Arnaud Souchon: «La santé est au centre de notre concept sport en salle»

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Arnaud Souchon, directeur de Keep Cool

Arnaud Souchon, directeur de Keep Cool.

Le concept est novateur, souligne Arnaud Souchon, directeur de Keep Cool. Privilégier l’approche santé grâce à un suivi coaching de haute qualité. Et redéfinir la notion de compétition. Etre en compétition avec soi-même plutôt qu’avec les autres pour devenir, à force de travail et d’assiduité, une meilleure version de soi.

Quel type de travail peut-on effectuer dans l’espace Keep Cool ?
La gamme d’exercices proposés nous permet de couvrir tous les types d’objectifs. Qu’il s’agisse d’une personne sortant d’une chirurgie pour la pose d’un anneau à son estomac et qui vient faire de l’accompagnement, du travail en douceur, de la répétition dans le temps qui va lui permettre de se stabiliser. Qu’il s’agisse de personnes qui commencent la musculation et sortent d’une croissance. Nous n’acceptons pas les enfants de moins de 16 ans parce que l’alignement vertébral ne s’est pas encore complètement mis en place. La musculation peut causer le tassement vertébral et entraîner une scoliose. 

Beaucoup de salles aujourd’hui pensent avant tout au business. Il faut faire du business. Mais on ne peut aller contre notre promesse client, contre notre vocation qui est de promouvoir la santé. Dommage que des salles accueillent des personnes de 13 à 17 ans non accompagnées. Cela peut entraîner des blessures, des craintes et pousser ces personnes à mettre le sport de côté à vie.

Nous accueillons aussi la personne qui est en obésité morbide, celle qui veut prendre de la masse musculaire, celle qui veut se muscler le périnée après un accouchement. L’année dernière, nous avons accompagné l’équipe de basket qui préparait les Jeux des îles. Notre spectre s’étend de la personne lambda à l’élite.

Keep Cool, c’est une salle, des appareils ultra-performants…
Il y a une très large gamme d’appareils dédiés à différentes activités, comme l’activité cardio, le renforcement musculaire. Il y a aussi un espace aménagé pour faire du crossfit. Le véritable point fort, ce sont nos horaires d’ouverture qui s’étendent de 5h à 23h, sept jours sur sept.

A Maurice et dans le centre, on est entouré souvent de call centres ou d’entreprises qui travaillent avec l’étranger. Leurs horaires sont souvent décalés. L’employé d’un BPO, qui finit à 21h, comment fait-il pour s’entraîner ? Nous offrons cette facilité, nous sommes ouverts jusqu’à 23h. Nous répondons à un besoin qui n’existait pas à Maurice pour le plaisir de notre clientèle.

Est-ce qu’il est important de prendre le temps de faire connaissance avec chaque adhérent ?
Dans le tarif est aussi incluse la prestation coaching. Durant les soixante premiers jours, l’adhérent a trois rendez-vous d’une heure avec les coachs. Ces trois heures leur permettront de le guider dans cette phase de départ. Une fois qu’il a atteint une certaine maturité, et qu’il comprend ce qu’il doit faire, toutes les huit semaines – ce sont des cycles de huit semaines en musculation pour atteindre un pic de forme – on enchaîne sur une nouvelle programmation. Toutes les huit semaines, on fait une batterie de tests. Comprendre la personne qui est en face, savoir d’où elle vient, ce qu’elle a vécu, nous aide à découvrir son projet sportif. La pesée impédancemétrie quant à elle permettra de mesurer tout ce qui est indicateurs morphologiques.

Comment accompagnez-vous vos adhérents ?
L’accompagnement passe par différentes étapes dans la salle. L’accompagnement sportif est important. L’adhérent a trois rendez-vous avec les coaches, il est guidé pendant les soixante premiers jours. Ensuite, tous les deux mois, sa programmation est changée. L’adhérent est libre de venir à n’importe quel moment, prendre un rendez-vous à l’accueil pour refaire une impédancemétrie et voir comment sa situation a évolué.

Ce métier est avant tout du social. Les gens viennent chez nous pour se vider la tête. Ils ont passé une journée intense et veulent sortir. Notre logo, c’est un petit smiley. C’est l’attitude que doivent avoir tous ceux qui travaillent sur notre réseau. Il faut que l’adhérent sorte d’ici avec ce sourire. 

Il faut être ouvert, avoir le sens de l’accueil, le sens de l’écoute surtout, dialoguer avec les gens, afin que s’installe un climat de confiance. Que ceux qui viennent ici se sentent à l’aise, c’est fondamental. L’activité physique génère une molécule qui s’appelle l’endorphine. Cette molécule procure cette sensation de bien-être. L’endorphine fait partie des hormones du bonheur. Elle nous plonge dans un état de bonheur. Si les adhérents ressentent cet état, c’est qu’ils ont bien travaillé, que leurs corps se sont débarrassés de ses toxines. C’est notre vocation.

C’est la vocation de l’équipe de quatre coaches. Ils ont des univers et des approches différents. La Keep Cool Academy dispense une formation à tous les coaches. Elle se déroule à l’extérieur. On peut aussi faire venir un formateur, ce que nous avons fait. On a un centre de recherches et de formation pour la franchise. C’est une salle qui n’est pas accessible aux adhérents, où les coaches recherchent de nouvelles approches sportives, travaillent sur de nouveaux types de programme, par exemple comment allier telle programmation à telle pathologie. Cela nous permet d’être sur des standards très aboutis.

