Environnement: les militants écologistes craignent un retour du projet d’incinérateur de déchets

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(image d’illustration) La convention MARPOL exige l’aménagement d’un incinérateur de déchets.

(image d’illustration) La convention MARPOL exige l’aménagement d’un incinérateur de déchets.  

Le gouvernement entend-il faire renaître le projet d’incinérateur de déchets? Car il vient de ratifier une annexe à l’International Convention for the Prevention of Pollution from ships, (MARPOL), en l’occurrence l’annexe VI. Est-ce à dire qu’il a, par-là, accentué la pression pour activer le projet de traitement de déchets, comme l’exige cette convention ? C’est une décision du conseil des ministres qui est venue ajouter au trouble des plateformes en faveur de l’environnement, notamment le Mouvement Anti-Pollution.

Au sein du Mouvement Anti-Pollution, l’on parle déjà d’une bataille à enclencher. Les contestataires ont encore en tête la bataille à Riche-Terre avec le projet Veolia pour l’aménagement d’un incinérateur dans cette zone. La méfiance est de mise car le pays avait ratifié les annexes I à V et avait alors évoqué la nécessité d’un projet de traitement de déchets.

Pourquoi avoir ratifié l’annexe VI subitement le 22novembre au conseil des ministres? Cette annexe insiste sur l’utilisation du Light Fuel Oil dans les eaux côtières soit dans un rayon de cinq kilomètres dans le port.

Des proches du dossier expliquent que «dans les protected areas, soit dans les environs du port, les navires devront limiter leur seuil d’émission de gaz. Cependant en dehors des zones, rien ne change. Aujourd’hui, Maurice accepte ces recommandations et les inclura dans ses lois».

Ce qui fait craindre un sursaut quand il s’agit du traitement de déchets, puisque le MARPOL exige l’aménagement d’incinérateurs.

«L’on ne trouve pas l’utilité de faire un traitement de déchets dans l’ile. Surtout que l’on traite déjà de l’huile lourde dans l’ouest du pays. Kapav avoy tou laba mem. Pas la peine d’en avoir un deuxième. Nous n’avons pas une grande quantité, d’ailleurs», confie un ex-membre du Mouvement Anti-Pollution.

Pour Gregory Ng, un des membres exécutifs de cette plateforme, le «business case est toujours d’actualité. Le risque de revoir un projet tel que Veolia reprendre forme ne sera pas une surprise. Veolia s’était appuyé sur les annexes de MARPOL pour monter son projet et aujourd’hui encore l’on peut avoir recours à la même justification.» De renchérir que le mouvement se battra encore une fois dans un tel cas de figure.

Pour sa part, Kavi Ramano, nouveau ministre de l’Environnement est resté injoignable face à nos nombreux appels à hier. D’autres sources concordantes au sein du gouvernement laissent pour leur part entendre que le projet d’incinérateur et de traitement de déchets n’est pas une priorité pour l’heure.

La vague de mécontentement contre Veolia

Le projet d’incinérateur et de traitement de déchets sur un terrain à Riche-Terre avait fait grand bruit cette année. Les habitants de Baie-du-Tombeau contestaient les risques de pollution d’un tel projet près d’une zone résidentielle. Veolia avait, par la suite, et après plusieurs mois de bataille, abandonné le projet. Aujourd’hui, le terrain a été remis dans son état original, soit sans les clôtures et les macadams qui jalonnaient le sol.

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