Conseillers du Premier ministre: Ally Dahoo, «discret» mais spécial

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Avant d’atterrir au PMO, Ally Dahoo a fait 44 ans au sein de la commission électorale.

Avant d’atterrir au PMO, Ally Dahoo a fait 44 ans au sein de la commission électorale.

Alors que les résultats des dernières législatives sont contestés en Cour suprême dans neuf circonscriptions par l’opposition PTr-PMSD-MMM, il est bon de rappeler que le chef du gouvernement comprend, dans sa kyrielle de conseillers, un professionnel en matière électorale. Et pas n’importe qui. Mahmad Ally Dahoo, ex-n° 2 à la commission électorale, qui a côtoyé de près le commissaire électoral Irfan Rahman, le président de l’Electoral Supervisory Commission Yusuf Aboobaker, et d’autres personnes-clé de l’institution, est bien celui qui conseille le gouvernement dans tout ce qui touche aux élections. Par ailleurs, Ally Dahoo était présent, tout comme ses pairs, à l’Assemblée nationale, la semaine dernière pour la prestation de serment des élus du scrutin du 7 novembre.

Avant d’en arriver là, le conseiller du Premier ministre a exercé pendant plus de quatre décennies à la commission électorale. 44 ans pour être précis. Ally Dahoo a commencé à arpenter les couloirs et bureaux de la commission en 1971 comme Assistant Clerical Officer. Que de chemin parcouru jusqu’à sa nomination au poste de Chief Electoral Officer en 2002. Lorsque vient le moment de la retraite en 2013, il se voit proposer un poste de consultant à la commission électorale. Ce qu’il accepte. Durant sa carrière, Ally Dahoo exercera aussi comme expert électoral et consultant pour plusieurs agences internationales dont l’Union africaine. Il travaillera dans des pays comme le Libéria, l’Afrique du Sud et le Nigeria. Il se retire en 2015 jusqu’à ce que le gouvernement Lepep fasse appel à ses services pour être conseiller au bureau du Premier ministre.

La réponse à une question parlementaire du député du Mouvement militant mauricien, Reza Uteem, sur les salaires et privilèges des conseillers du Premier ministre, en 2017, révèle que Ally Dahoo perçoit un salaire de Rs 56 450 (passé à Rs 58 075 depuis), des allocations voiture, et bénéficie de congés et d’une gratuity. On y apprend également que son mandat est de conseiller le comité ministériel sur la réforme électorale. Mais, on se souviendra aussi du coup de gueule d’Ally Dahoo, le 12 mars 2014, lorsque le président de la République d’alors, Kailash Purryag, sur avis du Premier ministre, Navin Ramgoolam, lui confère le President’s Distinguished Service Medal «for long and distinguished service». Il avait décrié le fait d’avoir été honoré à un échelon aussi inférieur.

Quoi qu’il en soit, ceux qui côtoient cet homme «très compétent et fort discret» au bureau du Premier ministre n’en disent que du bien. «Sa longue expérience à la commission électorale fait qu’il connaît très bien la loi», fait-on valoir. Et d’ajouter : «Il est tellement discret qu’il peut passer presque pour un anonyme. On le voit notamment lorsqu’on a besoin de lui, sur les questions parlementaires relevant des affaires électorales.» Le principal concerné, que nous avons sollicité à maintes reprises, hier, n’a pas donné suite à nos appels et messages.

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