Agro-industrie: 1 000 hectares de terres mis à la disposition des planteurs

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La superficie en culture de canne se rétrécie. Raison pour laquelle les terres allouées aux planteurs diminuent.

  La superficie en culture de canne se rétrécie. Raison pour laquelle les terres allouées aux planteurs diminuent.  

Pendant des années, un millier d’hectares de terres a été alloué aux planteurs. Cela, pour assurer notre sécurité alimentaire. Mais avec le temps, le chiffre baisse...

Afin d’assurer la sécurité alimentaire, le gouvernement demande aux établissements sucriers de mettre plus de terres à la disposition des planteurs. Selon la secrétaire de la Chambre d’Agriculture, Jacqueline Sauzier, un millier d’hectares de terres, en moyenne, est alloué aux planteurs chaque année.

Ce chiffre diminue au fil des ans pour la simple et bonne raison que la superficie en culture de canne s’effrite. Il s’agit de «rotational lands», c’est-à-dire entre deux cycles de replantation de la canne, qui sont mises à la disposition des planteurs. «Si dans le passé, on replantait la canne entre huit et dix ans, ces derniers temps, la replantation ne se fait presque pas», selon la secrétaire de la Chambre d’Agriculture.

L’autre problème, explique-t-elle, c’est que des planteurs refusent souvent des terres en raison de leur distance de la route Royale et du manque d’infrastructures et d’eau. «Certainement, on ne peut pas leur accorder que les meilleures terres.»

Les établissements sucriers accorderont-ils plus de terres aux planteurs? «Certainement, et on en discutera. Mais on ne peut accorder que ce qui est disponible.» Pour le coût de la location, Jacqueline Sauzier souligne que cela dépend de la qualité et de la situation du terrain.

Selon Farhad Jugon, un planteur de Camp-Diable, la location des terres est de Rs 28 000 l’hectare pour une période de cinq mois. Il affirme cultiver entre avril et juin, la pomme de terre et une variété de légumes.

L’AMB augmente son stock de pommes de terre, d’oignons et d’ail

Avec le spectre d’une pénurie de certains légumes qui plane dû au Covid-19, l’Agricultural Marketing Board (AMB) a pris toutes les dispositions pour augmenter son stock de pommes de terre, d’oignons et d’ail. En temps normal, le stock est de deux semaines et demie pour l’oignon, deux semaines pour la pomme de terre et quatre semaines pour l’ail. À partir du mois d’avril, le stock va passer de cinq, sept et huit semaines respectivement.

L’AMB, a expliqué son président du conseil d’administration, Vikash Oree, livre ces jours-ci un quota légèrement supérieur à la normale, soit 340 (contre 300) tonnes d’oignons, 440 (contre 400) tonnes de pommes de terre et 43 tonnes (contre 38) d’ail par semaine. Selon lui, il y a une plus grande demande de la part de certains marchands, mais l’Office du Marché impose un contrôle pour éviter toute spéculation.

Rappelons que l’oignon est importé d’Inde et de la Hollande, la pomme de terre de l’Égypte et d’Inde et l’ail de l’Espagne, la Chine, d’Espagne et d’Inde.

Du temps des «young farmers»

Dans les années 70-80, la Fédération des Young Farmers était très active sur plusieurs plans. L’un de ses anciens présidents, Subhanand Seegoolam, se souvient que les établissements sucriers mettaient plusieurs arpents de terre à la disposition de la fédération. Selon lui, les membres étaient répartis en six régions et chaque région recevait entre 50 et 100 arpents pour la culture. Il y avait deux périodes distinctes. Notamment entre mars et juin pour la pomme de terre et la pistache, et de juillet à décembre pour la culture des légumes, dont la pomme d’amour. «C’était connu comme le plein champ, c’est-à-dire la culture partout dans les champs. Alors que la pomme de terre et la pistache se plantaient entre les lignes de cannes», soutient l’ancien président de la Fédération des jeunes fermiers. Ces terres étaient mises à la disposition de la fédération à environ Rs 1 500 l’arpent. Subhanand Seegoolam rappelle que cela visait aussi à inculquer la culture aux jeunes.

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