Spécial Budget 2020-2021: quelles sont les attentes de la communauté sportive ?

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A l’image de l’haltérophile Roilya Ranaivosoa, d’autres sportifs auront besoin d’un gros budget pour donner un coup d’accélérateur à leur préparation en vue des JO de Toyko.

A l’image de tous les secteurs de l’économie, la crise sanitaire a plongé les acteurs du sport dans le désarroi. Le choc initial passé, il reste maintenant à savoir quelle forme prendra le budget pour relancer le sport à Maurice. Quelle sera l’enveloppe allouée à chaque fédération sportive ? L’élite sera-t-elle favorisée au détriment des autres sportifs ? Quel budget pour aborder les JO 2021 - préparation, stages à l’étranger entre autres ? Quelles sont les attentes de la communauté sportive ? Nous avons, à travers ce dossier que la rédaction sportive a concocté pour vous, sondé les athlètes, entraîneurs, présidents de clubs et dirigeants sportifs afin de connaître leurs états d’âme à deux jours de la présentation du budget.

Répartition des enveloppes: l’élite mieux considérée ?

Report ou annulation des compétitions, des sponsors qui prennent leurs distances, baisse des adhérents... La Covid-19 a jeté un voile d’incertitude sur le sport amateur. Ce dernier espère ne pas être oublié à l’heure du budget 2020-2021 qui sera présenté le 4 juin par le ministre des Finances, Renganaden Padayachy. Il est toutefois redouté que l’exercice ne fasse la part belle au sport d’élite et qu’au final, les autres ne reçoivent que des miettes. 

Face aux conséquences de la pandémie, les clubs et les associations sportives, aux ressources parfois modestes, redoutent les coupes budgétaires et craignent de voir leur nombre de licenciés et de bénévoles se réduire comme peau de chagrin. Une appréhension que ne partage pas forcément notre source au Citadelle Mall. «Le budget s’alignera normalement sur la demande des fédérations.» Plus loin, il explique que l’activité sportive connaît logiquement un ralentissement comme tous les secteurs de l’économie et qu’il sera difficile d’allouer de grosses enveloppes. «Je ne pense pas que les fédérations organiseront des compétitions d’envergure jusqu’à la fin de 2020. Les frontières sont fermées et les couloirs aériens ne devraient pas être activés de sitôt. Donc, pas de compétition à l’international non plus», poursuit notre interlocuteur. 

Avec le report des Jeux olympiques de 2020 à 2021 (23 juillet au 8 août), la préparation des athlètes pour le rendez-vous japonais devra passer à la vitesse supérieure. A l’heure actuelle, seul le boxeur Richarno Colin a déjà obtenu son billet pour Tokyo. L’haltérophile Roilya Ranaivosoa se trouve, quant à elle, à quelques encablures d’une qualification. D’autres athlètes, à l’instar du nageur Bradley Vincent, aspirent également à se rendre dans la mégapole japonaise l’an prochain. L’argent sera une nouvelle fois le nerf de la guerre pour ces sportifs. Ils devront donner un coup d’accélérateur à leur préparation et effectué des stages à l’étranger dès que cela sera possible. Ils seront bien évidemment la priorité du grand argentier jeudi. 

L’élite devrait forcément se tailler la part du lion, certes, mais si l’on se fie à la politique gouvernementale qui encourage le sport pour tous, les fédérations, même ceux dites petites, devraient trouver écho auprès du ministère des Finances. Certaines fédérations peuvent, elles, se passer de l’argent des contribuables. C’est notamment le cas pour le football qui recevra des sommes conséquentes de la part de la Fifa et de la Caf (voir en hors-texte). Et c’est tant mieux sachant que depuis des années, le football n’a pas vraiment fait honneur aux quadricolores contrairement à d’autres disciplines plus méritantes. 

L’un des obstacles majeurs au développement du sport sur notre sol s’en tenait jusque-là aux terrains pour l’entraînement et les compétitions notamment. C’était avant le coronavirus et la crise économique qu’elle amène dans son sillage. Elle renvoie désormais à des questions plus angoissantes. Surtout parmi les clubs plus fragiles. Depuis toujours. «Il sera évidemment difficile d’allouer de grosses sommes à des projets communément appelés ‘Capital Project’ à l’instar du développement infrastructurel pour le sport. La priorité sera, selon moi, la relance du sport et la préparation des athlètes de haut niveau», explique notre source. 

Comme le virus a bon dos, il faudra vraisemblablement repasser pour ce qui est du programme de réinsertion pour les anciens athlètes, par exemple, ou encore l’abolition de la TVA sur les matériels de sport.


