Une compresse dans le ventre d’une mère ayant accouché de triplés

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Anne Lamvohee, une Rodriguaise de 36 ans, s’était rendue à Maurice pour mettre au monde des triplés. C’était le 16 décembre. La trentenaire a accouché par césarienne. Or, le 19 janvier, après des examens, on a retrouvé de la compresse de gaze (utilisée pour un pansement) au niveau de son abdomen.

Ses proches, qui crient à la négligence médicale, ont porté plainte à la police. Nous avons contacté le ministère de la Santé à cet effet. La cellule de communication nous a expliqué que le ministère de tutelle est au courant du cas et une enquête est en cours.

La belle-sœur de la victime, âgée de 54 ans, a confié aux enquêteurs que la jeune mère  avait été  admise  à l’hôpital Victoria, à Candos, le 16 décembre et a mis au monde trois bébés par césarienne. Deux garçons et une fille ont vu le jour et les bébés et se portaient bien. «Ma belle-sœur  a  ensuite  été  placée  en  observation  à  la  salle post-natale alors que les bébés étaient au nursery ward», a expliqué la quinquagénaire à la police.

Cette dernière poursuit que  la  patiente  a  été  autorisée  à  quitter  l’hôpital  le 22 décembre avec les nouveau-nés. Elle est venue habiter chez elle, à Quatre-Bornes, mais se plaignait de vives douleurs au ventre. La jeune femme pensait que cela était dû à la césarienne. La plaignante relate qu’Anne Lamvohee, souffrant toujours d’atroces douleurs, s’est rendue à l’hôpital le 12 janvier. Après  l’avoir auscultée, les  médecins  lui ont prescrit des comprimés antidouleur et l’ont autorisé à rentrer chez elle.

Le 19 janvier,  Anne Lamvohee   avait   conduit ses deux fils à l’hôpital, car ils souffraient de fièvre. Le personnel soignant leur  a dit que les  bébés  devaient être admis à l’hôpital. Selon ses proches, qui étaient présents à ce moment-là, ils ont remarqué qu’Anne Lamvohee  ne  pouvait  plus  marcher. Elle a été à nouveau auscultée et a passé une radiographie. C’est à ce moment-là qu’on a découvert qu’il y avait une compresse de gaze dans son corps. Elle a dû être opérée d’urgence.

Contactée, la famille de la victime explique qu’elle a été sauvée de justesse. «Elle aurait pu avoir une infection et mourir, si on n’avait pas découvert cela à temps. Je remercie l’hôpital et les médecins qui ont pratiqué l’intervention. Ils ont fait preuve de transparence et nous ont expliqué  les  choses  clairement. Ils ne nous ont rien cachés.», explique une des proches d’Anne Lamvohee.

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