Covid-19 Bill: polémique à tous les étages !

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Des employeurs qui pourront renvoyer les travailleurs en leur accordant 30 jours de salaire seulement, peu importe le temps de service. Ou les mettre au chômage technique. La suppression des allocations. La possibilité de leur refuser 15 local leaves. La police, qui n’aura pas besoin de mandat pour perquisitionner les domiciles. L’Etat, qui pourra «puiser» dans les caisses de la Banque centrale comme bon lui semble, quitte à dépasser le seuil de d’endettement de 65 % du PIB… Voilà, entre, autres, quelques mesures plus que controversées que contient  le Covid-19 Bill, qui sera débattu à l’Assemblée nationale en ce mercredi 13 mai. 

D’ores et déjà, les 26 députés de l’opposition ont affirmé qu’ils voteront «NON» aux deux projets de loi – incluant le Quarantine Bill – également à l’agenda. Mais pour pouvoir contrer ces lois, il leur faut neuf voix supplémentaires. La partie est donc loin d’être gagnée.

En attendant, les syndicats montent au front. «Enn volkan sosial pou éklaté si pa ékout lavwa  popilasion», prévient Ashok Subron, qui participait hier à une conférence de presse axée sur le controversé Covid-19 Bill. Parmi les participants : Rezistans ek Alternativ, la Confédération des travailleurs des secteurs publics et privés, CARES, la General Workers Federation, entre autres. 

Pour Ashok Subron, Pravind Jugnauth agira «à ses propres risques et périls» s’il refuse de les rencontrer ce matin, soit avant le début de la séance parlementaire, et s’il va, malgré toutes les contestations, de l’avant avec le projet de loi. «Nous réclamons 30 minutes de son temps pour une discussion civilisée. Nous nous engageons également à respecter toutes les mesures sanitaires qui seront imposées. Ce projet de loi est une bêtise et représente la plus grande insulte faite à l’égard des travailleurs depuis l’In dépendance mais il est encore temps de rectifier le tir.» 

Une lettre signée par tous les membres de ce nouveau collectif a ainsi été envoyé au chef du gouvernement. L’intervention du leader de l’opposition y est également réclamée. Narendranath Gopee rappelle qu’avec le couvre-feu toujours en vigueur, il sera difficile de manifester, mais que cette option n’est pas complètement écartée.

A noter que certains ont prévu une «e-protestation» – soit une protestation en ligne – ce matin.

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Au 2 mai, le pays ne comptait plus que 5 cas positifs de Covid-19. Le gouvernement n’a toutefois pas voulu prendre de risques : les écoles resteront fermées jusqu’en août et le couvre-feu est étendu. Des activités seront toutefois possibles dès le 15 mai. Retrouvez tous nos articles à ce sujet dans notre dossier.  A lire également : Covid-19: Maurice à l’arrêt, couvre-feu étendu

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