Des marchands de légumes verbalisés: non-port du masque, la police ne prend pas des gants

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Ils prônent toutes les mesures de précaution, soit le port du gant et du masque.

Ils ont pour habitude de prendre toutes les mesures de précaution, soit le port du gant et du masque.  

Moment d’inattention. Du coup, avant même que les premiers clients ne pointent le bout du nez dans leur commerce, à Surinam, où ils vendent des légumes, mari et femme ont été verbalisés pour non-port du masque, le jeudi 21mai, par des policiers en patrouille. Le couple s’affairait et n’a rien vu venir...

«Comme chaque matin, nous installons nos étals et les légumes sous la véranda du bâtiment. Mon mari débarque les marchandises de son véhicule. Nous n’étions que deux quand les policiers se sont arrêtés à notre hauteur pour nous avertir que l’on n’avait pas le droit d’opérer sous ladite véranda. Nous leur avons montré notre permis et leur avons expliqué que nous n’étions pas les seuls à travailler. Ti éna ankor enn ta marsan ti pé travay parey.»

C’est à ce moment-là qu’un policier a attiré l’attention sur le fait que le jeune couple ne portait pas de masque. «Zot finn démann mwa kot mo mask. Mo finn ésey fer zot konpran ki mo pa ti ankor mem koumans travay. Mé zot pann finn oulé tann nanié.»

La jeune maman, qui a un bébé de neuf mois, indique, par ailleurs, qu’il lui est difficile de porter le masque en permanence au travail. L’enfant pleure constamment en voyant ces équipements de protection sur le visage de ses parents. «Il ne nous reconnaît pas. Mo bizin ousi get lasanté mo zanfan. Li nek ploré kan li trouv nou ek mask, il ankor baba, kouma nou pou kapav fer li konpran sa?»

L’épouse explique cependant, qu’en compagnie de son mari, ils prônent toutes les mesures de précaution, soit le port du gant et du masque. «Dès qu’un client se présente, nous nous assurons que nous nous protégeons, de même que la personne qui est en face.» Pour ce qui est du montant de l’amende, la principale concernée soutient que c’est illogique et insensé. «Nou riské al pey ziska Rs 50 000 sakenn alor ki nou bann sinp marsan légim, komié nou pou bizin travay pou sa?»

À ce jour, quelque 200 personnes ont été verbalisées pour n'avoir pas porté de masque en public, selon des sources policières. Pour rappel, une amende n’excédant pas Rs 50 000 et une peine de prison allant jusqu’à deux ans, c’est ce que risque toute personne qui ne porte pas de masque hors de son lieu de résidence. La loi amendée dans la Public Health Act, rendue publique le 17 mai, en fait état, et est en vigueur depuis ce jour

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