Remise en liberté de Jameel Peerally: la cour siège via… Whatsapp

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L’avocat Sanjeev Teeluckdharry qui représente les intérêts de Jameel Peerally.

L’avocat Sanjeev Teeluckdharry qui représente les intérêts de Jameel Peerally.

Une première, Covid-19 oblige. La séance portant sur la demande de remise en liberté de Jameel Peerally a été faite via Whatsapp devant la magistrate Reshma Sewpaul-Ramdoo de la cour de Bambous ce 26 mars.

Le suspect répond d’une accusation provisoire de «knowingly transmitting a false message» en vertu des articles 46 et 47 de l’Information and CommunicationTechnology Act. L’habitant d’Albion a finalement obtenu la liberté provisoire moyennant une caution de Rs 30 000 et une reconnaissance de dette de Rs 150 000 après la période de confinement. Ce qu’il devra faire une fois la période de confinement levée.

La magistrate a communiqué sa décision via Whatsapp indiquant que le suspect peut être libéré vu qu'il n'a pas d'antécédents quant à cette 'minor offense'.

Le 24 mars, Jameel Peerally avait fait un post sur Facebook soutenant que la ville de Port-Louis de même que le poste de police de Roche-Bois étaient la scène d’émeutes. Et que les supermarchés Jumbo et Simla sont cambriolés. Ce qui, au final était des «fake news». 

En cour, la police a objecté à sa remise en liberté, soutenant qu’il pourrait s’enfuir, récidiver et ingérer avec les témoins. Et c’est par Whatsapp que l’enquêteur a communiqué ses «grounds of objection» à la magistrate.

«Comment peut-il s’enfuir alors qu’il y a la fermeture des frontière et tout un système de confinement a été mis sur place ?» a pour sa part insisté l’avocat Sanjeev Teeluckdharry qui représente les intérêts du suspect.

De manière pratique, pour le bon déroulé de la séance, les parties concernées, soit l’avocat Sanjeev Teeluckdharry et le Prosecutor se sont rendus à tour de rôle au Prosecutor’s Office au deuxième étage de la cour de Bambous.

Me Teeluckdharry s’est, lui, réjoui du dénouement dans cette affaire. Il a tenu à remercier le chef juge, Eddy Balancy, qui, dit-il, aurait réagi après son plaidoyer pour les «first time offenders». «J’avais fait un appel au chef juge, demandant que les first time offenders soient relâchés dans les plus brefs délais. Je vois que ma requête a été agréée par la magistrate.»

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