Covid-19: recommandations de l’OMS pour la reprise des activités sportives

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Pour l’OMS, la pratique de sport en plein air tel que le tir à l’arc comporte moins de risque de contamination que des sports de contact.

  Pour l’OMS, la pratique de sport en plein air tel que le tir à l’arc comporte moins de risque de contamination que des sports de contact.  

Qu’en est-il de leur application dans la pratique ?

Consciente que la pandémie de Covid-19 a grandement impacté la pratique du sport à travers le monde, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a rendu publiques des recommandations en vue d’une reprise des activités. Ceci en faisant de sorte à limiter la propagation du virus.

Ainsi, l’organisme international encourage surtout la reprise de sports où il est possible d’appliquer la distanciation physique comme le tir à l’arc ou certaines épreuves d’athlétisme par exemple. Evidemment, les sports de contact sont considérés comme étant les plus à risque. Sont aussi recommandés des bilans de santé réguliers, la désinfection et le nettoyage avant, pendant et après les compétitions tandis que le partage d’équipements, de bouteilles d’eau ou de gobelets est fortement déconseillé. L’OMS propose aussi que les événements sportifs soient tenus à huis clos dans un premier temps et encourage davantage la pratique des compétitions en plein air.

Il est aussi suggéré que sur les lieux de compétitions, soit mis en place un endroit où des éventuelles personnes infectées puissent être isolées en attendant d’être acheminées vers un centre de santé. Si c’est possible, la présence d’un personnel médical sur place est aussi conseillée. Des personnes à risques ne devraient pas être autorisées sur les lieux de compétitions. Autre mesure importante à prendre : soumettre les athlètes à des tests de dépistage du coronavirus, la prise de température avant qu’ils n’entament une compétition, mettre à disposition du gel hydroalcoolique et le port du masque.

Comment réagit le mouvement sportif mauricien à ces recommandations ? Nous avons interrogé un entraîneur, un sportif et un président de fédération pour qu’ils nous fassent part de leur avis.

Suivre les recommandations implique un coût

Deepak Aungnoo, entraîneur du Faucon Flacq Camp-Ithier Volley-Ball Club, estime que ce qui est proposé sur le papier n’est pas forcément simple à mettre en pratique. «Les recommandations de l’OMS sont bonnes car elles visent à protéger les sportifs et leur entourage. Mais est-ce que l’on peut toutes les appliquer dans la pratique ? Si certaines personnes prennent toutes les précautions mais que d’autres ne le font pas, cela pose problème. Il faut que chacun prenne ses responsabilités. Nous sommes tous les maillons d’une même chaine», fait-il ressortir.

Le coach flacquois ajoute que pour lui, la première étape sera d’enclencher la préparation physique de ses volleyeurs qui pourra se faire en respectant la distanciation physique mais que par la suite, le travail avec le ballon devra se faire avec plus de prudence. «Il faudra procéder à la désinfection des ballons si plusieurs joueurs le touchent. Les volleyeurs devront s’adapter à une nouvelle situation et prendre de bonnes habitudes», dit-il. S’agissant du port du masque pendant une séance d’entraînement, Deepak Aungnoo exprime son scepticisme. «Il ne faudrait pas qu’en se protégeant d’un problème de santé, l’on s’expose à un autre. Le masque diminue l’apport en oxygène. On a entendu qu’à l’étranger, il y a eu des cas de mortalité d’enfants qui portaient des masques alors qu’ils couraient.»

L’entraîneur du FFCI VBC indique aussi que suivre les recommandations implique un coût. «Un thermomètre à infra-rouge coute Rs 3 000 ou plus, mettre à disposition du gel hydroalcoolique et des masques demandera un budget. Effectuer des tests de dépistage pour la Covid-19 est aussi payant. Là je pense que les autorités devraient apporter leur soutien», observe-t-il.

Toutefois, Deepak Aungnoo pense qu’il est possible d’envisager une reprise pour le volley dans la mesure où cela fait plus d’une vingtaine de jours que de nouveaux cas de coronavirus n’ont pas été détectés. «Mais évidemment, il ne faudra pas faire preuve de négligence. Ce n’est que quand un vaccin sera disponible que nous serons vraiment tranquilles», s’appesantit-il.

«Il n’y a pas de barrière insurmontable»

Pour le cycliste/vététiste Yannick Lincoln, ces recommandations sont assez génériques. «Je pense que chaque mesure sera respectée avec plus ou moins de rigueur selon la situation dans laquelle le pays se trouve. Nous sommes sur une île qui ne compte aucun cas de Covid-19. Evidemment, il s’agira de ne prendre aucun risque. Pour ce qui est du vélo, je trouve qu’il est avantagé. Ici à Maurice, on n’attire pas beaucoup de public, donc il sera possible de pratiquer la distanciation physique et chez les coureurs, je pense qu’il y a une prise de conscience. Le cyclisme est un sport d’extérieur et d’endurance. Il ne se pratique pas quand on est malade. Donc, si un concurrent est grippé, il ne viendra pas faire la course. Pour les dirigeants, il s’agira de porter des masques et des gants. Donc, je suis optimiste, il n’y a pas de barrières insurmontables», commente-t-il.

Le sextuple vainqueur du Tour de Maurice sur route espère que les entraînements pourront reprendre le plus vite possible. «L’Union cycliste internationale a déjà rendu public son calendrier, les épreuves vont débuter en août. Ici à Maurice, je crois qu’il est tout à fait possible de nous permettre de nous entraîner librement très vite», lance Yannick Lincoln.

«Nous pouvons respecter les mesures sanitaires en pratiquant le tir à l’arc»

Yousouf Bayjoo, président de la Fédération mauricienne de Tir à l’arc (FMTA), pense, lui, qu’il est tout à fait possible d’appliquer les mesures préconisées par l’OMS lors des compétitions. «Nous pouvons respecter les mesures sanitaires en pratiquant le tir à l’arc. Nous suivrons parallèlement les règlements de notre fédération internationale, la World Archery (WA). Nous avons déjà soumis un plan en ce sens au ministère des Sports. Nous demanderons ainsi à tous les archers d’effectuer des bilans de santé et de présenter leurs certificats médicaux le jour de la compétition. Ils devront porter des masques et des gants. Evidemment, il y aura une prise de température avant le coup d’envoi. Les cibles seront séparées d’une distance de 4 mètres. Et seulement deux archers seront en action sur le pas de tir en même temps. Auparavant, on organisait une compétition par mois, désormais, elles se tiendront tous les deux mois et sur un week-end. Jusqu’ici, les compétitions avaient lieu le dimanche et 40 archers étaient en action mais là, 20 viendront le samedi et les 20 autres le dimanche», explique-t-il.

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