Pointe-aux-Sables: Véronique Christine-Laurent croqueuse d’art

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Véronique Christine-Laurent croque l’art d’un trait depuis son jeune âge.

Véronique Christine-Laurent croque l’art d’un trait depuis son jeune âge.

Véronique Christine-Laurent est à la fois peintre, portraitiste, enseignante… et maman aussi. Notre équipé l’a rencontrée à Pointe-aux-Sables où elle réside.

C’est avec le temps qu’elle a compris que l’art fait partie d’elle. Aujourd’hui, l’art lui fait gagner sa vie. Elle, c’est Véronique Christine-Laurent et elle parle couramment de  l’art. Sur place, elle ne peut cacher sa joie. Mère pour la seconde fois, notre interlocutrice est aux anges depuis une semaine déjà.

Revenons sur son parcours. C’est au collège que Véronique Christine-Laurent s’adonne à l’art. Ensuite,  elle fait ses études à l’école des Beaux-Arts du Mahatma  Gandhi Institute en l’an  2000. «J’ai choisi l’art parce que je ne me voyais pas travailler dans un espace clôturé. Alors,  je me suis inscrite dans une école des Beaux-Arts. Après quatre ans d’études, j’ai commencé à enseigner l’art au collège. Cela fait 14 ans que je suis professeur d’art.»

Hormis le professorat, Véronique Christine-Laurent était également portraitiste au Caudan où ses ouvrages étaient appréciés par plusieurs.  Leur singularité s’articule autour de plusieurs techniques. Au dire de la jeune maman, elle n’a pas un style propre à elle. D’autant plus qu’elle préfère plus ou moins laisser libre cours à sa créativité et à ses émotions.

Telle une artisane, à petites touches elle dessine, trace, colorie, peint… mêlant à la fois spontanéité, légèreté et concentration. Elle sème des indices dans son espace, s’inspirant de la nature, des animaux, des personnages aussi bien que les paysages pour exprimer ses sentiments et aspirations les plus profonds.

Véronique Christine-Laurent a adopté plusieurs techniques qu’elle aime exploiter à l’instar du marbling et de la résine. De temps à autre elle utilise aussi la peinture à l’huile pour réaliser des tableaux. Pour promouvoir son art, elle a créé sa page Facebook «kuler Baz’ ART» où on peut voir ses oeuvres et la contacter aussi. D’ailleurs cette année, elle compte lui donner plus de visibilité.

L’enseignante fait ressortir que l’art est aussi un sujet digne de son nom. Souvent, explique-t-elle, des élèves n’optent pas pour cette matière par peur de représailles. En effet, laisse-t-elle entendre, les parents n’encouragent pas leurs enfants à envisager une carrière artistique. Parce qu’il n’y a pas assez de débouchés dans ce domaine.

«La mentalité reste à changer. À Maurice, les artistes sont rarement appréciés. Souvent, les gens ne veulent pas acheter les ouvrages des artistes car cela ne semble pas être un bon investissement. C’est vraiment difficile de gagner sa vie en tant qu’artiste. Enfin, c’est une question d’éducation et de culture. Je crois sincèrement que ce sont les parents qui peuvent influencer les enfants. Il suffit d’accepter qu’il y a plusieurs enfants doués en art.»

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