Patrimoine: sur les rails de l’ancien réseau ferroviaire

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La gare à Beau-Bassin a fait place à la Beau-Bassin station.

La gare à Beau-Bassin a fait place à la Beau-Bassin station.

Témoin de l’histoire. Tristan Bréville, fondateur du Musée de la Photographie, était à bord de Mauricio, le jeudi 3 octobre, pour le voyage inaugural du Metro Express. A 74 ans, il affirme qu'il était parmi les passagers du dernier train, le 31 mars 1956. Tristan Bréville n'est pas resté sur le quai des souvenirs. Il roule aussi vers la modernité.

Richelieu, la gare devenue dépôt 

C’est du dépôt de Richelieu qu’a démarré le voyage inaugural du Metro Express, le jeudi 3 octobre. L’Operations Control Centre s’y trouve, mais les passagers n’y descendent pas. Au temps du premier réseau ferroviaire à Maurice, il y avait une gare à Richelieu, lieu de «deux terribles accidents», écrit Tristan Bréville dans Le dernier train (2005), dont l’un en 1909.

Plein centre à Beau-Bassin

À l’époque, raconte Tristan Bréville, «quand les gens ont vu passer le dernier train, ils n’avaient pas le sourire. Certains avaient même sorti leur mouchoir». Jeudi, à Beau-Bassin, tout le monde était sur le qui-vive, y compris le policier en service qui a immortalisé la scène.

Il y a plus d’un demi-siècle, la gare de Beau-Bassin était à «3 200 mètres après Petite Rivière». Dans ces années-là, le chef de gare sifflait trois fois pour signaler la fermeture des portes.

L’arrêt de Barkly, «n’existait pas»

Le métro quitte Richelieu, direction Barkly, à la Nelson Mandela station. Il y a plus d’un demi-siècle, cette région n’était pas sur le tracé du chemin de fer. «À l’époque, il n’y avait pas d’agglomération. L’endroit a connu un développement spectaculaire.» Avant 1956 (année du dernier train pour passagers), après la gare de Richelieu, «c’est la pente raide vers la gare de Petite Rivière». Dans son livre, Tristan Bréville écrit : «La gare de Petite Rivière est toute petite. Il y a un bureau de poste et la maison du chef de gare (…) Certains habitants de la région racontent qu’au passage du train au-dessus de la voûte de la grande cave de Petite Rivière, le sol tremble.»

À Rose-Hill, il y avait déjà un imposant escalier dans l’ancienne gare.

Gare de Rose-Hill : tout en escalier

Les escalators de la gare de Rose-Hill sont pour l’heure les plus longs du pays. Ils font 9,5 mètres de haut, l’équivalent de trois étages, avec 60 marches à l’arrêt. Dans Le dernier train, Tristan Bréville raconte : «La gare de Rose-Hill a ceci de particulier qu’elle possède une passerelle aérienne enjambant la voie ferrée, ce qui lui donne un certain espace de liberté sans danger pour les voyageurs.»

Les ancêtres de Mauricio

Le métro porte le nom de Mauricio, suivi d’un chiffre. À l’époque des trains, les locomotives avaient un numéro et se prénommaient «Etna, Pieter Both, Crève-Coeur, Albion» mais aussi, «Hercules, Sampson, Alias, Ajax, Titan», ou encore «Dodo, Lord of the Isles, Lady of the Lakes, Pandora», écrit Tristan Bréville dans Le dernier train.

Fini le temps de la première et seconde classe. Dans le métro on est soit debout soit assis.

De Cascade Halt à Révérend Lebrun Station

Nous voilà le long de la rue Vandermeersch. Aujourd’hui, la promenade Roland Armand a fait place à la Révérend Lebrun Station.

À l’époque, s’y trouvent le Cascade Road Halt et sa «petite » gare. C’est à quelques mètres de cette gare que se trouve alors la maison familiale de Tristan Bréville. Dans ces annéeslà, il y a le «tunnel du couvent de Lorette» en pierres taillées, aujourd’hui démonté.

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