La MFA s’en tire bien malgré tout 

Le football local pourrait se voir priver d’allocation financière au cours de l’exercice budgétaire de jeudi. Cela ne signifierait pas la fin du monde pour autant car cette discipline recevra deux grosses enveloppes de la part de la surpuissante Fifa et une autre de la Caf. Dans les deux cas, cet argent servira surtout à relancer les activités footballis-tiques également touchées par la pandémie du coronavirus. Ces fonds opérationnels de la Fifa représentent USD150M qui seron distribués aux 211 fédérations nationales affiliées à fédération internationale. Ainsi, chacune d’entre elles, dont la Mauritius Football Association (MFA), recevra une enveloppe de USD 500 000. Cela équivaut à environ Rs 20M. Il est intéressant de noter qu’ordinairement, le ministère de l’Autonomisation des Jeunes, des Sports et des Loisirs (MAJSL) alloue Rs 20M au football. Cette somme est répartie entre les clubs et les comités régionaux pour leur bon fonctionnement, l’achat d’équipement et le salaire des joueurs entre autres. Dans le cadre de cette mesure, tous les dûs restants des associations membres aux coûts opérationnels du programme Forward 2.0 seront intégralement débloqués pour les années 2019 et 2020. La deuxième tranche des coûts opérationnels pour 2020, qui devait à l’origine être versée en juillet, sera payée immédiatement. Dans des circonstances normales, les associations membres de la FIFA n’auraient reçu le montant total de la contribution qu’après avoir rempli certains critères à l’instar de la somme qui sera allouée au développement du football féminin ou au projet grassroots entre autres. Ainsi, la FIFA débloque dès maintenant ce montant en tant que soutien actif pour aider à protéger le football dans toutes les associations membres. De son côté, la Caf a également volé au secours de ses associations membres. Une somme globale de USD 10,8 millions sera transférée aux 54 fédérations du continent dans le cadre d’un plan de secours destiné à alléger le fardeau financier de la communauté du football africain. Cela équivaut à Rs 8M.


Réactions…

Harold Lai, président de la Fédération mauricienne de natation  

Par rapport au budget, la Fédération mauricienne de natation (FMN) souhaite que les allocations données au MJS et au MSC, pour la pratique du sport d’élite, soient maintenues. Ce qui permettrait aux fédérations, selon elle, de poursuivre leurs activités. En outre, elle préconise que des fonds soient aussi alloués aux initiatives en faveur de la pratique du sport de masse. 

En sus de cela, la FMN souhaite que le ministre des Finances revoie la manière dont le Corporate Social Responsibility (CSR) Fund est alloué aux fédérations. «Auparavant, chaque fédération avait la liberté d’approcher le secteur privé qui payait le CSR pour financer ses activités. Et ce, après soumission d’une requête pour approbation à un CSR Committee. Cela mettait moins de pression sur le MJS qui n’intervenait qu’en fonction du budget alloué. Aujourd’hui, les sociétés paient le ‘CSR Fund’ sans droit de regard sur leurs fonds. C’est le gouvernement qui décide. Ce qui amène les fédérations à dépendre davantage du MJS ; c’est pourquoi, il faudrait redonner la liberté aux entreprises d’aider les fédérations et clubs en passant par le CSR Committee», affirme Harold Lai, président de la FMN. 

Diraj Ramgoolam, Head Coach du Pamplemousses Dolphin Swimming Club

En tant que Head Coach du Pamplemousses Dolphin Swimming Club, Diraj Ramgoolam est très préoccupé par la situation actuelle. Le club étant en difficulté, il compte, comme les autres, sur le soutien financier des autorités pour poursuivre ses activités. «Nous avons beaucoup de frais : la location des couloirs et le paiement de nos entraîneurs. La situation est difficile en ce moment car nous n’osons pas demander aux parents des nageurs de nous payer. Nous avons dû baisser de moitié le salaire de nos coaches. Durant le confinement nous avons dû nous débrouiller avec les réserves du club. Il serait donc souhaitable que, durant le budget, on revoie à la baisse le prix de location des couloirs. Ce serait bien que les autorités puissent revoir aussi le prix des équipements sportifs, notamment pour les nageurs (palmes, élastiques ou lunettes de natation, chaussures de sport). Si leur coût diminuait, cela aiderait énormément les nageurs et le club», soutient Diraj Ramgoolam. 

François Lan Kwet Hian, président du Club de natation de Quatre-Bornes 

Le CNQB s’attend à ce que le gouvernement vienne en aide financièrement aux clubs. «Notre club fonctionne comme une entreprise ; j’attends que l’Etat nous soutienne encore sur le Wage Assistance Scheme. Peut-être pas à 100%. Mais d’une manière à nous aider. Le CNQB en a fait la demande durant le confinement et l’a obtenu. Et nous souhaitons que cela continue», explique François Lan Kwet Hian, président du CNQB. 

