Clémencia: Cadre pittoresque oublié de tous

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Le village de Clémencia est entouré de montagnes, de plantations d’ananas et de bananeraies.

Le village de Clémencia est entouré de montagnes, de plantations d’ananas et de bananeraies.

Clémencia compte environ 4 000 habitants. La majorité est issue d’une longue lignée de planteurs. Ce petit hameau en porte les signes car autour du village, les champs d’ananas et de bananes s’étendent à perte de vue.

Et au milieu coule une rivière… À Clémencia, la tradition du développement du village autour d’une source d’eau a été maintenue. Même aujourd’hui, la rivière est le point de rencontre des jeunes, des vieux, des hommes et des femmes pour un brin de causette. Le kiosque à proximité les protège du mauvais temps ou du soleil de plomb.

Ce lieu qui attire les habitants l’après-midi.

C’est dans l’après-midi que le village commence à vivre. En journée, il est difficile de trouver âme qui vive. Les commerces ferment à midi et rouvrent à 15h30. «Partou res mos. Ou pa pou trouv dimunn mem lor semin», explique un habitant.

«Élu» de dieu

Malgré le cadre idyllique de Clémencia, les habitants font face à de nombreux problèmes. Notamment lorsqu’il pleut. Dans le village, il n’y a guère eu de développement infrastructurel. Selon les habitants, à chaque fois qu’il y a des averses, l’eau s’accumule dans la région et beaucoup de maisons sont inondées. «Les problèmes d’inondation sont causés par des drains qui ne sont pas entretenus», explique Sylvestre Écumour, un natif du village. Puis, il y a aussi la desserte, qui laisse à désirer. Il n’y a que des bus en direction de Port-Louis, mais pas vers Flacq, qui est pourtant plus proche. Cela crée une pagaille pas possible pour le public voyageur. Il y a des patients, qui suivent leurs traitements à l’hôpital de Flacq. «Bizin pey taxi Rs 31. Ban vié dimounn pass boucou mizer» poursuit Sylvestre Écumour.

Sylvestre Écumoire et Richard Bosquet s’inquiètent des inondations dans le village.

Les étudiants ne sont pas en reste. Certes, il y a un bus scolaire en direction de Flacq le matin. Mais d’autres, qui fréquentent des établissements ailleurs, – à Moka, par exemple – doivent eux prendre un taxi pour se rendre à Bel-Air d’où ils prennent l’autobus pour se rendre à l’école.

Comme partout ailleurs, avant les élections, les divers aspirants députés ont promis monts et merveilles aux habitants mais à chaque fois, ces derniers ont déchanté. Richard Bosquet explique que le seul endroit où les enfants peuvent se défouler est le jardin d’enfants. Mais le hic est qu’il se trouve dans la cour d’une école et n’est accessible que pendant les heures de classes. Le manque de loisirs, pour les petits comme pour les grands, se fait cruellement sentir…

Malgré l’absence de développement, Clémencia est, selon ses habitants, un endroit «ki bondié inn swazir», et ils n’en sont pas peu fiers. Un des plus anciens temples du pays, le Bala Dhandayouthabani Swami Kovil, s’y trouve. Il a été totalement construit en pierres taillées entre 1856 et 1859 par des travailleurs étrangers et aujourd’hui, des gens viennent de partout pour prier.

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