J.O. 2020 : les sportifs mauriciens inquiets

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Jonathan Drack et Kate Foo Kune étaient présents aux J.O. de Rio, en 2016.

Jonathan Drack et Kate Foo Kune étaient présents aux J.O. de Rio, en 2016.    

Le comité d’organisation des J.O. de Tokyo affirme tout mettre en place pour protéger les sportifs qui se rendront au Japon dans un peu plus de cinq mois. Les Mauriciens disent suivre la situation de près mais sont néanmoins sur le qui-vive, vu le coronavirus.

 À 161 jours du début des Jeux  olympiques  (JO)  de Tokyo  2020,  les  Mauriciens suivent la situation de près, par rapport à l’épidémie de coronavirus. Si, pour le président du Comité olympique mauricien (COM), Philippe Hao Thyn Voon, cette 32e édition, qui doit se tenir du 24 juillet au 9 août au Japon, pourrait être reportée, bien qu'à hier, le comité d’organisation se voulait rassurant.

Les  athlètes se sont entraînés durant ces quatre dernières années pour ces Jeux. À quelques mois du Jour J, le doute plane sur leur tenue, compte  tenu  de  l’épidémie de pneumonie virale, appelée Co-vid 19. Les sportifs locaux sont anxieux. Même si, pour l’heure, aucun Mauricien n’a obtenu de qualification, cela n’empêche que le COM obtiendra  des  invitations  pour que Maurice soit représenté.

Justement, pour la badiste Kate Foo Kune, la situation est inquiétante. «Déjà deux  tournois de badminton qui devaient se tenir en Asie ont été reportés à cause de cette  épidémie.» La sportive, qui évolue en Europe, suit les dernières nouvelles sur le Covid-19 de très près. Elle s’interroge néanmoins sur les produits sportifs fabriqués en Chine. «Les volants sont fabriqués en Chine et déjà l’on com mence  à  ressentir  le  manque d’équipements.  Qu’en  sera-t-il dans quelques mois?»

Des questions, Jonathan Drack s’en pose également.Le spécialiste du triple saut s’interroge sur l’impact du virus sur les compétitions. «Certainement,  cela limite  les déplacements et des compétitions sont annulées, comme les championnats du monde en salle.» De son côté, le président du COM soutient que la compétition pourrait  être  renvoyée. «Il est vrai que cette compétition a un coût qui est des plus conséquents.» Selon Philippe Hao Thyn Voon, la grande question est de connaître la position de l’Agence mondiale antidopage. «Elle a l’habitude de tester les sportifs en vue des grandes compétitions. Et elle n’a fait aucun  test sur  les  sportifs  chinois, depuis l’éclatement de l’épidémie. Est-ce que les pays participants aux J.O. vont accepter que les athlètes chinois ne passent pas par cette procédure?»

Surtout que la Chine est d’habitude bien positionnée au classement des médailles avec, par exemple, la troisième place du podium, avec 26 médailles d’or en 2016, à Rio, ou encore 38 titres remportés en 2012, à Londres, ce qui lui avait valu la deuxième place.

En tout cas, le président du comité d’organisation des J.O., Yoshiro Mori, a fait comprendre qu’il n’envisageait pas «de reporter ou d’annuler les Jeux», en raison de l’épidémie du Covid-19. Lors d’une réunion du Comité international olympique, la gouverneure de Tokyo,  Yuriko  Koike , a promis de mettre  en œuvre des «mesures rigoureuses» pour protéger la population du Covid-19.

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