Vidianand Lutchmeeparsad: «Je suis un intellectuel raffiné»

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Vidianand Lutchmeeparsad, président de la Public Service Commission.

Vidianand Lutchmeeparsad, président de la Public Service Commission.

Lundi, Vidianand Lutchmeeparsad a été nommé Chairman de la Public Service Commission (PSC) et de la Disciplined Forces Service Commission (DFSC). Après avoir été Permanent Secretary au ministère des Finances, il a été Senior Chief Executive» pendant une année au ministère du Logement et des terres, avant cette dernière affectation. Il nous parle de ses projets et de ses attentes.

Vous attendiez-vous à cette nomination ?
Pas vraiment…

Pourquoi ?
Je ne m’y attendais pas, c’est tout. C’est le président qui décide.

Quel changement pensez-vous apporter à la PSC, dans la mesure où cette institution est beaucoup critiquée par rapport aux recrutements dans la fonction publique ?
Quand j’étais end user, j’ai vu qu’il y avait des manquements. Je compte m’enquérir de la situation. Mais, pour l’instant, je fais une analyse sommaire pour voir quels sont les points forts et les points faibles du système de recrutement. Et en ce qui concerne les critiques, elles ne sont pas toutes fondées car tout le monde ne sera jamais satisfait à 100 %. Mais on va tout de même prendre en compte les critiques constructives pour s’améliorer.

Quels sont ces manquements?
Il y a des améliorations à faire. Surtout en ce qui concerne la rapidité du service. Il faut que tout puisse aller vite.

Que faut-il faire pour redonner à la PSC sa crédibilité ?
La PSC a toujours opéré avec son indépendance. Avec tous les partenaires concernés, nous allons voir s’il faut revoir la législation afin d’améliorer notre système.

Mais pourquoi améliorer la loi si l'organisme est indépendant ?
Quand je parle d’améliorer la législation, je parle du système de recrutement, de promotion et de punition, entre autres. Pas de l’indépendance de l’institution. Sa personn pa gagn drwa tousé sa.

Allez-vous agir comme un «rubber stamp» ?
Non, pas du tout ! Enn dimounn kouma mwa bizin travay dans la neutralité, voire la méritocratie. Put the right man in the right place pour que l’institution progresse.

Lorsque vous dites «kouma mwa», cela voudrait dire que d’autres avant vous n’ont pas agi dans la neutralité à ce poste ?
Non. Kan mo pé dir kouma mwa mo pé koz enn dimounn dé mo kalib. Mo enn intéléktiel rafiné ki kav okip sa post-la. Mo éna trwa masters. Tou dimounn koné mo drwat, mo travay prop…

La PSC détient-elle suffisamment de ressources pour conduire des entretiens nécessitant des compétences techniques?
On a les ressources. Toutefois, je souhaite introduire la technologie. Par exemple, des plateformes technologiques où les candidats peuvent passer des examens au lieu de venir au bureau. J’ai à coeur et je souhaite qu’on le fasse prochainement.

Vous voulez bannir la bureaucratie ?
Non pas bannir, mais faire évoluer le système. Tout évolue dans le monde et on doit s’adapter.

Ceux qui assurent les entretiens sont-ils suffisamment formés pour ?
Oui. Tous les commissaires et membres de la PSC sont des hauts cadres retraités des services public et privé.

Pas de jeunes sur le panel ?
La plipar fek rétrété, donk zot zenn.

Votre prédécesseur a initié plusieurs projets, allez-vous continuer ?
J’ai demandé tous les dossiers pour les étudier. Par la suite, tous les commissaires et autres membres vont s’asseoir et réfléchir de quelle manière activer les recrutements. Nous allons mener une strategic thinking concertation. De plus, nous allons discuter à une façon d’améliorer la qualité d’éducation du secteur public à travers les recrutements. Les diplômes ne sont pas les seuls critères pour certains postes. Il faut des gens avec de l’expérience professionnelle.

Des dossiers ou des recrutements sont-ils en suspens ?
Il y a plutôt beaucoup d’entretiens qui sont en cours. Tout viendra vers moi par la suite.

Quelle est la plus mauvaise expérience de votre carrière de haut fonctionnaire ?
N’importe quel problème que j’ai rencontré lors de ma carrière, je l’ai pris comme un challenge. Dans tous les ministères, j’ai eu des problèmes. Mais je les ai résolus.

Cela ne vous dérange pas d’être à la tête d’une institution qui demande beaucoup de transparence, alors que l’affaire BAI Britam n’est toujours pas réglée ?
Je suis juste un témoin dans cette affaire (pause). Je n’ai rien à dire à ce sujet, surtout que justement l’affaire n’a toujours pas été réglée.

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