Dhiraj Dosieah (RLSS Mauritius) : « Les sauveteurs ont besoin de s’entraîner dans l’eau »

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Photo de famille d’officiels de la RLSS qui se sont assurés de la sécurité des nageurs du public à l’occasion d’une des éditions de la célèbre traversée Péreybère-Grand Baie qui existe depuis 45 ans.

Plages et piscines ne sont toujours pas accessibles au public ni aux sauveteurs de la Royal Life Saving Society (RLSS) Mauritius. Ces derniers attendent de savoir si les autorités le leur permettront prochainement. En cas de maintien du statu quo, la RLSS demandera au Commissaire de police d’autoriser ses sauveteurs à reprendre l’entraînement à la mer.

La RLSS Mauritius a été une des premières organisations sportives du pays à annuler une compétition avant même que le confinement ne soit décrété par l’Etat, soit le 20 mars. Pour rappel, elle avait décidé de ne pas aller de l’avant avec la 45e édition du ‘Nando's Royal Life Saving  Society Open Water Swim’ qui devait se tenir en avril de cette année entre la plage de Péreybère et celle de Grand Baie. C’est dire l’importance qu’elle accorde à la sécurité du public.

Dhiraj Dosieah, président de la RLSS, prône que l’entraînement des sauveteurs est primordial pour assurer la sécurité des personnes en difficulté dans l’eau
Dhiraj Dosieah, président de la RLSS, prône que l’entraînement des sauveteurs
est primordial pour assurer la sécurité des personnes en difficulté dans l’eau
 

Néanmoins, Dhiraj Dosieah estime qu’il est nécessaire que les sauveteurs reprennent les entraînements après le confinement. « Depuis plus de 2 mois, les sauveteurs s’entraînent à sec chez eux. Leurs exercices consistent à renforcer leur potentiel musculaire et à répéter, à domicile, les prises de dégagement » dit le président de la RLSS. Ces dernières sont des gestes techniques que les sauveteurs apprennent ordinairement pour venir en aide aux personnes qui sont au bord de la noyade. « Très souvent, quand une personne est en train de se noyer, elle est prise de panique ; c’est là qu’elle tente de s'accrocher au sauveteur sans se rendre compte qu’elle les met et elle et le sauveteur en danger. C’est une des raisons principales pour lesquelles les sauveteurs de la RLSS doivent pouvoir reprendre les entraînements dans l’eau pour se refamiliariser avec ces gestes techniques ; s’ils ne sont pas à jour, ils risquent de ne pas être efficaces les jours où le public retrouvera les plages et la mer » fait ressortir Dhiraj Dhosieah.

L’équipe composée de certains membres de la RLSS Mauritius, avec Dhiraj Dosieah au centre, qui ont participé, en novembre 2019, à ‘The RLSS Commonwealth Festival of Lifesaving’ en Angleterre.

La RLSS Mauritius attend les directives des autorités pour savoir si le public pourra regagner les piscines et la mer. Si tel n’est pas le cas, elle demandera au Commissaire de Police de permettre à ses sauveteurs de reprendre les entraînements … à la mer. Et ce, à raison de deux sessions par semaine d’une durée d’une heure et demie au lieu de deux heures, deux heures et demie. « Les sauveteurs manquent d’entraînements pratiques dans l’eau. Si l’accessibilité aux piscines et la mer n’est toujours pas permise post confinement, je fournirai une liste d’une trentaine de sauveteurs au Commissaire de police pour qu’ils obtiennent l’autorisation de s’entraîner à Mont Choisy, tout en respectant les directives des autorités » affirme Dhiraj Dhosieah. Celui-ci avance qu’il est plus facile de s’entraîner sur cette plage longue de 1.5 KM.

« Nous aurions aussi la possibilité de nager jusqu’à 300 M depuis le rivage, ce qui nous permettrait d’avoir autant de place que nous désirerions pour respecter les gestes barrières requis » confie le président de la RLSS.

La proposition de la RLSS Mauritius est légitime car il est bon de savoir que l’Etat fait appel à elle, pour intervenir sur les plages très fréquentées, lors des grandes occasions comme la Pâque, la fête de l’Assomption ou le Ganga Asnan. « Nous avons déjà effectué des sauvetages dans le passé à Baie du Tombeau ainsi qu’à Mont Choisy ; mais bien souvent, nous intervenons aussi lorsque nous voyons des enfants en bas-âge seuls sur la plage, près de l’eau. Nous leur demandons de nous dire où se trouvent leurs parents. Dès que nous les retrouvons, nous les sensibilisons alors aux risques de noyade de leurs progénitures » laisse savoir Dhiraj Dosieah pour qui, être sauveteur en mer est une vraie vocation.

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