En quoi le Wage Assistance Scheme serait-il encore nécessaire ? Sans cela, le club quatrebornais risque de licencier des entraîneurs. «Avec le risque de perte d’emplois pesant sur les ménages, nous craignons qu’il y ait moins de nageurs qu’avant, surtout ceux de l’Ecole de Natation qui est notre plus importante source de revenus. Dans ce cas, nous ne pourrons garder tous les coaches ; de plus, pour payer notre Head Coach d’origine canadienne, nous ne pouvons avoir recours au Wage Assistance Scheme. Son salaire dépassant les Rs 50 000, nous devons puiser dans les réserves du club, ce qui est difficile ; or, sans coach étranger, nous ne pourrons progresser», plaide François Lan Kwet Hian.

Sahir Edoo: «Plus de budget pour le sport pour tous» 

Sahir Edoo, ancien badiste et secrétaire général de la Confédération africaine de badminton.

«Il faut une relance du sport. Comme annoncé par le Premier ministre, les sports individuels peuvent reprendre mais le sport associatif et fédéral doit maintenant prendre le relai au moyen d’un plus gros budget pour le sport pour tous. Bien sûr, il y a l’élite. Toutefois, c’est le bon moment pour poser une base vers la formation car nous avons constaté durant cette période que le sport a une grande importance sur la santé, le système immunitaire et psychologique de chaque individu. Dans d’autres pays, on voit qu’une bonne stratégie sportive favorise le bien-être de la population. Pour que cette stratégie soit rendue possible, il faut l’appui du gouvernement ainsi que la collaboration des fédérations car elles ont l’expertise technique pour mener à bien ce projet et fournir ce premier tremplin vers la formation.» 

Vivian Gungaram: «Difficile d’avoir de grandes attentes» 

Vivian Gungaram, président de l’Association mauricienne d’athlétisme.

«Il ne faut pas se faire d’illusion, la situation financière et économique sera très difficile et aura un fort impact sur le sport et dans notre cas sur l’athlétisme. Dans ce contexte, il est difficile d’avoir de grandes attentes sur ce budget. Nous sommes tout de même satisfaits que les sports individuels puissent reprendre et nous sommes sur la bonne voie pour permettre aux athlètes de haut niveau de recommencer leurs activités. Nous attendons maintenant les directives du ministère. Ce dernier a, d’ailleurs, été en faveur de notre demande pour relancer les entraînements individuels et autres activités à partir du 8 juin.» 

Rajessen Desscann: «Nous nous attendons à une baisse» 

Rajessen Desscann, ancien pongiste et technical manager de l’Association mauricienne de tennis de table.

«Honnêtement, nous connaissons tous la situation économique du pays. Nous ne pouvons pas reprocher quoique ce soit et nous nous attendons à une baisse, pas seulement dans le secteur sportif mais dans tous les secteurs. Notre budget devrait être réduit. Une fois que nous aurons les chiffres, nous reverrons notre calendrier. La fédération dispose d’une ‘wild card’ pour les Jeux olympiques mais tout dépendra du budget alloué pour débuter la préparation.»

Jessika Rosun: «Ne pas couper les budgets des fédérations»

Jessika Rosun, lanceuse de javelot.

«C’est certainement le moment où les fédérations auront besoin de l’argent pour relancer le sport. Si on coupe les budgets des fédérations et qu’il n’y a pas de compétition, pas de stage ni d’autres activités, nous risquons de nous retrouver dans une île Maurice sans sportif. Certes, en tant que sportifs, nous faisons du sport par passion mais si l’on désire des performances, il y a un investissement derrière qui vient du budget de la fédération soutenue directement par le ministère et l’Etat. Donc, j’espère que les choses ne changeront pas.» 

Laurent L’Entêté, membre de l’élite du triathlon mauricien 

En tant qu’athlète de haut niveau, Laurent L’Entêté reste pragmatique. Il ne s’attend pas à ce que le budget prévoie de grandes choses pour le sport. «Je ne pense pas que les sportifs reçoivent quelque chose d’extraordinaire sur le plan financier. Mais ce qui est important, c’est de savoir comment l’argent sera redistribué aux athlètes durant cette période», fait remarquer le triathlète. Pour le moment, celui-ci s’attend à un budget pour assurer l’essentiel. «Certes, de grands projets avaient été mis en place avant la Covid-19. Si ce n’est pas considéré dans le budget, on ne doit pas être déçu. Tout dépendra de la situation économique du pays.» 

Toutefois, Laurent L’Entêté nourrit quand même des attentes : «J’espère que les gens qui comptent sur les allocations pourront en bénéficier au moins à hauteur de 50 %.» déclare-t-il. En outre, le triathlète pense qu’il faut investir dans la sécurité sanitaire dans les infrastructures sportives. «Ce serait bien que le gouvernement prévoie le recrutement d’un personnel qualifié sur les sites sportifs pour faire respecter les normes sanitaires liées à la Covid-19», affirme-t-il.

