Adam Lane: «Développer les compétences numériques des régions rurales»

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Adam Lane, Deputy Chief Executive Officer Public Affairs de Huawei Technologies (Kenya).

Adam Lane, Deputy Chief Executive Officer Public Affairs de Huawei Technologies (Kenya).

Le but : aider les jeunes africains dans les régions rurales à développer des compétences numériques. Adam Lane décortique le projet «DigiTruck» de Huawei. C’était jeudi lors de la clôture de l’AfricaCom, qui s’est tenu du 12 au 14 novembre, en Afrique du Sud.

Huawei a présenté un projet phare lors de l’AfricaCom 2019 : le DigiTruck. Parlez-nous-en ? 
C’est un projet sponsorisé par Huawei – en partenariat avec l’organisation à but non lucratif belge Close the Gap – qui a débuté il y a deux mois, soit en septembre, au Kenya. Cela, dans le cadre de son initiative d’inclusion numérique Tech4ALL. Les DigiTrucks sont en fait des conteneurs maritimes de 40 pieds de long qui sont transformés et réaménagés en salles de classe numériques mobiles. Celles-ci sont équipées du haut débit sans fil et dotées d’ordinateurs portables et de téléphones intelligents. Ces DigiTrucks sont alimentés par l’énergie solaire et des batteries, dans le but d’atteindre les villages isolés n’ayant pas d’électricité.

À quoi servent-ils ? Ces DigiTrucks ont été conçus afin de donner la chance aux gens habitant des régions rurales qui n’ont pas suffisamment accès au numérique. Les régions urbaines ne sont pas concernées. L’objectif est de fournir une formation en compétences numériques aux communautés rurales et isolées du Kenya. Beaucoup d’écoles peuvent obtenir des ordinateurs, mais elles n’ont pas les compétences nécessaires pour les utiliser ou les intégrer dans un cursus digital. C’est ce genre de programmes qu’on dispense pour les jeunes et les plus âgés. Tout le monde peut s’inscrire et suivre la formation. (…)

Nous utilisons Excel, PowerPoint, Internet, Wikipedia, entre autres. Les villageois ayant suivi la formation pourront ainsi faire des études en ligne, trouver un emploi ou encore se faire de l’argent en ligne avec l’e-commerce. (…)

Comment l’idée a-t-elle germé ? 
Les gens avaient accès à l’Internet à haut débit mais ne l’utilisaient pas. Nous avons voulu savoir pourquoi. Est-ce parce qu’ils n’ont pas les compétences qu’il faut ? Est-ce parce que le système est coûteux ? Avec l’aide d’organisations caritatives, nous avons fait une évaluation du marché. Aujourd’hui, nos partenaires des organisations caritatives soutiennent cinq autres conteneurs mobiles en Afrique. Notamment en Tanzanie, en Afrique du Sud et en République démocratique du Congo. Et chaque pays a un partenaire local qui opère le DigiTruck et d’autres sponsors.

Depuis le lancement du DigiTruck, combien de jeunes ont pu être encadrés ? 
120 jeunes sont formés par mois. Nous avons six classes de 20 élèves par jour. Et chaque classe dure deux heures. C’est une organisation caritative locale qui dispense les cours.

Ciblez-vous d’autres régions ? 
Oui. Il se pourrait qu’on cherche deux grands camps de réfugiés en Somalie, dans le sud du Soudan et en République démocratique du Congo.

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