Piments verts: la variété de Taïwan attendue début 2020

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En attendant la variété de piments verts de Taïwan, les planteurs ont mis en terre d’autres plants, pour une récolte en janvier.

  En attendant la variété de piments verts de Taïwan, les planteurs ont mis en terre d’autres plants, pour une récolte en janvier.  

Il faut encore patienter avant de voir le piment vert de Taïwan dans notre cuisine. Les planteurs sont néanmoins sur leur garde, car la maladie guette toujours.

Elle n’est pas encore prête à être mise en terre. La nouvelle variété de piments verts, en provenance de Taïwan, doit encore passer par d’autres examens avant qu’elle ne soit validée pour un ultime test dans les champs des planteurs. Le Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI) veut voir si ces piments résistent à la fois à l’été et à l’hiver mauricien ainsi qu’aux maladies actuellement présentes dans les champs de piments.

«Il nous faut tester la nouvelle variété sur deux ou trois saisons au minimum. Entre-temps, nous avons demandé aux planteurs de ne pas mettre des semences malades en terre. Nous leur avons conseillé un traitement à l’eau chaude. S’ils mettent des plants malades en terre, des insectes transmettront la maladie à d’autres plants», explique le Dr Ganeshan Seelavarn, Chief Executive Officer du FAREI.

Kreepalloo Sunghoon, secrétaire de la Small Planters’ Association, indique, pour sa part, que la nouvelle variété de piments est attendue pour des tests dans les champs à partir de janvier ou février 2020. En attendant les nouvelles semences, les planteurs de piments ont tout de même mis en terre d’autres plants de piments et attendent une récolte en janvier 2020.

C’est le cas de Saïd, un agriculteur de 55 ans, de Solitude. Il affirme que depuis quelques années, il s’est rendu compte qu’il est plus difficile de faire pousser des légumes. «Maladi pima-la pa lé alé…»

En novembre, il a mis en terre une variété hybride, qui donne des piments assez petits. «Nous sommes obligés d’utiliser des insecticides ou des pesticides même si nous n’avons pas vraiment envie. Les insectes sont toujours là et la maladie aussi. Il y a énormément d’investissement à faire dans l’agriculture. Une fois que nous perdons un champ, il n’y a plus aucune autre solution pour nous. Nous ne sommes même pas assurés», se lamente-t-il.

Pour un champ de deux arpents sous culture de piments, Saïd a investi Rs 275 000. Il explique qu’il doit d’abord acheter les semences, les donner à quelqu’un pour qu’il en fasse des plantules, payer pour la préparation du terrain en sus des Rs 60 000 de location annuelle des terres. Sans compter la main-d’œuvre pour la mise en terre. «À chaque fois que nous mettons quelque chose en terre, c’est comme la loterie. Si nous avons une bonne récolte, c’est bien. Si nous avons un climat difficile ou des maladies, c’est fini. Nous devons tout recommencer à zéro», indique Said.

Outre le piment, ce planteur du Nord possède également un arpent de terre sous culture de margoze. «Je ne sais pas s’il s’agit d’un champignon ou d’une autre bestiole, mais les margozes sont actuellement attaquées. Le FAREI a pris des échantillons pour des tests mais nous n’avons eu aucun retour. Les margozes ont actuellement des taches jaunes.»

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