Philippe Hao Thyn Voon: «Une enveloppe spéciale par rapport à la Covid-19 est nécessaire»

Philippe Hao Thyn Voon, président du Comité olympique mauricien.

Chaque présentation de Budget suscite des attentes. Elles sont d’autant plus grandes cette année en raison de la crise engendrée par la pandémie de Covid-19. Le mouvement sportif espère être soutenu financièrement par les autorités gouvernementales comme le dit Philippe Hao Thyn Voon, président du Comité olympique mauricien (COM). «Je pense que le gouvernement doit venir avec une enveloppe spéciale par rapport à la Covid-19. La situation est difficile pour le sport mauricien et il est nécessaire de prendre en considération les besoins des sportifs», indique, d’emblée, Philippe Hao Thyn Voon. 

«Je suis d’avis qu’après cette période de confinement qui a duré plus de deux mois, les athlètes mauriciens sont un peu rouillés. Il faut une aide financière pour faciliter ce redémarrage. Il faut donner ce boost à nos sportifs pour qu’ils puissent recommencer leur préparation en vue des compétitions à venir», observe le président du mouvement olympique local. Notre interlocuteur a aussi fait un plaidoyer concernant les bourses de la High Level Sports Unit (HLSU). «Je note qu’il y a certains athlètes qui ont vu leurs bourses être diminuées ou supprimées. A mon avis, ce n’est pas le moment de les priver de ces bourses. Cela cause des frustrations», dira-t-il.

Philippe Hao Thyn Voon regrette aussi que dans certains cas, il n’y ait pas de coordination entre les sportifs de haut niveau et leurs dirigeants. Le président du COM insiste sur la nécessité d’une aide accrue de l’Etat envers la communauté sportive en raison de la tenue d’importants événements dans les prochains mois et dans les prochaines années. «Je sais que l’économie de notre pays rencontre des difficultés mais ce soutien au sport est essentiel. Les autorités gou-vernementales ont apprécié le succès de nos athlètes lors des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) l’année dernière. Donc, il ne faut pas qu’elles pénalisent le sport. La pratique de sport apporte énormément dans la vie d’un individu», fait-il ressortir. «Nous avons les Jeux olympiques qui sont prévus en juillet prochain à Tokyo au Japon, et nous aurons aussi les Jeux de la Francophonie, les Jeux du Commonwealth, les Jeux de la Commission Jeunesse et Sports de l’océan Indien (CJSOI) et les Jeux d’Afrique. Toutes ces compétitions doivent être préparées bien en amont», note PHTV. 

Pour rappel, le COM aide, grâce à des bourses mensuelles, onze athlètes qui sont à la recherche d’une qualification pour les Jeux olympiques de 2021. Une somme de 500 US dollars leur est versée tous les mois et ce jusqu’à juin de l’année prochaine. «Un soutien financier supplémentaire sera accordé aux sportifs qui se qualifieront pour les JO», précise PHTV. 

Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a décidé de consacrer 100 000 euros à un plan pour soutenir les clubs sportifs dans l’Hexagone. Malheureusement, une telle démarche n’est pas possible pour le COM, nous dit son président. «Le COM n’a pas le droit de financer les fédérations et les clubs. Nous pouvons seulement accorder des stages aux athlètes et des formations aux dirigeants avec le soutien du Comité international olympique (CIO)», sou-ligne PHTV. 

Celui-ci espère que l’appel du monde sportif sera entendu du gouvernement mauricien. Le CIO a, d’ailleurs, invité les gouvernements du monde entier à intégrer le sport dans leurs programmes de soutien post-crise compte tenu du rôle important que celui-ci joue dans la prévention non seulement des maladies non transmissibles, mais aussi des maladies transmissibles. 

«Au cours des derniers mois de la crise actuelle, nous avons tous vu à quel point le sport et l’activité physique étaient importants pour la santé physique et mentale. Le sport peut sauver des vies», a récemment déclaré Thomas Bach, président du CIO. La balle est désormais dans le camp des autorités gouvernementales mauriciennes et surtout du ministre des Finances, Renganaden Padayachy.

Yan de Maroussem: «Que chacun puisse reprendre librement ses activités» 

Yan de Maroussem, trailer et directeur de Yanature.


«Je n’ai pas d’attente particulière si ce n’est que chacun et chacune puissent librement reprendre ses activités sportives, personnelles et collectives.» 

Mahen Jhurry: «Des facilités en termes de salles d’entraînement» 

Mahen Jhurry, spécialiste de boxe française savate et de self-défence.

