Sport: le silence expliqué

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Il y a un an, ils se préparaient à faire vibrer Maurice pour les Jeux des îles. Aujourd’hui, le monde tourne au ralenti, et on entend de mois en moins nos sportifs. Où sont-ils? Que deviennent-ils ? Pourquoi ils sont si silencieux ? Éléments de réponse dans ce dossier…

Carol Cartwright: «Le leadership et la société mauricienne ne conditionnent pas l’individu dans ce sens»

Le sportif est souvent perçu comme un modèle. Doit-il, à ce titre, avoir un engagement social ? Quelle doit être sa responsabilité à ce niveau ? Carol Cartwright, détentrice d’une maîtrise en psychologie du sport, thérapeute et coach d’athlétisme, apporte son éclairage sur le sujet.

«Déjà, demandons-nous si l’engagement social relève d’une obligation. Parce que s’il l’était, bon nombre d’entre nous auraient échoué. Relèverait-il du devoir civique alors ? Là aussi, force est de constater une absence trop flagrante à ce chapitre. Ceci, parmi les propres membres de notre population, de la communauté, mais pire, parmi ceux qui sont sensés «lead by example». Trop souvent le «leadership» se résume au titre et les actions brillent par leur absence. Ajoutons à cela une dose de peur de sanctions, d’attitudes du genre «je protège mes atouts, ma position», de communautarisme, d’avarice, autant d’éléments qui font que certains «leaders» brillent par leurs titres sans plus.

Carol Cartwright, psychologue du sport.

En plus, la société mauricienne ayant été tissée à l’aide des fils de la crainte et des interdits - je pense à cette remarque incessante sonnant comme un disque rayé : «Ou pas gagne droit…», alors que les mêmes personnes qui prononcent ces paroles ignorent souvent la définition et le contexte des «droits». Ils font allusion aux «interdits», chose complètement différente ! Du coup, avec tous ces interdits qui s’interprètent et s’imposent librement selon les couches sociales, les moyens financiers, les noms ou les couleurs de peau, nous avons hérité d’une société punitive où tout se juge impunément et où il faut une sanction pour tout «interdit», ou pire, où il faut une sanction pour tout ce qui pourrait constituer une menace à quelque chose ou quelqu’un au pouvoir fragile. Alors on nourrit la crainte, on produit des anxieux à une échelle collective… nationale. Nous ne sommes pas encouragés à la base à penser de façon indépendante, ni à émettre nos opinions, par peur de représailles. C’est le meilleur moyen d’étouffer la pensée. Comment espérer alors qu’un individu agisse de son propre gré ?

Suivant cette logique, pourquoi donc s’attendrait-on à ce que le sportif fasse preuve de responsabilité sociale et mieux encore en démontre ouvertement et de son propre gré ? Le leadership et la société mauricienne ne conditionnent pas l’individu dans ce sens. Dans d’autres pays, cette notion s’intègre dès le début. Les enfants, les jeunes sont amenés à collaborer et, grâce à leurs qualités, sont mis en position de responsabilité à leur échelle. Le bénévolat est une pratique de vie à l’école, au sein de son club sportif, dans sa communauté, dès le plus jeune âge. Parlant de vécu personnel - ayant évolué dans plusieurs pays -, les entraîneurs, les officiels, les administrateurs de clubs sportifs sont, pour la plupart, des bénévoles qui sont redevables à leur sport et qui repaient en donnant de leur temps et en partageant leur passion. Moi, j’ai investi dans une voiture – un tacot – pour pouvoir être au stade après une journée de travail, parce que je me suis engagée à entraîner vingt jeunes qui comptent sur moi, qu’il pleuve, qu’il neige ou autre, et c’est en plein air. D’autre part, je m’attends à ce qu’ils s’investissent pendant ma séance, parce que je leur donne de mon temps. Ils savent que c’est leur responsabilité, leur devoir pendant deux heures et ils me le repaient.

En Angleterre, les athlètes savent qu’ils sont des «role models», des exemples vivants et qu’ils peuvent et doivent utiliser leur charisme et leur position de privilège pour inspirer les autres. Le concept appliqué est le suivant : quand ils représentent leur pays, ils se représentent aussi eux-mêmes. C’est leur identité qu’ils mettent en exergue, il ne suffit pas uniquement d’être adulés par le public mais de se représenter sur toute la ligne, car c’est un privilège que de se démarquer, d’être au-dessus du lot, d’être champion, et ce privilège se porte comme un blason. Surtout, ça fait partie de la performance, qui ne s’arrête pas qu’au niveau des exploits et des médailles. Aussi nous observons que certains pays ont vraiment créé un «brand»: Team GB, Team USA et cette marque porte des slogans comme #Represent ou #Inspire. Ils y croient et ils agissent en conséquence. Pour les plus sceptiques qui penseront à l’aspect commercial, oui, bien sûr, plus on est vu, plus ça rapporte en sponsoring ou finances, mais en même temps, tout le monde est gagnant, non ?»

