Il y a 40 ans, Purryag, Moorba et Ramoly débutent leur carrière ministérielle

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Kailash Purryag, Suresh Moorba et Kamil Ramoly.

Kailash Purryag, Suresh Moorba et Kamil Ramoly.

Le 16 janvier 1980, le Premier ministre, Sir Seewoosagur Ramgoolam, procède à un remaniement ministériel. Le chef du gouvernement permet, à l'occasion, à des députés néophytes de débuter une carrière ministérielle.

Trois des quatre personnalités qui font leur entrée au gouvernement, sont Kailash Purryag, Suresh Moorba et Kamil Ramoly. Le quatrième nouveau ministre est le Dr Beergoonath Ghurburrun. Ce dernier vient de retrouver un siège à l'assemblée législative après le décès de Mahess Teeluck, ministre de la Santé et député de Flacq-Bon-Accueil. Ghurburrun avait auparavant détenu le portefeuille du Travail.

Des autres nominés, seul Kailash Purryag avait été élu sous la bannière du Parti Travailliste en décembre 1976. Il était député de Vacoas-La Caverne. Ainsi débute pour Purryag une riche carrière au sein de l'exécutif. Il sera par la suite ministre de la Santé, puis Deputy Prime Minister, Speaker, et président de la République.

Suresh Moorba n'a pas été aussi chanceux. On se rappelle de lui comme le premier transfuge après les élections de 1976. Moins de deux ans, après le scrutin, Moorba élu dans la circonscription No 4 (Port-Louis-Nord-Montagne-Longue) quitte le Mouvement Militant Mauricien. Il adhère au PTr pour animer l'aile jeune de ce parti. Et en janvier 1980, il devient ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement. À la fin de son mandat en 1982, il abandonne la politique active.

Kamil Ramoly est lui membre du Parti Mauricien Social Démocrate (PMSD). Député correctif, il  avait été nommé secrétaire parlementaire au ministère des administrations régionales. C'est en toute logique que ce portefeuille lui est attribué quand Maurice Espitalier-Noël, membre de son parti, décide de quitter ses fonctions ministérielles.

Pour consolider sa majorité, Sir Seewoosagur Ramgoolam attire dans les rangs de son parti l'ex-adjoint au secrétaire général du MMM, Celui-ci élu au No. 14 (Savanne-Rivière-Noire) avait lui aussi décidé de quitter son parti pour migrer vers le PTr.

C'est ainsi que le Premier ministre de l'époque à pu astucieusement préserver sa majorité parlementaire. Son gouvernement était alors confronté à la forte opposition du MMM et à la contestation menée au sein du PTr par Harish Boodhoo.

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