«Les attentes sont multiples concernant les sports de combat en général. Notamment du point de vue des facilités en termes de salles d’entraînement. Avant, les gymnases des collèges d’Etat étaient mis à la disposition des entraîneurs, maintenant, c’est le badminton qui prime. Ces gymnases sont alloués aux badistes. Dans un autre ordre d’idées, les diplômes des entraîneurs ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Il serait bien que les conditions soient revues afin que les personnes compétentes se retrouvent aux postes de président, entraîneurs, etc. Je pense que les entraîneurs qualifiés devraient être rémunérés dans les sports de combat. Il serait bien que le self-défence fasse partie intégrante du programme éducatif au primaire, au secondaire et à l’université. Ce serait bien que le ministère des Sports suive de près ce qui se passe dans les fédérations et mette un frein aux maldonnes, là où c’est le cas, et que les personnes qui ont fait leurs preuves au niveau international aient la reconnaissance qu’elles méritent. Il serait temps aussi que la formation des techniciens reprenne et qu’elle soit à nouveau sanctionnée par des diplômes.» 

Bruno Mikale: «Le sport est en train de mourir à Maurice faute d’initiatives» 

Bruno Mikale, ancien athlète.

«Je trouve dommage que les fédérations profitent davantage du budget qui leur est alloué que les sportifs eux-mêmes. Le sport est en train de mourir à Maurice faute d’initiatives. Auparavant, il y avait beaucoup d’activités dans les villes, les villages, dans les quartiers, dans les cités, comme les Jeux des Villes, le street basket. La plus grande compétition de nos jours pour la jeunesse mauricienne, c’est, malheureusement, jouer à qui aura le meilleur ‘nissa’, grâce à la meilleure drogue synthétique. Voilà où nous en sommes aujourd’hui.» 

Claudine Baptiste, traileuse : «Les équipements sportifs coûtent hyper cher» 
«J’espère que le ministre des Finances prendra en considération le fait que les équipements sportifs coûtent hyper cher et adoptera des mesures pour que les prix soient revus à la baisse. Une baisse des prix des équipements sportifs sera la bienvenue. Je le souhaite vivement !» 

Doris Chellen : «Il est urgent que le MJS vienne avec un plan de relance» 

Doris Chellen, ancienne marathonienn.

«Je pense qu’il est important de tout revoir. Cela fait deux mois que le sport est à l’arrêt. C’est énorme ! Surtout pour un sportif de haut niveau. Il y a un risque que le travail entrepris depuis un voire deux ans se réduise à néant. Il est urgent que le ministère de la Jeunesse et des Sports vienne avec un plan de relance pour encadrer les sportifs mais aussi les officiels. Ce sont des bénévoles. Dans les deux cas, il y a aussi le risque d’un désintéressement d’autant plus que le sport pourrait reprendre mais à huis clos dans certaines disciplines.»

Préparation et qualification Olympique (Boxe): Un budget de plusieurs millions de roupies nécessaire pour une médaille

Pour une médaille olympique, Indiren Ramsamy ne le cache pas : «Plusieurs millions seraient nécessaires.» Son boxeur, Richarno Colin, est actuellement l’unique Mauricien qualifié pour les Jeux de Tokyo qui se tiendront du 23 juillet au 8 août 2021. Le dirigeant ne veut pas communiquer de chiffres. «Sans la remise à jour du calendrier international, on ne peut pas encore faire des prévisions», explique-t-il. 

Mais le modèle privilégié est celui adopté par le staff technique pour la préparation des précédents Jeux disputés en 2016 à Rio. L’AMB avait travaillé sur deux plans de travail distincts. Le premier concernait les qualifiés pour les JO 2016, Merven Clair (75 kg) et Kennedy St-Pierre (-91 kg). Les deux boxeurs s’étaient rendus en Amérique du Sud du 13 mai au 8 août 2016. Ils avaient jonglé entre stages et compétitions dont le Giraldo Cordova Cardin Memorial Tournament et la Teofilo Stevenson Cup à Cuba et le Batalla de Carabobo Tournament au Vénézuela. 

Richarno Colin s’attend à une préparation parfaite et un entraînement d’élite afin
d’optimiser ses chances de décrocher une médaille aux prochains JO.

Richarno Colin et Donovan Gérie (52 kg), qui étaient en quête d’une qualification olympique, devaient alors se rendre à Baku en Azerbaïdjan du 7 au 19 juin 2016 pour l’AOB Final World Olympic Games Qualifier. Cependant, les deux n’avaient pu faire le déplacement. 

En planifiant sa campagne olympique en 2016, l’AMB avait budgété une somme avoisinant les deux millions de roupies. La fédération avait bénéficié du soutien du Trust Fund for Excellence in Sports (TFES), du Club Maurice, du ministère de la Jeunesse et des Sports et du Comité olympique mauricien. Kennedy St-Pierre avait aussi bénéficié du parrainage d’ABC Automobile. 

