Midway: beaucoup de spectacle mais peu de Coeur

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L’amiral Nimitz, à la tête de la flotte américaine, voit cette bataille comme l’ultime chance de renverser la supériorité japonaise.

L’amiral Nimitz, à la tête de la flotte américaine, voit cette bataille comme l’ultime chance de renverser la supériorité japonaise.

Résumé, après la débâcle de Pearl Harbor qui a laissé la flotte américaine dévastée, la marine impériale japonaise prépare une nouvelle attaque qui devrait éliminer définitivement les forces aéronavales restantes de son adversaire. La campagne du Pacifique va se jouer dans un petit atoll isolé du Pacifique nord : Midway. L’amiral Nimitz, à la tête de la flotte américaine, voit cette bataille comme l’ultime chance de renverser la supériorité japonaise. Une course contre la montre s’engage alors pour Edwin Layton qui doit percer les codes secrets de la flotte japonaise et, grâce aux renseignements, permettre aux pilotes de l’aviation américaine de faire face à la plus grande offensive jamais menée pendant ce conflit.

La note : 7/10

Les films de guerre à la gloire des forces armées américaines sont légion. De «Il faut sauver le Soldat Ryan» à «Pearl Harbour» ou encore «La Chute du Faucon Noir», ces films s’attellent à décrire – souvent à grand renfort d’effets spéciaux – des épisodes courts mais clés de l’histoire de l’armée américaine, des moments où, face à l’adversité, le courage a triomphé. «Midway» s’inscrit dans cette même lignée, à un détail près : ce film ne décrit pas un épisode court mais couvre plutôt les six mois entre l’attaque de Pearl Harbour et la bataille de Midway. Le réalisateur Roland Emmerich, très connu des amateurs de films catastrophes, de science-fiction et d’un mélange des deux (on lui doit bon nombre de blockbusters tels que «2012», «Independance Day», «Stargate», «Le jour d’après») fait sans doute ce choix pour se donner le temps et l’espace de mieux explorer les raisons du conflit, tant du côté des Américains que des Japonais. Une initiative louable en soit, mais qui au final ralentit considérablement le récit et le noie dans une multitude d’histoires et de personnages secondaires.

«Midway» a tout ce qu’il faut pour être un bon gros film de guerre à l’américaine : des effets spéciaux de qualité, une pléiade d’acteurs de haut niveau, et un réalisateur adepte de destruction à grande échelle (non, il ne s’agit pas de Michael Bay pour une fois). Les séquences d’action sont d’ailleurs d’un très bon niveau et garderons les spectateurs au bord de leurs sièges tant l’intensité des ‘dogfights’ (combats aériens) est réussie. Cela étant dit, ces combats aériens deviennent rapidement répétitifs puisqu’ils interviennent à intervalles réguliers tout au long du film et se déroulent à chaque fois de la même manière. C’est l’un des dangers de réaliser un film qui comprend autant de séquences de combat : au bout d’un moment, le manque de créativité se fait cruellement sentir.

Mais le plus gros problème de ce film, c’est son manque de coeur. Ses personnages sont relativement intéressants, mais aucun n’arrive à capturer l’attention du spectateur. Celui qui s’en approche le plus est Patrick Wilson, excellent en agent des renseignements anxieux et empathique, mais il est perdu dans l’océan de personnages secondaires de ce film. Car le gros drame de ce film est qu’il soit incapable de mettre en valeur le talent de ses acteurs. Un film qui se serait concentré sur le rôle clé des agents de renseignements, mené par Patrick Wilson, aurait sans doute été un drame passionnant, à la manière d’«Imitation Game». Ou un film de guerre sur les valeureux pilotes, avec quelques dogfights intenses, aurait aussi été intéressant. Mais «Midway» essaie de tout faire, et au final ne réussit rien.

Il faut aussi dire que le film ne jouit pas du meilleur des scripts, avec des dialogues simplets et des acteurs qui, malgré leur talent indéniable, n’arrivent pas à élever le récit et lui donner le coeur et l’intensité nécessaires. Au final, ce «Midway» reste un divertissement correct, mais il ne marque pas les esprits et sera vite vu, et vite oublié. À voir pour les amateurs de films de guerre.

Fiche technique
Genre : Drame, guerre
Durée : 2 h 19
De : Roland Emmerich
Avec : Ed Skrein, Patrick Wilson, Luke Evans, Aaron Eckhart, Nick Jonas, Mandy Moore, Dennis Quaid, Tadanobu Asano, Woody Harrelson
Salles : Star Caudan, La Croisette, Bagatelle




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