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Smart: Google rachète Fitbit et annonce des montres connectées

5 novembre 2019, 11:33

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Smart: Google rachète Fitbit et annonce des montres connectées

Avec le rachat de Fitbit par Google, les montres connectées sous Wear OS devraient pouvoir être remises sur le marché et concurrencer Apple. À quand la Smartwatch Google ?

Les choses sont faites. Alors que les pourparlers entre Google et Fitbit avaient fuité sur la toile, il y a trois jours, la confirmation de ce rachat de la firme californienne spécialisée dans les objets connectés par Google, a été obtenue. Google a dépensé pas moins de 2,1 milliards de dollars afin de récupérer des technologies hardware trop onéreuses à produire pour elle.

Mais désormais, avec son système d’exploitation Wear OS et ses nouvelles équipes de développement venant de chez Fitbit, c’est un nouveau concurrent de taille qui va faire son entrée sur le marché des montres connectées.

Les rapports de Google avec le marché des montres connectées étaient loin d’être aussi réussis que ceux d’Apple. Sans construire ses propres montres, Google ne touchait au secteur qu’avec un système d’exploitation spécialement conçu pour les montres connectées : Wear OS.

Néanmoins, ce dernier ne jouissait plus d’une réelle popularité. Si Fossil et d’autres petites marques l’utilisaient, Wear OS n’était, par exemple, pas disponible sur les montres de Samsung, qui elles, utilisaient Tizen, leur OS maison sud-coréen.

En rachetant Fitbit, l’un des spécialistes des objets connectés, Google pourra se concentrer sur le développement d’une montre connectée entièrement Made by Google. Les équipes de Fitbit mettront leur savoir-faire à la conception de la partie hardware, notamment la partie des équipements liés à la santé, qui ont fait partie des principaux arguments d’achat des produits Fitbit.

Cette ambition à revenir plus fort encore sur le marché a été exprimée par Rick Osterloh, chef matériel chez Google qui a dit que ce rachat est une «opportunité d’investir encore plus dans Wear OS, ainsi que d’introduire Made by Google wearable devices», soit les montres connectées Made By Google.

Du côté de chez Fitbit, le rachat par Google est très bien reçu. «Google est une entreprise idéale pour faire avancer notre mission», déclarait James Park, son président directeur général. Il faut dire que la marque traversait une très mauvaise passe depuis quelque temps. Elle cherchait à se faire racheter, et Google semblait déjà à l’époque la principale intéressée.

Les avantages seront très certainement des deux côtés. La communauté de Fitbit ne comprend pas moins de 28 millions de clients dans le monde, ce qui s’avère un très bon commencement pour Google.

«Grâce aux ressources et à la plateforme mondiale de Google, Fitbit sera en mesure d’accélérer l’innovation dans la catégorie des équipements portables, de s’adapter plus rapidement et de rendre la santé encore plus accessible à tous. Je ne pourrais pas être plus excité de ce qui nous attend», se félicitait James Park.

Pour l’heure, il est encore trop tôt pour savoir quand est-ce que la première montre connectée Made By Google sera lancée. Il faudra que la nouvelle équipe se mette en place. Une chose est pourtant sûre : l’accent sera mis sur la santé, qui est un des principaux arguments de vente des objets connectés, notamment chez les montres.

Dans leur communiqué officiel, Google et Fitbit rappellent leur intérêt mutuel pour construire une montre qui bénéficiera à «encore plus de personnes dans le monde». Mais Google le sait, son image de géant du numérique ne jouera pas en sa faveur au sujet de la collecte de données liées à la santé. De ce fait, la firme de Mountain View a souhaité rassurer ses futurs clients, en admettant qu’ils n’utiliseront jamais ces données à des fins commerciales.

«Nous ne vendrons jamais d’informations personnelles à qui que ce soit», a écrit le responsable. «Les données de santé et de bien-être Fitbit ne seront pas utilisées pour les annonces Google. Et nous donnerons aux utilisateurs Fitbit le choix de réviser, déplacer ou supprimer leurs données», promet l’homme.