Voile: les Jeux pour horizon en Nacra 17 et 49er FX lors des Mondiaux

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Billy Besson (g) et Marie Riou près de leur catamaran Nacra 17, sur l'île Enoshima au Japon, le 12 septembre 2018 Photo Toshifumi KITAMURA. AFP

Billy Besson (g) et Marie Riou près de leur catamaran Nacra 17, sur l'île Enoshima au Japon, le 12 septembre 2018 Photo Toshifumi KITAMURA. AFP

L’armada française pour les JO-2020 à Tokyo n’est pas encore complète. Dès mardi lors des Mondiaux à Auckland (Nouvelle-Zélande), deux catégories de bateaux tenteront de valider leurs billets: le Nacra 17, catamaran barré par un duo mixte, et le 49er FX, dériveur en duo féminin.

Sur les dix catégories inscrites au programme des Jeux, seules trois manquent à la France, avec le Finn, voilier barré par un homme en solitaire.

«Franchement c’est faisable si nos équipes jouent au niveau dont elles ont fait preuve lors du test event» fin août à Enoshima, au Japon, souligne à l’AFP Guillaume Chiellino, directeur de l’équipe de France.

Cinq quotas seront délivrés en Nacra 17, seul bateau mixte très rapide avec ses foils (appendices qui élèvent le bateau au dessus de l’eau pour le faire voler), et six en 49er FX, épreuve féminine en double pour ce dériveur très acrobatique.

Et ce sera plein feux sur le Nacra 17 avec ses stars de la voile française: Marie Riou et Billy Besson.

Après avoir vu s’envoler leur rêve d’une médaille lors des JO-2016 à Rio en raison d’une hernie discale dont a souffert Besson durant la compétition, la paire s’est reformée il y a 2 ans.

Mais un nouveau binôme fraichement monté et composé de Manon Audinet et Quentin Delapierre est venu mettre du piment dans la série. Formé il y a un an, il a remporté avec panache l’étape de Coupe du monde fin août à Enoshima.

Pas de pression

Les deux équipages ont pour mission de qualifier le bateau pour les JO-2020, ce qui ne signifiera pas que celui qui aura le meilleur résultat représentera la France à Tokyo. Il faudra attendre le comité de sélection qui ne devrait pas trancher avant avril.

Mais à Auckland, assurément, il faudra impressionner pour marquer des points.

«Il n’y a pas de pression, nous on arrive, on a tout à prouver. On est au début de notre projet sur une catégorie où ils (Riou et Besson) ont montré sur l’autre olympiade qu’ils étaient au dessus du lot», relève Quentin Delapierre, passé à l’olympisme en septembre 2018.

«Si dans notre binôme on mettait Marie et Billy sur un piédestal, ce serait déjà perdu», poursuit le barreur de 27 ans. «La nation n’est pas qualifiée aux Jeux, il faut déjà remplir ça. Après il y a la sélection entre Billy et Marie et nous. Je ne vois pas le mur m’arriver dans la tête. Quand j’ai signé je connaissais l’équation et, au contraire, j’ai même hâte que ça arrive et qu’on soit fixés».

Côté Riou et Besson, on ne pense aussi qu’à la qualification.

Pour cela, les champions du monde ont choisi de se mettre à fond dans l’apprentissage de la navigation à foils, avec une participation à un tout nouveau circuit durant l’année 2019, le SailGP.

Ils ont ensuite enchaîné en octobre et novembre sur des confrontations avec les Anglais, à Quiberon (Morbihan) et à Weymouth (Angleterre).

«Les Anglais nous ont proposé de naviguer avec eux, et nous, on voulait trouver du monde pour faire des courses à dix bateaux, faire des petites manches. C’est donnant-donnant», explique Marie Riou.

Le billet pour Tokyo sera délivré à l’issue des phases finales samedi.

En 49er FX, les tandems Lili Sebesi/Albane Dubois et Julie Bossard/Aude Compan joueront des coudes pour la qualification olympique.

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