passé aux aveux et sera traduit devant la justice aujourd’hui.

Des officiers de la Child Development Unit (CDU) ont pris en charge la victime de neuf ans ainsi que sa sœur de 12 ans depuis lundi. Elles ont été admises à l’hôpital Victoria, à Candos, sous observation, selon le protocole du ministère. La mère, sur qui pèsent des allégations de maltraitance, devra être entendue par des enquêteurs. Les deux filles ont confié aux officiers de la CDU qu’elles sont livrées à elles-mêmes et qu’elles se trouvent parfois sans nourriture alors que leur mère a un penchant pour la bouteille.

Celle-ci, disent-elles d’ailleurs, les frapperait lorsqu’elle est ivre. Le cas a été rapporté à la police de Curepipe. L’habitante de Cité Anoska est actuellement sous surveillance policière à l’hôpital Nehru car elle est avec sa fillette de trois ans, qui y est admise depuis son agression. Selon ses dires à la police, elle dormait lorsque son enfant a été abusée dans leur maison.

Des voisins racontent qu’ils ont demandé à la mère d’appeler la police car cette dernière n’avait pas l’air de prendre conscience de ce qui venait de se produire. D’autres habitants de Cité Anoska ont aussi appelé la police. L’enquête est menée par le chef inspecteur Murugesan et la police de Curepipe, en collaboration avec l’inspecteur Rughoonundun et la Criminal Investigation Division de Curepipe, sous la houlette de l’assistant surintendant de police Omrawoo et l’assistant commissaire de police Rassen.

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