Italie: des Mauriciens racontent le début d’un calvaire

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Une photo de supermarchés italiens vides de marchandises, prise par Dishan Ramessur (en médaillon), qui sort muni de son masque.

Une photo de supermarchés italiens vides de marchandises, prise par Dishan Ramessur (en médaillon), qui sort muni de son masque.

Paralysie ou presque. L’Italie vit une semaine chaotique avec la présence du coronavirus. Supermarché pris d’assaut, magasins fermés… Les Italiens craignent la propagation du virus. Plusieurs Mauriciens qui s’y trouvent actuellement pour le travail disent tous appréhender la propagation de ce virus qui s’est répandu dans plusieurs pays. 

Le Mauricien Dishan Ramessur se trouve du côté de Milan, non loin de la Lombardie, qui est lourdement touchée depuis le début de l’épidémie dans les régions italiennes. Ce dernier, qui possède une compagnie de nettoyage, dit craindre pour sa santé. «Le fait qu’il n’y ait pas de remède jusqu’à présent me fait un peu peur.» En tout cas, il soutient que les autorités prennent cette situation très au sérieux. Les chaînes de télévision, les journaux et les réseaux sociaux, tous en parlent et demandent aux gens de prendre toutes les précautions nécessaires. «Mais la situation est grave. Les gens ont commencé à déserter le métro, le train, même les bus sont vides.» 

Ce sont les supermarchés qui payent actuellement les frais du coronavirus. «Ils sont vides. Il n’y a presque rien sur les étagères. Les personnes ont fait beaucoup de réserves car elles ne savent pas si les autorités vont imposer une restriction comme en Chine. Même les masques antivirus sont en rupture de stock.» Malgré cela, les gens essayent de ne pas paniquer. «On essaye de vivre normalement. Il faut juste prendre un maximum de précautions. Ce sont surtout les personnes âgées qui doivent être très prudentes car, selon les autorités, elles sont celles qui sont les plus à risque.» 

Par ailleurs, Jaya, une autre de nos compatriotes qui y travaille, reconnaît aussi que sa vie a drastiquement changé depuis ces derniers jours. Même si, pour le moment, elle dit ne pas craindre pour sa santé, elle sait qu’elle devra quand même prendre beaucoup de précautions. «J’ai déjà fait des provisions au supermarché pour une valeur de 350 euros (environ Rs 14 300). Je préfère être sur mes gardes.» Cette dernière, qui travaille auprès des personnes âgées, raconte que certains lieux publics ont commencé à fermer leurs portes. «La cathédrale à Milan a déjà fermé. Et l’on nous a dit que l’un des plus grands centres commerciaux du pays, Il Centro qui se trouve à Arese (Milan), restera clos durant les week-ends. Afin de limiter les contacts sociaux.» Cette compatriote, qui vit en Italie depuis bientôt cinq ans, confie qu’elle prend toutes les précautions d’usage. «Je sors avec mes gants, mon masque, et je me lave régulièrement les mains.» 

En tout cas, cette situation est suivie de près. Surtout qu’un douzième décès relié au coronavirus a été recensé dans le pays et que trois nouvelles régions italiennes sont touchées : la Toscane (centre), la Sicile (sud) et la Ligurie (nord-ouest). Avec 374 personnes contaminées, l’Italie reste toujours le pays européen le plus concerné par le coronavirus.

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