Amaury: Goolam Ally Choychoo, marchand ambulant malgré son handicap

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Goolam Ally Choychoo fait du porte-à-porte en pilotant une moto adaptée à son état.

Goolam Ally Choychoo fait du porte-à-porte en pilotant une moto adaptée à son état.

Il est animé par une tonne de courage et une sacrée détermination. Lui, c’est Goolam Ally Choychoo, paraplégique. Ce quinquagénaire n’est pas paralysé depuis la naissance. En fait, il exerçait autrefois comme maçon. Il a été victime d’un accident de travail, le 24 août 1996, et lors de sa chute, sa colonne vertébrale a été endommagée. À présent, il ne ressent plus aucune sensation au niveau des jambes.

Hormis la pension d’invalidité qu’il perçoit, il a dû trouver une autre occupation pour subvenir aux besoins de sa famille. Au départ, et grâce au soutien du ministère de la Sécurité sociale, qui lui a offert des outils, il a ouvert un petit atelier de bois. Mais il a dû apprendre les techniques du travail de bois par luimême et cet autoapprentissage n’a pas été aisé.

Courage et optimisme

N’ayant plus la force de continuer ce travail si dur, ce père de deux fils a décidé de passer à autre chose. «Cela fait plus de 24 ans que je suis paralysé. Mais même si je n’arrive plus à marcher, j’ai réalisé que je peux certainement utiliser mes mains. Avant ma paraplégie, c’était moi qui subvenais aux besoins de ma famille. Quand les médecins m’ont annoncé que je n’allais plus marcher, j’étais déprimé. Je n’avais plus envie de vivre bien qu’au fond de moi, je savais que je devais me montrer plus fort pour mes proches. Je dois dire que mon épouse a été mon plus grand soutien», résume le quinquagénaire.

Il reconnaît aujourd’hui que son état l’a rendu plus fort. Malgré son handicap, notre interlocuteur travaille et gagne sa vie dignement. Grâce à l’aide de sa famille et de ses proches, il a pu se procurer une moto spécialement adaptée à son état. Et depuis qu’il a obtenu ce véhicule, Goolam Ally Choychoo s’est fait marchand ambulant. Depuis deux ans, il fait du porte-à-porte dans les localités du nord de l’île, vendant du prêt-à- porter.

Il ne regrette pas d’avoir changé son fusil d’épaule car il gagne de quoi mener une vie décente. «J’ai repris goût à la vie et j’ai retrouvé mon optimisme. Cela m’a pris du temps mais j’ai compris que la vie ne s’arrête pas à la moindre épreuve.» Goolam Ally Choychoo devrait vraiment être un exemple pour nous.

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