Nos sportifs jouent aux abonnés absents

En l’espace de quelques mois, le monde s’est mis à tourner au ralenti à tous les niveaux. L’occasion a été donnée à beaucoup de réévaluer leur priorité ainsi que leur position au sein de la classe sociale. Le sportif ne déroge pas à la règle, lui qui est si souvent présenté comme un modèle… Force est de constater malheureusement que les sportifs mauriciens n’ont pas eu un grand impact durant cette période de confinement, voire sur les décisions de la classe politique en ce qui concerne la relance du sport dans notre île.

Dans certains pays, la culture sportive est une partie intégrante de la vie quotidienne et les sportifs n’hésitent pas à sortir de leur cadre pour revendiquer et remettre en question les décisions de leur gouvernement. A Maurice, le scénario a été bien différent puisque les sportifs mauriciens se sont rarement fait entendre bien que le gouvernement n’ait toujours rien proposé pour une relance du sport, voire l’élaboration d’un premier projet pour une reprise des activités physiques à l’extérieur.

Pour Stephan Buckland, les sportifs sont «trop moutons» et
ont peur d’exprimer leurs opinions par crainte de représailles.

Engagée activement dans le social depuis plusieurs années, l’ancienne gloire de l’athlétisme, Stephan Buckland, ne cache pas qu’il «faut aimer le social ! Si on le fait seulement par intérêt, ça ne fera pas d’effet. C’est la base pour des personnes voulant aider les autres». Ayant côtoyé la réalité du terrain et réalisé que bon nombre de Mauriciens ont été incapables de subvenir à leurs besoins durant cette période, Stephan Buckland explique que beaucoup de ses collègues sportifs «n’aiment pas montrer ce qu’ils font». «Ils ont aidé à leur façon. Ce n’est peut-être pas une grande contribution mais le peu d’aide qu’ils ont apportée à leur voisinage, c’est déjà gros. Même dans l’ombre, le travail a été fait comparé à des personnes qui ont la capacité de faire les choses autrement, et tout cela sans l’aide de la classe politique.»

Pour Karen Foo Kune, ex-badiste reconvertie dans la politique, cela dépend des individus. «Chacun a son engagement. Pour avoir côtoyé le giron, je sais qu’il y a eu des précédents où les sportifs n’ont pas été encouragés à parler à cause des représailles. Donc, au moment de s’exprimer, ils préfèrent y réfléchir à deux fois. C’est toute une culture je pense», explique la députée du MMM. Cette dernière raconte même qu’elle aurait entendu parler de cas où certains sportifs ont pris les devants en sortant faire du jogging, des sorties qui se sont bien évidemment soldées par des amendes comme le prévoit la loi.

Nos deux intervenants s’accordent à dire que le mal-être des acteurs du sport viendrait du fait qu’ils sont toujours dans le flou concernant leur situation. «Etant proche de plusieurs sportifs de haut niveau, je constate qu’il y a un vrai mal-être car ils ont peur, craignant qu’ils n’aient pas leur argent à la fin du mois car pour beaucoup, le sport est leur gagne-pain. Est-ce que les ministères des Finances, des Sports et le Premier ministre ont étudié et préparer un plan d’action concernant ses sportifs de haut niveau ? Et je pense que c’est la même chose pour les artistes», soutient Stephan Buckland.

Devenue aujourd’hui députée, Karen Foo Kune est en quelque sorte la
voix des sportifs au sein du Parlement.

Jeudi dernier au Parlement, Karen Foo Kune a fait une demande au ministère de l’Autonomisation de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs afin de prévoir un «minimum d’activité physique» qui concernerait, dans un premier temps, les boursiers de la High Level Sports Unit et les handisportifs, à l’image de ce qu’ont fait des pays comme la Nouvelle-Zélande et la France qui prônent la bonne santé de leur population à travers la pratique sportive.

Soulignant que le ministre des Sports aura son rôle à jouer pour savoir quel plan il doit apporter pour la famille sportive, Stephan Buckland déplore que «nous sommes trop moutons et trop silencieux !» «C’est triste à dire mais j’espère que les Mauriciens tiendront compte de la réalité et prendront conscience de ce qui se passe dans notre pays.»

Certes, la situation sanitaire fait que le sport se plie comme toute la population aux normes appliquées par le gouvernement. La classe sportive aurait tout de même droit à des premiers éléments de réponse quant à leur situation. Un début d’éclaircissement qui pourrait venir d’ex-sportifs comme Eric Milazar, Priscilla Cherry et Khemraj Naiko, entre autres, qui sont désormais des fonctionnaires de l’Etat. Néanmoins, au vu de leur position, des critiques émises à l’encontre du gouvernement «risqueraient de leur causer des soucis avec des sanctions comme un risque de transfert, voire un renvoi. Je pense toutefois que par rapport à leur vécu en tant que sportif et grâce à leurs positions, ils peuvent intervenir et suggérer des mesures à prendre à court terme car ils connaissent les souffrances des sportifs», estime Stephan Buckland.

