Kick-boxing: Kevin Ramen, l’impartialité comme mode de vie

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Kevin Ramen a suivi une formation avec le président du Referee Committee Ring Sports de la WAKO, Yuri Lakhtikov, en mars dernier en Afrique du Sud.

Kevin Ramen a suivi une formation avec le président du Referee Committee Ring Sports de la WAKO, Yuri Lakhtikov, en mars dernier en Afrique du Sud.

Policier âgé de 37 ans, Kevin Ramen fait partie de ceux qui se dévouent sur le terrain pour gagner la lutte contre le Covid-19. Face à un adversaire invisible, il ne fait aucune dérogation à ses principes. Vigilance, impartialité, fermeté et respect : ce sont les maîtres mots quand il juge un combat de kick-boxing. Au quotidien et dans le cadre de son travail, il applique la même rigueur.

«Pour que les choses se déroulent sans anicroche, il faut suivre les instructions. C’est ce que l’on demande à un tireur sur un ring», dit cet habitant de Beau-Bassin. Il est catégorique dans ces propos : «C’est la discipline qui nous aidera à gagner le présent combat.»

Avec le Covid-19 qui sévit à travers le monde, le sport est à l’arrêt. Mais avant qu’il ne se mette en mode pause, le Mauricien a bénéficié d’une expérience inédite. Il a participé au premier séminaire international qui s’est déroulé en Afrique. C’était les 13 et 14 mars au Pretoria Valhalla Gym en Afrique du Sud. «C’était une formation de très haut niveau, animée par un grand nom de l’arbitrage international, Yuri Lakhtikov», précise Kevin Ramen. L’Estonien est le président du Referee Committee Ring Sports de la World Association of Kickboxing Organisations (WAKO). «J’ai beaucoup appris lors de cette formation», dit-il.

Kevin Ramen fait partie du corps arbitral de la Fédération mauricienne de kick-boxing et disciplines assimilées (FMKBDA) en tant que juge. Lors du gala Maurice-Turquie disputé en septembre 2019 à Grand-Baie Cœur de Ville, il a eu un aperçu des exigences du haut niveau. «Chaque pays était représenté par son meilleur élément. Entre les deux représentants, l’écart est souvent infime. Pour bien juger, il faut être vigilant et prendre en compte les plus petits détails», relève-t-il.

Comme le gala se déroulait à Maurice, il se rappelle  l’ambiance. «Le public mauricien était bien présent. Il était venu pour voir les Mauriciens gagner. Malgré tout l’engouement, je suis resté impartial dans ma mission. Je devais oublier que j’étais aussi mauricien et accorder les points au boxeur qui les méritait malgré sa nationalité. C’est ça l’impartialité», affirme-t-il.

En tant qu’ancien tireur, Kevin Ramen connaît l’impact que peut avoir un verdict sur un tireur. «Avant chaque compétition, un tireur s’entraîne. Il monte sur le ring pour gagner et par respect pour ses efforts, nous lui devons d’être justes. Ma priorité n’est pas de sanctionner mais de veiller à ce que tout se passe dans le respect des règlements», commente Kevin Ramen. Pour cela, il lui faut faire preuve de discernement. «Il faut savoir quand un tireur bluffe ou pas», ajoute-t-il.

Après le gala international et son déplacement en Afrique du Sud, Kevin Ramen se sent prêt à passer à l’étape supérieure et monter sur le ring en tant qu’arbitre. «Mon expérience en tant que tireur est un plus», dit-il. Kevin Ramen a fait ses gammes avec le directeur technique national, Judex Jeannot. Pendant plusieurs années, il a croisé les gants à l’entraînement avec les grands dont James Agathe, champion du monde 2013 des -81 kg. Il a aussi une expérience en coaching au JJJ Kick-boxing and Fitness Center. «Le kick a une place très importante dans ma vie», dit le policier.

Et comme il aime les défis, il vise un brevet international en arbitrage. «Nous avons des tireurs de classe mondiale. Ce serait bien d’avoir des officiels pour les accompagner», commente Kevin Ramen. Au niveau de la FMKBDA, le même état d’esprit prévaut. Egalement présente en Afrique du Sud pour le séminaire international en mars, la présidente de la FMKBDA a débuté les négociations pour une formation diplômante à Maurice.

Kevin Ramen ne cache pas son enthousiasme. «Bien que nous soyons un petit pays, Maurice est très respecté dans le monde du kick-boxing. Les tireurs se sont fait une bonne réputation. Au niveau de l’arbitrage, nous pouvons arriver au même résultat», relève-t-il. Kevin Ramen n’a aucune hésitation : «Je suis prêt à relever le défi.» Tant mieux pour la FMKBDA qui compte sur une nouvelle génération d’officiels pour consolider ses projets vers le plus haut niveau.

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