Un an après sa mort, le FC Nantes rend hommage à Emiliano Sala

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Portrait géant d'Emiliano Sala sur la pelouse du stade de La Beaujoire, avant le match Nantes-Bordeaux, le 26 janvier 2020, un an après sa disparition dans un avion.

Portrait géant d'Emiliano Sala sur la pelouse du stade de La Beaujoire, avant le match Nantes-Bordeaux, le 26 janvier 2020, un an après sa disparition dans un avion.

«C’est un Argentin, il ne lâche rien»... Nantes a rendu dimanche un vibrant hommage à l’Argentin Emiliano Sala avant son match contre Bordeaux, club de formation de l’ancien attaquant canari disparu il y a un an dans un accident d’avion.

Avant le coup d’envoi, une bâche à l’effigie de l’ancien numéro 9 nantais est restée déployée dans le rond central pendant l’échauffement des joueurs.

Dans un stade de la Beaujoire quasi-plein mais silencieux, les écrans géants ont diffusé des images de l’attaquant argentin, tandis que les supporteurs ont déployé un tifo représentant Sala au côté de Henri Michel et d’autres anciennes gloires disparues du FC Nantes: «Notre mémoire collective vous rend immortels».

A l’entrée des joueurs, les supporters ont scandé «Emiliano Sala, Emiliano Sala...» et un immense tifo a affiché son visage et son numéro 9 sur toutes les tribunes. Puis les joueurs et arbitres se sont mêlés pour une minute d’applaudissements que les supporters ont fait durer.

A la 9e minute, comme à tous les matches depuis un an, les supporteurs ont allumé des fumigènes et lancé des papiers, tous debout pour applaudir et chanter: «c’est un Argentin, il ne lâche rien...»

Les Canaris jouent avec un maillot blanc aux imperceptibles lignes bleues, en hommage à cet Argentin qui rêvait de l’Albiceleste même s’il était peu connu dans son pays. L’équipe de Bordeaux, son club de formation, aborde ses initiales et le drapeau argentin au niveau du coeur.

Avant le match, beaucoup de supporters sont venus se recueillir quelques minutes devant un grand portrait souriant du joueur. Certains ont déposé des fleurs, ou laissé un message, ou encore un dessin représentant un 9 doté d’une auréole et d’ailes d’ange.

«Ca fait bizarre de revenir. On était là il y a un ans, on n’arrive toujours pas à y croire. On est tous là pour lui, toute l’année, à tous les matches, et on ne l’oubliera jamais. C’est si triste. Il était au début de sa vie, et il donnait tout sur le terrain. A chaque match, à chaque but, je pense à lui», a déclaré à l’AFP Marianne Bejin, 30 ans.

Au soir du 21 janvier, Emiliano Sala a péri à 28 ans dans le crash du petit avion de tourisme qui l’emmenait vers Cardiff, alors en Premier League, où il venait d’être transféré après avoir porté le maillot de Nantes pendant trois ans et demi.

Outre l’émotion, la disparition du joueur laisse de nombreuses questions en suspens, sur les responsabilités dans l’accident dans lequel le pilote David Ibottson a également disparu et pour lequel le rapport d’enquête est attendu en mars, et sur le paiement des 17 millions d’euros prévus pour son transfert.

En septembre, la Fifa a ordonné à Cardiff, relégué cet été en 2e division britannique, de verser la première tranche de 6 millions prévue. Mais le club gallois a saisi le Tribunal arbitral du sport, dont la décision n’est pas attendue avant juin.

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