Arrêt des jeux de hasard: l’État grand perdant

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A l’exception de Lottotech, la plupart des opérateurs de jeux du hasard ne savent toujours pas quand ils pourront rouvrir.

A l’exception de Lottotech, la plupart des opérateurs de jeux du hasard ne savent toujours pas quand ils pourront rouvrir.

Ils n’ont plus le droit d’opérer depuis la troisième semaine de mars. Du coup, les opérateurs du secteur des jeux de hasard ne savent toujours pas quand ils pourront se remettre en selle. Sauf pour le Loto, qui redémarre ses opérations en vue du tirage du samedi 6 juin.

Au niveau de la Gambling Regulatory Authority, on nous affirme qu’aucune date n’a été arrêtée pour la reprise des activités et que c’est probablement vers le 15 juin qu’on sera fixé. Ces dix semaines de confinement ont engendré un manque à gagner de quelque Rs 600 millions à l’État, surtout en ce qui concerne la betting tax, qui est de 10 % sur les paris sur le football étranger, sur le Loto et aussi sur les courses hippiques.

Pour les courses hippiques, la taxe de 10 % sur les paris a rapporté Rs 564 millions, l’an dernier, pour un peu moins de 40 journées. Si on prend en considération qu’une dizaine de journées de courses auraient dû être courues depuis la fin de mars, on arrive à environ Rs 150 millions de manque à gagner. Pour les paris sur le football, les chutes de revenus pour mars, avril et mai sont estimées à environ Rs 75 millions, car généralement le football européen est au point mort en cette période.

Pour les taxes récoltées sur les gaming houses et les casinos, en 2019, cela se chiffrait à Rs 781 millions. Ce qui fait que pour les trois mois de confinement, les recettes non perçues par l’État sont estimées à quelque Rs 190 millions.

À noter, cependant, qu’avec la législation sur le Covid-19, votée le 15 mai, les bookmakers et opérateurs de jeux de hasard ne payeront pas, pendant une certaine période, la taxe sur leurs «outlets», qui se chiffre à Rs 24 000 chaque semaine. Il y a plus d’une centaine de points de jeux à travers l’île. Encore un manque à gagner d’environ Rs 24 millions, pour dix semaines.

Toutefois, des opérateurs du secteur, à l’instar de Steve Wan, de Steven-hills, et de Guillaume Hardy, d’Automatic Systems Limited, souhaitent qu’ils obtiennent l’autorisation le plus vite possible pour opérer. D’autant, affirment-ils, que contrairement aux courses hippiques, les paris sur le football n’attirent pas des masses dans leurs «outlets». Ils disent subir d’énormes pertes en cette période.

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