Mauvais temps: situation de crise au port

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Un navire, prêt à prendre la mer, a dû débarquer ses 700 conteneurs au port, jeudi 26 décembre.

Un navire, prêt à prendre la mer, a dû débarquer ses 700 conteneurs au port, jeudi 26 décembre.

Conteneurs bloqués, portiques à l’arrêt, des navires qui ne peuvent accoster… Mauvais temps oblige, les activités au port tournent au ralenti en ce moment. Hier, jeudi 26 décembre, un navire prêt à prendre la mer a vu les 700 conteneurs qu’il transportait être débarqués à nouveau au sol. Histoire de ne prendre aucun risque car quand la mer se déchaîne, c’est la montée des eaux au terminal des conteneurs dans la zone portuaire. Des flots qui peuvent aussi emporter ou abîmer des conteneurs.

À la Cargo Handling Corporation Ltd (CHCL), même s’ils sont préparés à ce genre de situation, on parle de «crise» depuis ces derniers jours. La météo est venue compliquer les choses car cette société privée appartenant à l’État, qui est responsable des activités de manutention de conteneurs à Port-Louis, se remettait à peine d’un manque d’effectifs pour opérer ses huit portiques. Une situation coutume chaque fin d’année lorsque les employés prennent leurs congés.

Pendant ce temps, les opérateurs de l’import-export entre autres particuliers font les frais de ces aléas. L’un d’eux qui a pris contact avec l’express cette semaine, mais qui a souhaité garder l’anonymat, témoigne : «Depuis le 12 décembre, je voulais envoyer un conteneur à Madagascar et je n’ai toujours pas pu le faire. Quand des bateaux arrivent, on me dit soit, qu’il n’y a pas de place, soit que les gens sont en congé, soit qu’il y a de fortes houles

Pas de travail lorsque le temps est mauvais

Sauf qu’à la CHCL, il est hors de question de prendre des risques avec les alertes de vents forts de la station météo. «Le protocole établi ici comme dans d’autres ports est qu’on ne travaille pas lorsque le temps est mauvais», convient le directeur général de la CHCL, Ram Prakash Nowbuth. À l’écouter, on comprend que la situation n’est pas prête de s’améliorer. «Comme on est en contact permanent avec la station météorologique de Vacoas, on s’attend à ce que le temps s’aggrave dès demain (NdlR, aujourd’hui) jusqu’à ce week-end», indique Ram Prakash Nowbuth.

Ainsi, les activités de manutention ont commencé à tourner au ralenti en raison des alertes de rafales et de fortes houles respectivement depuis le 22 décembre.

Pertes de Rs 5 millions par jour

Au départ, les portiques étaient à l’arrêt uniquement en intermittence avant de reprendre leurs activités. Au fil des jours, la situation s’aggrave avec les conditions climatiques. Qui dit portiques à l’arrêt, dit aussi manque à gagner. Ram Prakash Nowbuth évoque Rs 3 millions à Rs 5 millions de pertes au quotidien.

De son côté, Shekur Suntah, le directeur général de la Mauritius Ports Authority, affirme que «le port opère 24/7 mais que pour les portiques qui coûtent Rs 400 millions l’unité, il y a des normes à respecter lorsqu’il y a des vents forts. Il y va de la sécurité».

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