Afin d’optimiser ses chances de décrocher une médaille, Richarno Colin s’attend, également, à une préparation parfaite. De ce fait, il serait primordial pour lui de bénéficier d’un entraînement d’élite et avoir les moyens de participer à plusieurs compétitions après le break forcé en raison de la Covid-19. Dans un premier temps, le boxeur devra retrouver ses automatismes en salle d’entraînement. L’ouverture des frontières marquera, par la suite, une nouvelle phase dans sa préparation. «Il me faudra un maximum de combats avant d’entamer le tournoi olympique», dit Richarno Colin. Un souhait qu’Indiren Ramsamy et son comité exécutif sont déterminés à réaliser. «La fédération oeuvrera pour que Richarno Colin fasse un maximum de stages et de compétitions internationales au cours des prochains mois afin qu’il puisse atteindre son objectif», indique Indiren Ramsamy. 

A Tokyo, le Mauricien en sera à sa troisième par-ticipation aux JO après ceux de Pékin en 2008 et de Londres en 2012. Lors des deux précédents Jeux, il a été sorti au second tour. «Avec l’expérience et une bonne préparation, je suis certain de pouvoir passer ce cap», affirme le boxeur. Richarno Colin abordera les Jeux de Tokyo à 34 ans. Pour lui, ce sera le moment ou jamais d’émuler Bruno Julie qui avait accéderé au podium olympique en 2008. 

Pour ce retour en Asie, Bruno Julie souhaite, éga-lement, que son ancien équipier puisse écumer un circuit de plusieurs tournois pour se mettre en appétit. Il se rappelle que sa préparation avait été capitale dans sa réussite en 2008. «Avant d’arriver à Pékin, j’avais fait des compétitions et des camps d’entraînement dans plusieurs pays. Cette préparation m’avait aidé à me mettre en confiance», dit-il. Le médaillé de bronze des JO de Pékin insiste : «Les changements d’adversaires et l’enchaînement des test-matches sont importants. C’est ainsi que le boxeur se met en condition. Il s’habitue à s’opposer à des adversaires différents et à varier ses tactiques selon celui qui est en face», dit-il. Mais valeur du jour, aucune planification ne peut être faite. Le calendrier sportif mondial ayant été perturbé par la crise sanitaire liée à la Covid-19, il faudra attendre une mise à jour. «Ce n’est qu’à ce moment que la direction technique nationale dirigée par le Cubain Roberto Ibanez Chavez pourra établir un programme», prévient le dirigeant. 

La boxe mauricienne a été représentée à sept éditions des JO. Le premier boxeur à participer à la fête olympique était Teekaram Rajcoomar en 1988. Aux JO d’Atlanta en 1996, on comptait Richard Sunnee, Steve Naraina et Josian Lebon. En 2000, trois Mauriciens s’étaient à nouveau qualifiés : Michael Macaque, Riaz Durgahed et Giovanni Frontin. Michaël Médor était à Athènes en 2004. Bruno Julie et Richarno Colin étaient à Pékin en 2008. A Londres en 2012, Richarno Colin et Oliver Lavigilante étaient les deux boxeurs en lice.

Financement de la préparation olympique: Sponsors, Etat et Comité olympique mis à contribution 

Afin de préparer les Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet au 8 août 2021) en toute quiétude, Richarno Colin espère pouvoir compter sur plusieurs partenaires. «Il n’est jamais facile pour un sportif de trouver les financements. J’ai la chance de pouvoir compter sur l’Association mauricienne de boxe, de l’Etat et aussi d’un sponsor du privé, PhoenixBev. Je les remercie tous», dit Richarno Colin. Lors des 13 prochains mois, le boxeur aura plus que jamais besoin d’eux pour financer sa préparation pour les JO. Il attend, également, l’entrée en jeu du Comité olympique mauricien (COM) et d’éventuels sponsors pour l’aider dans sa quête d’une médaille olympique. «Si ce casse-tête est résolu, psychologiquement ce serait plus facile de me concentrer sur mon objectif», remarque-t-il. Valeur du jour, le pugiliste perçoit une allocation mensuelle de Rs 19 500 à travers le ministère de l’Autonomisation de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs en tant que boursier de la High Level Sports Unit. Le même ministère a annoncé qu’il donnera une enveloppe additionnelle d’environ Rs 15 000 au boxeur jusqu’aux Jeux après sa qualification pour les JO le 26 février dernier. Depuis 2009, Richarno Colin est parrainé par PhoenixBev qui le soutient à hauteur de Rs 20 000 par mois. Père de famille, le boxeur est, également, un salarié du Mauritius Sports Coucil. Il travaille pour l’organisme en tant que handyworker. Son ticket pour Tokyo en poche, le Comité olympique mauricien (COM) s’engage à soutenir le sportif durant les mois à venir. «Nous ferons ce qu’il faut pour faciliter toute demande d’assistance auprès du CIO dans le cadre de sa préparation. Il aura tout le soutien voulu», assure le président de l’instance, Philippe Hao Thyn Voon. Il précise que le nom de Richarno Colin a déjà été envoyé à l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA) pour une bourse pour sa préparation pour Tokyo. «Cette bourse est accordée aux athlètes qui ne font pas des programmes de la Solidarité olympique», explique-t-il. Cette subvention aide à financer des camps d’entraînement ou la participation des athlètes à certaines compétitions nécessaires à leur programme d’entraînement. A Tokyo, Richarno Colin en sera à sa troisième participation aux Jeux olympiques après ceux de 2008 et 2016. Le boxeur d’Henrietta est sur le circuit international depuis 2005. Lors de la saison 2019, il a notamment fait parler de lui grâce à une troisième médaille d’or consécutive aux JIOI. Il a aussi remporté une médaille d’argent aux Jeux d’Afrique au Maroc.

