À la rencontre de Sandya et sa camionnette de légumes

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Sandya Crustna a pu continuer son travail pendant le confinement en attendant de meilleurs jours.

Sandya Crustna a pu continuer son travail pendant le confinement en attendant de meilleurs jours.

«Légim, légim, légim.» Cette voix féminine, vous l’avez probablement entendue si vous habitez la région de Curepipe. Elle appartient à Suchita Crustna ; Sandya, pour les intimes. Confinement oblige, cette commerçante du marché de Quatre-Bornes vend des légumes à bord de sa camionnette depuis le mois d’avril. 

«Lors de l’annonce du confinement, je croyais que la situation allait vite être réglée. Mais lorsqu’on a annoncé l’extension, je me suis dit que je ne pourrai rester les bras croisés. Je dois notamment payer les cours de ma fille et aussi payer le bail pour le terrain sur lequel je cultive des légumes. Sans compter que les prix des produits utilisés pour la plantation ont pris l’ascenseur... J’avais déjà quelques légumes dans mon potager. Mo’nn pran samem mo’nn sorti», confie Sandya Crustna, 41 ans. 

Lorsqu’elle a commencé à avoir des commandes pour d’autres légumes, cette habitante de Glen-Park, à Vacoas, s’en est procurée auprès d’autres planteurs. À la demande de ses clients, elle y a aussi ajouté des fruits. «Comme j’ai un clientèle régulière, je ne peux pas leur donner les mêmes choses à manger chaque semaine. J’apporte toujours des nouveautés.» 

Ainsi, le dimanche et le lundi, celle qui n’a pas toujours été cultivatrice et encore moins maraîchère, se consacre à son potager d‘une superficie de deux arpents. Elle s’est lancée dans ce domaine à la mort de son époux il y a six ans. Désormais, de mardi à samedi, à bord de sa camionnette, Sandya effectue la vente des légumes à domicile dans de différentes régions de la ville lumière. À savoir cité Atlee, cité Malherbes, morcellement Antelme, La Brasserie, entre autres. «J’y vais là où je me suis déjà fait un clientèle qui m’attend car mes prix sont raisonnables. Pourtan mwa mem mo enn marsan mé mo’nn trouvé kouma pé fer dominer.» 

D’ajouter que ses clients lui ont demandé de continuer à venir vendre des légumes même après le confinement. Mais Sandya Crustna explique qu’elle devra reprendre son travail au marché aussitôt qu’elle le pourra. En attendant, elle continue à circuler dans les rues de Curepipe. «Je considère que c’est un peu un défi. Des femmes, on n’en voit pas beaucoup qui font ce boulot. Partou misié mem, minimum zot a dé. Alors que moi, je suis seule. Cela me donne du courage», avoue cette mère de deux enfants. D’ailleurs, c’est elle qui charge les légumes dans son véhicule, mais se fait aider parfois par sa fille.

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