Covid-19: ce que vous devez savoir sur le «nouveau traitement» évoqué par Pravind Jugnauth

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Pravind Jugnauth a évoqué l’introduction d’un «nouveau traitement» destiné aux patients en réanimation.

Pravind Jugnauth a évoqué l’introduction d’un «nouveau traitement» destiné aux patients en réanimation. 

C’était lors d’un point de presse hier soir, mercredi 8 avril. Parmi les autres sujets, le Premier ministre, Pravind Jugnauth a évoqué l’introduction d’un «nouveau traitement» destiné aux patients en réanimation. Ainsi, un sérum à partir du plasma d’une personne guérie a déjà été injecté à un patient dont l’état était critique. 

Qu’en est-il de cette technique justement ? Tout d’abord, affirment chercheurs, médecins et experts, alors qu'une course contre la montre est lancée dans le monde pour trouver le traitement le plus efficace face à l'épidémie de coronavirus, la solution pourrait bien provenir des malades eux-mêmes…

La méthode – testée aux Etats-Unis et en France, notamment  – consiste ainsi à utiliser les anticorps de personnes qui se sont rétablies du Covid-19 pour venir en aide à des patients dont l’état est grave, ou pour renforcer l'immunité des patients nouvellement infectés et celle des personnes qui risquent de contracter la maladie. Il s'agit de protéines du système immunitaire présentes dans le plasma sanguin – la partie liquide du sang qui permet aux globules rouges et aux plaquettes de circuler dans le système vasculaire – capables de reconnaître une autre molécule afin de faciliter son élimination. Les anticorps contenus dans le sérum sanguin des patients convalescents ont donc la capacité de se lier au SARS-CoV-2 et de le neutraliser.

Pour ce faire, les médecins demandent aux patients qui se remettent du Covid-19 de donner leur sang, dont le plasma serait isolé. Après l'avoir traité et éliminé d'autres toxines ou traces de maladies, il est injecté aux patients malades. 

Ce concept médical connu sous le nom de «thérapie passive par anticorps» remonte au début du 20e siècle et a déjà été utilisé avec succès dans le passé pour lutter contre les épidémies, notamment les oreillons et la rougeole. En Asie, des médecins y ont eu recours également ces dernières années pour lutter contre la pandémie de grippe H1N1 en 2009-2010, l'épidémie de SRAS-CoV-1 en 2003 et l’épidémie de MERS-CoV en 2012. 

Les chercheurs disent cependant devoir faire face à un défi important, celui de trouver la fenêtre parfaite pour administrer le sérum au patient qui en a besoin pour «booster» son immunité de manière la plus optimale possible.

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