Qualification olympique: la quête se poursuit pour Merven Clair 

La fédération aura, également, besoin d’une enveloppe pour Merven Clair. Le médaillé d’or des Jeux d’Afrique 2019 est en quête d’un ticket pour les Jeux olympiques de Tokyo en 2021. Il devra se préparer pour disputer la dernière étape de qualification, un tournoi mondial annoncé pour mai ou juin 2021. Le rendez-vous donnera une seconde chance aux boxeurs de toutes les confédérations d’accéder au tournoi olympique. De ce fait, la compétition ne sera ouverte qu’aux boxeurs qui ne se sont pas encore qualifiés pour les Jeux. Dans la catégorie de Merven Clair, soit les 69 kg, seuls les cinq premiers classés seront qualifiés. Un défi de taille pour le Mauricien en quête d’une deuxième participation olympique après les Jeux de Rio. Merven fait, lui, partie des 11 Mauriciens qui bénéficient d’une bourse de la Solidarité olympique. «Cette bourse de 500 dollars par mois lui est versée tous les trois mois selon le taux de change en vigueur», relève le président du Comité olympique mauricien, Philippe Hao Thyn Voon. Avec le report des JO, le soutien aux athlètes a été prolongé à 2021. Outre l’aide de la Solidarité olympique, Merven Clair est, également, listé parmi les bénéficiaires de la High Level Sports Unit dans la catégorie intercontinentale. Le médaillé d’or des Jeux d’Afrique 2019 perçoit une allocation de Rs 23 000 par mois.

Réactions…

Tracy Durhone: «Davantage de soutien, surtout en cette période difficile» 

Tracy Durhone, judokate.

La jeune judokate Tracy Durhone souhaite que l’Etat soit un solide partenaire dans l’épanouissement et la quête vers l’excellence des athlètes. «Il y a déjà des facilités qui sont à la disposition des athlètes mais avec la situation difficile engendrée par la Covid-19, on a besoin davantage de soutien. Personnellement, je pense qu’une hausse de notre allocation serait une bonne chose, compte tenu du prix des vitamines et autres compléments qui nous sont nécessaires. Ce serait bien que chaque fédération puisse bénéficier d’un budget raisonnable pour pouvoir implémenter ses différents projets, surtout ceux relatifs au perfectionnement des athlètes. J’espère aussi que nous pourrons bientôt reprendre les entraînements avec l’intégralité du staff technique.» 

Pascal Prayag: «Un gymnase pour le Sud» 

Pascal Prayag (entraîneur des Mahébourg Flippers).

«Ce n’est pas que je sois pessimiste. Mais, personnellement, je ne nourris pas de grosses attentes sur le budget en ce qui concerne le sport, le contexte économique étant ce qu’il est. Cependant, mon voeu est qu’il y ait un partage plus ou moins équitable entre les différentes disciplines. Il y a aussi quelque chose à laquelle j’aimerais voir le gouvernement accorder une attention : des développements infrastructurels sur les régions côtières. La construction de gymnases dans différentes parties de l’île avait été annoncée précédemment et personnellement, j’avais fait un appel au ministre des Sports pour que les régions côtières ne soient pas oubliées. J’avais demandé à ce qu’il y ait au moins un gymnase dans le sud de l’île. Nous sommes en 2020 et le sud, qui regorge de talents dans différentes disciplines, n’a toujours pas de gymnase. Vous vous imaginez le boost que cela donnera aux jeunes de pouvoir disposer d’une infrastructure avec toutes les facilités nécessaires pour les encadrer. J’espère que l’on remédiera à ce manquement.» 

Céline Lagesse: «Que l’on soit soutenu» 

Céline Lagesse, joueuse de rugby et responsable de l’Académie des -16 ans.

«Déjà, le fait que le sport ne soit pas professionnel chez nous rend compliqué l’implémentation de certains projets, en raison de la difficulté de trouver des fonds. Maintenant, avec l’économie à l’arrêt pendant environ deux mois, cela va être encore plus compliqué. D’où l’importance que le sport, les sportifs soient soutenus. Faute de quoi, on risque de se retrouver dans l’impossibilité de mener nos différentes activités. Et ce serait dommage.» 