Ce silence où chacun trouve son compte

A défaut de ne plus être le sport roi à Maurice, le football cristallise tout de même les passions le temps d’une joute internationale face à un adversaire de renom, bien sûr, où une finale entre clubs de la capitale par exemple. Toutefois, au lieu de permettre à la sélection nationale de retrouver une certaine complicité avec son public, les dirigeants, de même que les sélectionneurs qui se sont succédé sur le banc du Club M, ont préféré installer un rideau de fer entre les deux parties et ont imposé la loi du silence. Cela tranche avec ce qui se fait dans les autres disciplines à l’instar du cyclisme, de l’athlétisme ou encore du volley-ball pour ne citer qu’eux. Dans ces disciplines, les athlètes se sont toujours sentis libres de s’exprimer et de partager leurs griefs ou d’émettre une opinion sans subir le courroux de leur fédération.

L’haltérophile Emmanuella Lent n’a jamais eu sa langue dans
sa poche lorsqu’il s’agissait de revendiquer ses droits.

En haltérophilie, par exemple, on peut citer ce trio composé de Shalinee Valaydon, Roilya Ranaivosoa et Emmanuella Lent qui n’a jamais eu froid aux yeux pour monter au créneau malgré les risques. La dernière nommée ne passe pas par quatre chemins pour décrire la situation. «Le fait qu’un athlète réclame ses droits peut mal finir dans certains cas. Il y aura des représailles de la part de la fédération ou du ministère des Sports. Durant ma carrière d’haltérophile, j’ai pu constater que certains sportifs trouvent grâce auprès des instances dirigeantes alors que d’autres non. Comment voulez-vous que ces athlètes dénoncent ce qui va mal», s’insurge Emmanuella Lent.

Elle va plus loin dans son analyse. «On ne peut pas tout mettre sur le manque d’éducation de la part des athlètes car même les plus éduqués se murent dans le silence. En fait ‘saken get so saken’. Nos dirigeants ont su maîtriser la technique de ‘divide and rule’. Il n’y a plus d’esprit d’équipe dans le sport mauricien depuis longtemps», regrette la médaillée d’or aux Championnats d’Afrique de 2018.

Ailleurs, des sportifs de renom tels que Lebron James, Teddy Riner ou encore Novak Djokovic n’hésitent jamais à exprimer leurs opinions quand le besoin se fait sentir. Ici, les brutalités policières, le fait de basculer dans un état dictatorial avec toutes sortes de lois semblent passer au-dessus de nos athlètes.

«Eviter la presse»

Pour en revenir au football et son mutisme, la période d’avant les JIOI 2019 a permis de voir jusqu’où les dirigeants ont su museler les athlètes. La sélection mauricienne de football avait en quelque sorte été ‘brainwashed’ afin qu’elle garde ses distances avec la presse notamment. Nul ne sait comment la Mauritius Football Association (MFA) s’est montrée aussi convaincante mais ses consignes ont été scrupuleusement observées dans certains cas. Tout devait impérativement passer par l’establishment avant. Sauf que justement, la communication n’a jamais été le fort de la MFA.

Il ressort même que l’instance de Trianon a colporté certaines rumeurs sur la presse. A ce rythme-là, cela n’a pas été difficile de refroidir les joueurs qui ont pris leurs distances des journalistes. Ces derniers ne demandaient qu’à faire leur travail en redorant le blason du football et en donnant une certaine valeur ajoutée à la discipline pour fédérer tout un peuple autour d’un même projet.

Le football local est souvent confronté à cette loi du silence.

Akbar Patel, pourtant fin communicant grâce à sa longue carrière dans le giron sportif, avait lui-même adhéré à ce projet en boycottant une section de la presse. A l’époque, un joueur avait même, sous le couvert de l’anonymat, expliqué en partie la situation. 

«D’ordinaire, je ne me cache pas pour m’exprimer mais la fédération nous a bien fait comprendre qu’il fallait éviter la presse. Il y a un moyen de pression qui peut même aller jusqu’à la suspension.» On comprend vite que la sélection pourrait même être mise entre parenthèses dans certains cas.

A n’en point douter, le sport mauricien n’avait certainement pas besoin de cette mauvaise pub d’autant qu’elle ne vit pas sa meilleure période depuis de nombreuses années. Les JIOI 2019 ont, certes, donné du baume au cœur mais n’ont pas su refermer les plaies profondes.

Analyse par Clyde Augustin

Et nos sportifs dans tout ça ?

