Commémorations de l’engagisme: «Tulsi» ne viendra pas

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La gouverneure Anandiben Patel est au-dessus de l’ancienne actrice «Tulsi» dans la hiérarchie.

La gouverneure Anandiben Patel est au-dessus de l’ancienne actrice «Tulsi» dans la hiérarchie.

Smiriti Irani, plus connue pour son rôle dans la série télévisée Kyunki Saas Bhi Kabhi Bahu Thi, avait été pressentie pour être l’invitée d’honneur des commémorations du 2 novembre. Mais la partie indienne en a décidé autrement. C’est désormais la gouverneure de l’Uttar Pradesh, Anandiben Patel, qui est attendue à l’occasion de la célébration du 185e anniversaire de l’arrivée des premiers travailleurs engagés à Maurice.

Officiellement, une source explique que la gouverneure Anandiben Patel est «plus haut dans la hiérarchie» que Smiriti Irani, qui est actuellement ministre du Textile, et ministre de la Femme depuis mai 2019. Avant d’accéder au poste de gouverneure, Anandiben Patel était la chef ministre de l’État du Gujerat. Membre du Bharatiya Janata Party, elle a été la première femme à accéder à un poste de gouverneur.

Dans un mail daté du vendredi 25 octobre, Janesh Kain, l’adjoint au haut-commissaire indien, a informé le ministère des Arts et de la Culture que le gouvernement indien a décidé «d’élever le niveau de sa participation» aux commémorations du 2 novembre à l’Aapravasi Ghat. Raison pour laquelle c’est la gouverneure de l’Uttar Pradesh – le plus grand État de l’Inde et le plus peuplé aussi avec plus de 199 millions d’habitants – qui représentera l’Inde lors des commémorations.

De source officielle, on apprend que la date d’arrivée de la gouverneure Anandiben Patel n’est pas encore confirmée, mais que «ce sera une courte visite». Le programme de ce séjour officiel n’a pas encore été finalisé. Certains observateurs ont une lecture différente de ce changement d’invitée. Ils rappellent d’abord que «Tulsi» a été une figure très populaire dans les salons des Mauriciens, à l’époque des séries «kari brile».

Certains soulignent qu’aux dernières élections en Inde, en mai, «elle a battu Rahul Gandhi dans un bastion du Congress Party, à Amethi». Le Premier ministre indien, Narendra Modi, lui a alors donné le portefeuille du ministère de la Femme, en sus du ministère du Textile qu’elle occupait déjà.

Autant d’éléments qui poussent des observateurs à estimer que face à la popularité de Smiriti Irani chez nous, «l’Inde serait embarrassée si la visite de l’une des représentantes avait un soupçon d’ingérence ou de parti pris, contrairement à ce qui s’est passé dans les années 1980, quand un haut-commissaire s’était immiscé dans la chose politique».

Ces voix restent toutefois prudentes en tempérant : «Est-ce que la visite de cette ancienne actrice aurait été interprétée comme un move politique ? Peut-être que oui, peut-être que non. Estce que cela aurait pu avoir une influence sur les électeurs ? Pas sûr.» Là où certains observateurs sont plus catégoriques, c’est quand ils estiment que même si Smriti Irani était venue, «elle n’aurait pas fait de discours ambigu, même pas par sous-entendus».

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