Benoît Souchon (président du Curepipe Starlight Handball Club): «L’aide du gouvernement est impérative» 
Il est catégorique : «Toute réduction ou annulation dans le budget alloué au sport et aux différentes fédérations serait une grave erreur.» Benoît Souchon s’explique : «Certes, je concède qu’il y a une économie à relancer, avec toutes les difficultés que cela comporte eu égard à la situation inédite à laquelle pas seulement nous à Maurice, mais le monde entier fait face. Mais en même temps, il faut que l’on soit conscient que pour faire tourner une économie, on a besoin des êtres humains et il faut qu’ils soient en bonne santé. Sans une ‘work force’ avec des attributs mentaux et physiques, notre économie n’irait pas bien loin. C’est là la contribution du sport. Et, le nier ou le négliger nous mènerait à notre perte. Le sport contribue à la construction de notre jeunesse en leur apprenant des valeurs. Donc, le monde sportif a besoin d’une attention particulière de la part du gouvernement. Une révision de la formule d’attribution du CSR serait bienvenue avec la possibilité à la compagnie de traiter, elle-même, les demandes.»




Billet par Stany Maurice.

Quelles sont les attentes de la communauté sportive ?

A l’image de tous les secteurs de l’économie, la crise sanitaire a plongé les acteurs du sport dans le désarroi. Le choc initial passé, il reste maintenant à savoir quelle forme prendra le budget pour relancer le sport à Maurice. Quelle sera l’enveloppe allouée à chaque fédération sportive ? L’élite sera-t-elle favorisée au détriment des autres sportifs ? Quel budget pour aborder les JO 2021 - préparation, stages à l’étranger entre autres ? Quelles sont les attentes de la communauté sportive ? Nous avons, à travers ce dossier que la rédaction sportive a concocté pour vous, sondé les athlètes, entraîneurs, présidents de clubs et dirigeants sportifs afin de connaître leurs états d’âme à deux jours de la présentation du budget. 

Les avis sont toutefois partagés. Certains de nos intervenants prônent davantage de soutien de la part de l’Etat et pensent même qu’il faut augmenter l’enveloppe budgétaire afin de pouvoir se réorganiser dans l’implémentation des différents projets à venir. «Toute réduction ou annulation dans le budget alloué au sport et aux différentes fédérations serait une grave erreur», avance un de nos interlocuteurs. D’autres ne nourrissent pas de grosses attentes et ambitions vu le contexte économique difficile que le pays est en train de connaître. «Il ne faut pas se faire d’illusion, la situation financière et économique va être très difficile et aura un fort impact sur le sport», explique un dirigeant. 

Ce qui est sûr, c’est que le gouvernement optera certainement pour une reprise en douceur du sport en général. Cela impliquera forcément une réduction dans l’enveloppe budgétaire. Nous entamons le sixième mois de l’année et pas mal de championnats et de tournois ont été mis à l’arrêt. Ce sont surtout les athlètes de l’élite qui sont les plus pénalisés. Stages et compétitions internationales repoussés ou renvoyés, les frontières fermées, les couloirs aériens en mode pause, il est évident que le gouvernement tranchera en faveur d’une réduction de l’enveloppe allouée aux différentes fédérations sportives dont les poulains sont hors du territoire mauricien.

Que prônera donc le gouvernement ? Et, surtout, son ministre des Finances dans son discours du budget ce jeudi ? L’aide du gouvernement est toutefois recherchée à plus d’un titre. «Mais, il faut donner ce boost à nos sportifs pour qu’ils puissent recommencer leur préparation en vue des compétitions à venir», observe le président du mouvement olympique local. 

Un de nos intervenants estime, lui, qu’il faudrait revoir la manière dont le Corporate Social Responsibility (CSR) Fund est alloué aux fédérations. «Auparavant, chaque fédération avait la liberté d’approcher le secteur privé qui payait le CSR pour financer ses activités. Aujourd’hui, les sociétés paient le ‘CSR Fund’ sans droit de regard sur leurs fonds. C’est le gouvernement qui décide.»

Que prônera donc le gouvernement ? Et, surtout, son ministre des Finances dans son discours du budget ce jeudi ? L’aide du gouvernement est toutefois recherchée à plus d’un titre. «Mais, il faut donner ce boost à nos sportifs pour qu’ils puissent recommencer leur préparation en vue des compétitions à venir», observe le président du mouvement olympique local. Un de nos intervenants estime, lui, qu’il faudrait revoir la manière dont le Corporate Social Responsibility (CSR) Fund est alloué aux fédérations. «Auparavant, chaque fédération avait la liberté d’approcher le secteur privé qui payait le CSR pour financer ses activités. Aujourd’hui, les sociétés paient le ‘CSR Fund’ sans droit de regard sur leurs fonds. C’est le gouvernement qui décide.»

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