Il est devenu un symbole des mouvements de protestation dans le sport. Quand en 2016, le footballeur américain Colin Kaepernick refuse de se lever pendant l’hymne national, pour montrer sa désapprobation face aux tensions raciales qui règnent aux States. Quelques jours plus tard, il s’agenouille cette fois. Le geste est repris par d’autres joueurs. «Je ne vais pas me lever pour ce drapeau et montrer de la fierté alors que des personnes de couleur sont opprimées», dira Kaepernick. L’affaire fait grand bruit. Certains soutiennent le joueur. Mais, il trouve aussi des détracteurs. Et parmi eux, nul autre que… le président des Etats-Unis, Donald Trump.

Vous vous en doutez donc qu’il y a eu des répercussions. Depuis la fin de son contrat avec le San Francisco 49ers au début de 2017, Kaepernick n’a plus retrouvé d’équipe. Mais son ‘esprit militant’ et son ‘courage exceptionnel’ seront reconnus par Amnesty International qui le nommera, en 2018, ambassadeur de la conscience. Kaepernick a refusé d’ignorer et d’accepter une injustice.

En 2014, les joueurs de Los Angeles Lakers ainsi que d’autres grands noms de la NBA porteront, après la mort d’Eric Gardner, Américain noir étouffé par des policiers qui l’interpellaient, un t-shirt avec l’inscription ‘I can’t breathe’ (les derniers mots prononcés par Eric Gardner). C’était leur manière de lui rendre hommage et de dénoncer les violences policières à l’égard des Noirs.

Mohammed Ali s’est aussi prononcé contre le système. En 1966, alors que l’Amérique est en guerre contre le Vietnam, le boxeur refuse de servir dans l’armée. «Je n’ai aucune querelle avec ces Vietcong. Pourquoi aller leur tirer dessus ? Ils ne m’ont jamais traité de nègre. Ils n’ont jamais violé ma mère, tué mon père. Je ne vais pas aller tuer des pauvres gens, envoyez-moi en prison», dira-t-il. Il sera effectivement condamné à cinq ans d’emprisonnement, assortis d’une amende de de 10 000 dollars et d’une suspension de sa licence de boxeur. En appel, la justice annule toutefois ses peines en 1971. Mais Ali est, quand même, pénalisé puisque, trois années durant, il ne boxera pas.

La manière diffère certes, mais on peut citer, en nombre, les sportifs qui revendiquent, qui s’associent aux côtés des opprimés, dénoncent les abus et crient leur désapprobation aux politiques injustes. Ils essaient d’apporter leur contribution pour l’avènement d’une société meilleure. Ils le voient comme un devoir. Yannick Noah, Lilian Thuram, Thierry Henry, Yohann Diniz, Vikash Dhorasoo, George Weah – devenu entre-temps le président du Libéria – entre autres sont de ceux-là.

«Etre sportif, ça va plus loin que les performances livrées sur un terrain, ou un court, une piste, etc. C’est un engagement», peut-on lire dans un article dans ces mêmes colonnes (édition du 1er mai 2020). On pourrait ajouter un engagement social. Le sportif, souvent considéré comme un modèle, est susceptible de donner une autre dimension à une cause lorsqu’il s’associe à celle-ci.

Les causes à défendre, il n’en manque pas chez nous. On peut même dire qu’il y en a beaucoup. Inégalités sociales, abus de pouvoir, discrimination, absence de méritocratie. Tiens, le Covid-19 Bill, loi qui bafoue nos droits en tant qu’individu et travailleur. La liste risque d’être longue. La question est : où sont nos sportifs ? Pourquoi ne les entend-on pas ? Pourquoi ne prennent-ils pas position contre les iniquités ? N’ont-ils jamais quelque chose à dire ?

Certes, de temps à autre, on a droit à des coups de gueules, ici et là, mais c’est exclusivement à l’encontre de leurs dirigeants fédéraux. Quand il s’agit des sujets qui dépassent les intérêts de sa seule personne, on ne voit rien. Une passivité dont une des explications serait certainement la peur de ne plus bénéficier des allocations ou autres aides du ministère des Sports. De ne plus se retrouver dans les sélections nationales. Mais désormais, c’est un quadricolore qui a perdu tout son éclat qu’ils iront défendre. Comment alors y ressentir une fierté, sachant qu’une multitude de gens souffre ? On dit que le courage est l’une des principales caractéristiques du sportif… Mais, il semble hélas que, pour nos sportifs, celui-ci ne dépasse pas les sites de compétitions.

L’un des rares pour qui cela n’est pas le cas, c’est Stephan Buckland. L’ex-sprinteur, lui, a l’audace de s’affirmer. De dire les choses comme il le sent. Il milite. A l’occasion, Bruno Julie le fait aussi. La grande majorité a, elle, choisi d’ignorer les injustices, de rester muette…

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