Résidence Mère-Teresa: les inondations, un vrai calvaire pour les habitants

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Les années passent mais le problème d’inondations à Résidence Mère‐Teresa, Triolet, demeure. Les habitants en ont ras‐le-bol.

Les années passent mais le problème d’inondations à Résidence Mère‐Teresa, Triolet, demeure. Les habitants en ont ras‐le-bol.

Les récentes pluies diluviennes leur ont causé beaucoup de tort. En effet, une douzaine de maisons dans la localité ont été prises d’assaut par le déferlement des eaux et de la boue. L’eau a noyé lits et meubles dans certaines maisons.Les rues et les cours ont été complètement inondées.

C’est dans la nuit de dimanche à lundi que la situation a empiré, martèle Kelly, qui habite tout près. Il y a eu des moments de panique parmi les habitants, surtout chez les enfants. Partagée entre tristesse et colère, Kelly, qui nous a rencontrés pour raconter le calvaire des habitants, est désemparée.

C’est sa mère qui habite à Résidence Mère-Teresa. Après avoir reçu un appel dans la soirée de dimanche, elle s’est rapidement rendue chez elle où l’eau s’était accumulée dans sa maison.

Âgée de 57 ans, la maman de Kelly, Margaret Soodun, souffre d’un handicap visuel. Arrivée sur place vers 19 heures, Kelly s’est rendue aussitôt au poste de police de la localité pour solliciter une assistance.

Elle confie y être restée jusqu’aux environs de 21 heures. «On m’a dit que les pompiers avaient été mandés sur place. Soulagée, je suis retournée chez ma mère. Toutefois, en arrivant, j’ai constaté qu’il n’y avait pas de pompiers.» «Les voisins m’ont expliqué que ces derniers leur ont dit qu’ils n’avaient pas de pompes. Remontés, les habitants n’ont pas caché leur colère. Les pompiers ont été pris à partie et ils ont dû quitter les lieux en vitesse.»

Traumatisée, Kelly s’est dirigée à nouveau au poste de police à pied. Il était alors 21 h 30. Elle y est restée jusqu’à minuit, attendant que sa doléance soit prise en considération.

Margaret Soodun, malvoyante, a tout perdu à cause de l’eau et de la boue qui ont fait irruption dans sa maison.

«Quand je suis sortie du poste de police, il était déjà minuit passé. Cette fois, j’ai voulu attendre l’arrivée des pompiers. Néanmoins, il n’y avait personne à 1 heure du matin. C’est un conseiller de district de Pamplemousses qui a pris les choses en main.Grâce à son intervention, les pompiers ont été mandés à 4 heures du matin.»

«Entre-temps, les personnes dont les maisons étaient inondées n’avaient nulle part où se réfugier. J’ai même demandé qu’on leur trouve un endroit pour passer la nuit, en vain. Par contre, dans d’autres localités il y a ce genre d’arrangement.»

  Rosemone Aurélien, 78 ans, a également tout perdu, le dimanche 5 janvier, suite à la pluie torrentielle.

Notre interlocutrice fait ressortir que cette situation perdure depuis des années. Elle estime que les habitants de Résidence Mère-Teresa sont traités de façon cavalière et inhumaine. «J’ai une grand-mère de 78 ans qui est la voisine de ma maman. Comment peut-on laisser des personnes âgées dans une pareille situation ? La police devrait faire son travail.»

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