On dit toujours que la France a presque dix ans de retard sur les Etats-Unis. Aujourd’hui, les autres franchises ont quasiment dix ans de retard sur nous. Nous avons été les premiers à lancer les cours vidéo interactifs par exemple. Tout le monde s’y met aujourd’hui après avoir pensé que ça n’allait pas marcher. Nous sommes toujours dans la recherche, dans l’innovation. Il n’y a pas de lassitude à l’entraînement, ce qui explique que nos adhérents sont fidélisés.

Guy Deville, le fondateur de Keep Cool avait conçu lui-même ses machines…
Le fondateur, Guy Deville, a monté son premier club en 2002 à Avignon. Il était avant tout un industriel spécialisé dans les machines de salle de sport. Lui est avant tout un ingénieur extrêmement intelligent. Dans les années 80, la plupart des machines, c’était de la fonte. Elles étaient très barbares et avaient un impact sur les articulations. Guy Deville voulait poursuivre son travail mais en protégeant le corps. Il a mis en place des machines à air comprimé et de résistance à eau qui permettent de travailler beaucoup plus en douceur pour protéger les articulations tout en ayant un entraînement intense.

Les machines ont été conçues et brevetées. On les retrouve aujourd’hui uniquement sur le réseau Keep Cool. Il y a aussi le Lady Corner. Le morphotype de la femme a pour particularité d’avoir une taille qui est souvent inférieure à celle des hommes. Les salles habituelles sont taillées pour les hommes, pas adaptées aux femmes. On a adapté nos machines à la morphologie de la femme. Les hommes et les femmes stockent les graisses dans des parties différentes du corps. Ces machines-là permettent d’aller chercher ces zones corporelles où les femmes ont tendance à stocker les graisses.

«Nous sommes toujours dans la recherche, dans l’innovation. Il n’y a pas de lassitude à l’entraînement, ce qui explique que nos adhérents sont fidélisés.»

Quelle place occupe la santé dans les programmes que vous avez conçus ?
La dimension santé occupe une place prédominante. Dans notre société de consommation, de gain de temps, de gains d’argent, on met complètement de côté notre santé. Jusqu’au jour où notre santé nous le rappelle. Notre corps communique constamment avec nous. C’est à nous de décrypter les messages qu’il nous envoie comme une petite douleur ou une gêne corporelle que nous pouvons ressentir. Si nous ne faisons rien, le corps va se mettre en sécurité en se blessant. C’est la barrière qu’il impose pour dire stop, pour qu’il puisse reprendre le dessus. Si on apprend à décrypter ces sensations corporelles, on ne doit pas se blesser. En tant que coach, nous jouons un rôle important dans la pédagogie auprès de nos membres. 

Quand on pense sport, trop souvent on pense compétition…
Sport égale compétition mais pas toujours. Pour la plus grande partie des adhérents en salle, il y a l’aspect compétition qui prend le dessus. Je ne dis pas qu’elle doit être sacrifiée, elle doit être présente. Mais elle ne doit pas se faire de l’un à l’autre – essayer d’être meilleur que l’autre et aller beaucoup trop loin par rapport à ce qu’on est capable de faire - mais plutôt envers nous-même. Si j’ai pu devenir une meilleure version de ce que j’étais hier, j’ai réussi mon challenge. 

Ce n’est pas notre éthique sportive, ce qui nous nourrit. Ce qui nous intéresse, c’est d’avoir pu réduire la masse corporelle d’un adhérent de tant de %, de savoir que la personne se sent mieux mentalement dans son environnement. Au final, le volet santé est fondamental. C’est pour ça qu’on travaille beaucoup avec les hôpitaux. Pas encore à Maurice. On est en train de lancer le programme et on travaille sur les prochains clubs.

Nous comptons bientôt approcher le Groupe CIEL, pour ce qu’on fait déjà à La Réunion, travailler sur des personnes qui sortent de chirurgie par exemple. Celui qui a posé un anneau ou subi une ablation d’une partie de l’estomac. Il y a un programme de réhabilitation qui se fait pendant un mois dans le milieu hospitalier. C’est court pour réapprendre comment fonctionne un corps et continuer à vivre avec ce corps qui a changé du tout au tout en l’espace de six heures. Nous travaillons avec ce type de public dans cette optique de sport-santé. La santé est au centre de notre concept sport en salle.

Comptez-vous ouvrir d’autres salles à Maurice ?
Nous avons monté un business plan sur six salles, comme on l’a fait à La Réunion. Aujourd’hui à La Réunion, on a sept salles, deux salles sont prévues encore cette année. On aura neuf salles au total. Le marché était porté sur neuf salles. Ici, le marché est porté sur six salles, potentiellement une septième. Pour l’instant, c’est la seule qui existe. Une salle Keep Cool qui tourne à son rythme normal comprend autour de 2 000 adhérents.

Quels sont les tarifs pratiqués chez vous ?
Nous avons une formule tout inclus de Rs 1 300 par mois. Ce tarif-là est étudié de façon à avoir une prestation, un rapport qualité-prix qui soit imbattable. On a des machines de haute qualité, on est équipé chez Technogym, l’équipementier numéro 1 en Europe. Des machines de haut standard qu’on retrouve dans les hôtels en général à un prix qui est extrêmement abordable. Nous proposons aussi un suivi coaching de haute qualité. Nous cherchons à avoir des personnes éduquées, qui savent vivre ensemble.

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