Ils n’ont pas porté le masque: «Rs 50 000 pa isi sa!»

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187 personnes prises en contravention par la police jusqu’au lundi 25 mai pour «failing to wear a protective mask».

  187 personnes prises en contravention par la police jusqu’au lundi 25 mai pour «failing to wear a protective mask».  

Depuis le 17 mai, le port du masque en public est devenu obligatoire, en vertu de la Covid-19 Act. Mais pour certains, cela n’est toujours pas devenu une habitude. À l’instar des 187 personnes prises en contravention par la police jusqu’au lundi 25 mai pour «failing to wear a protective mask». Parmi les contrevenants, on retrouve même un receveur de 21 ans habitant Mont-Ida.

Pour certains, c’est l’oubli qui leur a coûté cher, comme en témoignent un vigile et un employé de banque. L’agent de sécurité raconte qu’il était en retard pour le travail, le 22 mai. «Mo’nn gagn tar, mo pann réalizé… Kouma mo’nn ariv lor grand rout, lapolis inn pran mwa an kontravansion. Mo’nn dir zot mo rétourné mo al pran mo mask, zot pann dakor», confie le quadragénaire habitant Lallmatie.

De son côté, l’employé de banque, âgé d’une trentaine d’années, avance avoir été pris en contravention il y a quelques jours. «Je suis sorti sans me rendre compte que je ne portais pas de masque. Et on dirait que les policiers me surveillaient car à peine arrivé sur la route principale, ils m’ont pris en contravention.» Cet habitant du Sud-Est explique qu’il s’est confiné selon les règles et n’est pas du genre à transgresser la loi. Il soutient que c’est la première fois qu’il se fait verbalizer et reçoit une amende pour un délit. «Rs 50 000 pa isi sa. Même si j’ai les moyens, j’aurais préféré dépenser cet argent d’autres façons.»

Le trentenaire explique toutefois que même s’il s’agit d’une bonne décision du gouvernement, les dirigeants devront quand même revoir l’amende car tout le monde ne pourra pas se permettre de payer la somme de Rs 50 000. Certains vont écoper jusqu’à deux ans prison, déplore-t-il.

«Et que se passera-t-il avec un enfant de cinq ans ? Certaines personnes sont mal à l’aise avec les masques et si maintenant un enfant veut l’enlever pour quelques minutes, devra-t-il lui aussi payer la somme de Rs 50 000 ?» se demande notre interlocuteur. Et d’ajouter que plusieurs commerçants malhonnêtes se permettent de vendre des masques à des prix exorbitants et qui ne sont pas toujours à la portée de tout le monde.

En outre, une commerçante de Surinam âgée de 26 ans, verbalisée pour le non-port du masque, estime qu’elle ne mérite pas cette contravention. La jeune femme, qui vend des légumes, raconte qu’elle n’était qu’à quelques pas de chez lorsqu’elle ouvrait son commerce, le jeudi 21 mai. «Mon business se trouve à côté de la maison. Je suis sortie pour lever les volets lorsque les policiers sont venus me prendre en contravention. Je ne travaillais pas à cet instant et il n’y avait pas de client. Lorsque les clients arrivent, je porte mon masque. Les officiers m’ont pris en contravention, ainsi que mon époux.»

La jeune femme nous confie que parfois, lorsqu’elle est seule dans son commerce, elle est dans l’obligation d’enlever son masque. «Mo éna enn ti baba ki mo amenn ek mwa kan péna personn pou vey li. Li per, li fer mové kan mo met mask. Mo les li lwin dan so park, mé kan li trouv mwa ar sa mask-la, li fer mové…»

Obligatoire sauf ...
 Selon la Public Health Act, rendue publique le 17 mai, le port du masque est impératif pour toutes les personnes, y compris les enfants de cinq ans et plus, qui sont hors de leur lieu de résidence. Toute personne enfreignant cette loi est passible d’une amende n’excédant pas Rs 50 000 et d’une peine de prison ne dépassant pas deux ans. À noter cependant que l’amende peut être inférieure, dépendant du magistrat et s’il s’agit d’une récidive ou pas. Toutefois, le port du masque n’est pas obligatoire
dans les cas suivants :
si une personne voyage seule à bord de son véhicule privé ou avec des membres de sa famille habitant sous le même toit ;
lorsque la personne est contrôlée par les services de l’ordre ; dans le cadre d’un emploi où aucun masque ne peut être porté pour la bonne marche de l’activité.

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