Two Oceans Production: «Dans cinq ans, on aura peut-être une production entièrement mauricienne»

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Giselher Venzke ne veut pas que la boue soit jetée sur l’industrie du film à Maurice.

Giselher Venzke ne veut pas que la boue soit jetée sur l’industrie du film à Maurice.

Après Island Doctor, la compagnie sud-africaine Two Oceans Production tourne un nouveau film dans l’île. Son producteur, Giselher Venzke, en parle et jette un regard sur l’industrie du cinéma à Maurice.

Après le succès de la série Island Doctor, le producteur allemand de Two Oceans Productions, Giselher Venzke, revient avec son 11e projet : Mariteam : Serving the Seas. Cette société de production basée à Cape Town ne veut pas que l’on fasse l’amalgame entre les films qu’elle produits et réalise et le film Serenity, qui a fait couler beaucoup d’encre récemment.

En parlant de l’importance des partenariats entre la société de production, les propriétaires des emplacements, et le gouvernement, éléments primordiaux dans le tournage de tout film à Maurice, Giselher Venzke refuse les comparaisons. «Le problème que nous rencontrons dans l’univers cinématographique en général, c’est que tout le monde veut travailler avec nous, car ils sentent le parfum de l’argent. À cause de tout ce qui a été dit autour du film Serenity, le public a une mauvaise opinion de l’industrie du film et cela me blesse. Et cela peut porter préjudice à tous les producteurs et à la nouvelle génération d’acteurs de l’industrie cinématographique à Maurice. Nous parlons de Maurice et des Mauriciens. Nous sommes venus à Maurice il y a quatre ans avec une quarantaine des Sudafricains. Aujourd’hui, la tendance a changé, il y a une quarantaine des Mauriciens, et moins de 30 Sud-africains. En peut-être que dans cinq ans, nous pourrons parler d’une production mauricienne, c’està-dire entièrement conçue à Maurice, du script writing au produit fini.» La directrice générale de Two Oceans Production, Veronika Zaplata-Lauratet affirme, de son côté, que : «Le Film Rebate S c h e m e est extrêmement important. Rien n’est gratuit p o u r nous. On paie pour les emplacements, les salaires de tous les employés, étrangers comme mauriciens, ainsi que la taxe. Au final, le 30 % que nous recevons comme Film Rebate n’est pas vraiment du 30 %».

Giselher Venzke souligne que si le Film Rebate Scheme s’applique à ses productions, l’argent ne lui est remis qu’un an après. «On doit préfinancer le film. Nous sommes responsables de tout. C’est de l’investissement, et c’est une grande prise de risque. Je dois donner l’assurance à mes associés en Allemagne que le film fera des profits», explique-t-il. Pour ce dernier, Maurice a énormément de potentiel. «Je veux promouvoir Maurice et j’apprécie le Rebate que nous recevons du gouvernement. Mais nous ne prenons rien de plus que ce qui nous est offert. Nous devons travailler ensemble pour protéger l’industrie du film à Maurice. Et pour cela, nous ne devons pas hésiter, que ce soit la presse ou le gouvernement, d’en parler ouvertement. Il y va de l’avenir de cette industrie. Ce que nous avons, en ce moment, à Maurice, c’est une petite plante. Si nous ne faisons pas attention, elle ne deviendra jamais un arbre. Et personne n’essaiera de la sauver. La caravane doit poursuivre sa route.»

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