Pour une éthique supérieure

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Et si les vraies frontières de l’Homme étaient les barrières immunitaire et éthique ? Plus que les frontières géographiques, cette limite physique non étanche séparant deux territoires, les barrières immunitaire et éthique sont seules à même de protéger l’Homme d’un ennemi invisible tel que le Covid-19 et de cette tentation démoniaque de créer des dangers face auxquels leurs auteurs eux-mêmes n’ont aucune protection. Tout cela dans l’unique but de dominer et d’avoir une emprise sur ses «ennemis», soit tous ceux situés hors de la conception fermée de nation.

La moitié du genre humain, soit 3,5 milliards de personnes, vit entre parenthèses depuis le 23 janvier 2020, date à laquelle les 11 millions d’habitants de Wuhan ont été placés sous confinement strict. Parti d’un foyer primaire en Chine, le virus du Covid-19 allait franchir toutes les frontières géographiques et commencer son œuvre de destruction en l’absence de barrières immunitaires. Plus de 180 pays n’avaient d’autre choix alors que de se soumettre à un confinement et à réduire drastiquement la vie sociale et économique.

Cette pandémie a contraint les dirigeants du monde entier à prendre des mesures sanitaires pour protéger non seulement leurs populations mais aussi toutes les populations du globe. Force a été de constater que la Terre est bien un village global et qu’elle fait face en ce moment à un risque global qui efface les frontières géographiques telles que nous les concevons. Un agent pathogène porte le danger partout et s’infiltre à la manière de la communication virtuelle, rendant les lignes de démarcation entre territoires caduques.

Nous protégeons un bien commun qui se nomme l’humanité. Cela appelle à une prise de conscience et une redéfinition de la notion même de citoyenneté et de nationalité. Nous sommes citoyens d’un pays mais bien citoyens du monde et cette notion doit être inscrite au patrimoine de notre vivre-ensemble de façon durable et éthique. Ce qui suscite une interrogation : n’est-il pas temps de songer à un gouvernement mondial prônant une justice universelle et engagé corps et âme au service de toute l’humanité ?

Un gouvernement débarrassé de ces notions de cupidité et d’avidité, qui ferait du bien-être et de l’avancement du genre humain sa priorité ? Qui assisterait chaque population de ce globe afin qu’elle puisse subvenir à ses besoins sur les plans alimentaires, sanitaires, éducatifs et culturels ? Un gouvernement mondial qui ferait du partage des richesses et des savoirs une de ses priorités ? Au lieu du modèle actuel basé sur l’exploitation de l’homme par l’homme dans l’unique but de dominer et de maximiser les profits ? Il n’y a qu’à songer à la démarche des éditeurs académiques qui ont mis temporairement et gracieusement à disposition des ressources numériques afin d’aider le monde universitaire et la population à faire face à la crise actuelle pour réaliser que cette idée de partage n’est pas une utopie mais bien la solution d’avenir pour vivre cette notion d’humanité élargie s’étendant au-delà des nationalismes.

Autre constat plaidant en faveur de cette universalité, la planète va mieux. Elle respire depuis que les excès de l’Homme ont été réduits en raison d’une baisse drastique de ses activités. La pollution industrielle a diminué. Les émissions mondiales de CO2 ainsi que celles de dioxyde d’azote ont baissé d’au moins 6% en l’espace de deux semaines seulement. Résultat de cette chute parfois spectaculaire des émissions de polluants et de gaz à effet de serre (GES) : l’amélioration s’observe du ciel, grâce aux satellites de la Nasa.

La notion de globalité prend à nouveau tout son sens. Cela se vérifie aussi dans le fait que certaines études démontrent que le réchauffement climatique pourrait faciliter la circulation des virus. La mondialisation y joue un rôle indéniable. Au lieu de toujours mettre la croissance économique avant l’équité sociale, il est impérieux de s’astreindre à ne plus créer de déséquilibres dangereux. Faire du commerce, oui, mais en y incluant une part de charité, comme il est enseigné dans un hadith. Penser universel et penser humanisme dans le cadre d’une éthique supérieure.

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