La grande rétrospective Léonard de Vinci s’ouvre au Louvre

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Une visiteuse admire le tableau «Leda et le cygne» lors de la rétrospective consacrée à Léonard de Vinci, le 22 octobre 2019 au Musée du Louvre, à Paris.

Une visiteuse admire le tableau «Leda et le cygne» lors de la rétrospective consacrée à Léonard de Vinci, le 22 octobre 2019 au Musée du Louvre, à Paris.

Pas moins de 162 œuvres de Léonard de Vinci sont exposées depuis jeudi matin au Musée du Louvre: cette rétrospective, la plus grande jamais organisée pour le génie de la Renaissance, mort il y a 500 ans, promet d’attirer des visiteurs du monde entier.

Pour réguler l’affluence attendue, l’exposition, qui durera jusqu’au 24 février, n’est accessible que sur réservation. Quelque 260.000 billets ont déjà été réservés.

Après l’exposition Toutankhamon à La Villette (1,42 million de visiteurs au total), l’expo Léonard s’annonce comme l’autre blockbuster muséal de l’année en France.

La rétrospective offre l’occasion unique d’admirer dix tableaux du maître de la Renaissance (onze en prenant en compte la Joconde, joyau des collections du Louvre) alors que seulement vingt peintures sont attribuées par les spécialistes à Vinci. Parmi eux, «La Sainte Anne», «Saint Jean-Baptiste» et la «Madone Benois», prêté par le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Victime de son succès, la Joconde, le tableau le plus célèbre du Louvre qui attire près de 30.000 visiteurs par jour, restera dans la salle des Etats du musée mais sera présente via une expérience en réalité virtuelle de sept minutes proposée en fin de parcours. Les visiteurs devront s’inscrire pour cette immersion en 3D à l’entrée de l’exposition.

«C’est une expérience assez extraordinaire», témoigne l’un des premiers visiteurs jeudi, le joailler Lorenz Baumer, en retirant son casque à l’issue de la projection: «On a l’impression d’être dans la tête de cet homme, dans l’univers, dans la façon dont on vivait à cette époque et de rencontrer La Joconde à travers ce qu’elle a à nous raconter».

Les premiers échos sur l’exposition elle-même sont aussi enthousiastes. Outre l’émotion de voir les grandes toiles connues, beaucoup s’émerveillent comme Dominique, une scientifique à la retraite, face à la qualité de l’oeuvre dessinée: «Les dessins écorchés» (planches anatomiques, ndlr) mais aussi des dessins «sur des sujets très différents», qui représentent «des fabrications d’objets, des mains, des drapés, c’est exceptionnel».

Le célèbre «Salvator Mundi», porté disparu depuis son achat pour une somme vertigineuse il y a un an et demi (450 millions de dollars, un record), ne sera en revanche pas au rendez-vous, sauf énorme surprise de dernière minute. Officiellement, il a été acquis pour compléter la collection du Louvre Abu Dhabi.

Mettre sur pied une telle exposition a nécessité dix ans de travail et des demandes de prêt un peu partout dans le monde, auprès de la reine d’Angleterre qui a prêté 24 dessins, du British Museum, du Vatican et de l’Italie notamment.

A l’issue de négociations entre pays et entre musées, Rome a accepté de prêter plusieurs dessins dont le célèbre «Homme de Vitruve», œuvre fragile conservée à la Galerie de l’Académie à Venise qui est arrivée avec retard et ne restera que deux mois au Louvre.

«L’homme de Vitruve, c’est un dessin sur papier tellement discret, et d’un autre côté, c’est tellement révolutionnaire», s’émerveille Susan Prion, 63 ans, professeure en médecine.

Via un parcours en quatre temps, l’exposition propose de découvrir dessins, manuscrits, peintures, œuvres de ses contemporains ainsi que des réflectographies infrarouge permettant d’admirer la technique picturale du maître italien. Ce n’est pas, en revanche, une exposition sur le Léonard inventeur et savant. 

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