Kalyan Tarolah: «Ramgoolam so dal na pa pou kwi dan n°10»

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Pas de téléphones portables autorisés dans le bureau de Kalyan Tarolah, à Bel-Air, comme le précise la notice. Mais, au Parlement, il n’y a pas cette même restriction…

Pas de téléphones portables autorisés dans le bureau de Kalyan Tarolah, à Bel-Air, comme le précise la notice. Mais, au Parlement, il n’y a pas cette même restriction…

L’affaire dite #lalanguegate lui colle à la peau. Mais Kalyan Tarolah continue de tracer son chemin dans sa circonscription. S’il dit que la possibilité d’avoir Navin Ramgoolam comme adversaire au n°10 ne lui fait pas peur, il concède cependant que c’est au leader du MSM que revient la décision de lui donner un «ticket», ou pas, pour les élections. Interview sans langue de bois de celui que dit faire du social avant tout.

Kalyan Tarolah, tout laisse croire que les scandales vous concernant ont entaché votre réputation et nui à votre image. Pensez-vous obtenir une investiture pour les élections ?
Ces scandales ont effectivement terni mon image ainsi que celle du Mouvement socialiste militant (MSM). Les gens en ont tiré leurs propres conclusions mais je ne peux continuer à éternellement vivre rattaché à ces scandales. Sinon, c’est la prérogative du leader du parti de décider à qui octroyer une investiture. D’ailleurs, ce n’est pas un «ticket» qui détermine qui est en mesure de travailler pour le pays et pour le parti ou qui ne l’est pas. C’est toute une équipe qui travaille et non pas seulement ces 60 personnes qui auront un «ticket» pour les élections.

Si vous n’avez pas de «ticket», qu’allez-vous faire ?
Ma contribution pour le pays, le parti et la société ne date pas d’hier. Elle remonte à 1995. J’ai pendant longtemps oeuvré en politique auprès du MSM, pour le pays, et ce, sans avoir de «ticket». Même si je n’obtiens pas d’investiture, je serai toujours la même personne. Je serai de toute façon aux côtés du leader et du parti et je continuerai à aider la société.

Qu’est-ce que ça vous fait de voir Navin Ramgoolam comme potentiel candidat au n°10, votre circonscription ?
Navin Ramgoolam a en effet sillonné la circonscription et je l’ai moi-même croisé lors de la célébration de la Maha Shivaratree, et aussi, récemment, à l’occasion de Ganesh Chaturthi. Cela démontre son intérêt pour le n°10, parce qu’un leader ne viendrait pas là sans aucune raison. Mais nous apprenons actuellement qu’il aurait changé d’idée et qu’il serait candidat maintenant au n°9. Du moins c’est ce que j’ai appris à travers les médias, je ne l’ai pas entendu dire cela… Mais je pense qu’après avoir fait sa tournée électorale à Grande-Rivière-Sud-Est– Montagne-Blanche, il sait que so dal na pa pou kwi isi, comme on le dit si bien en créole.

Et vos mandants, ont-ils «re-vire mam» ?
Je ne vois pas cela. Ils sont loin de «re-vire mam». Au contraire, les partisans d’autres formations sont en train de rejoindre le MSM. Je ne vois personne rejoindre le Parti travailliste (PTr), même quand on a dit que Navin Ramgoolam serait candidat au n°10. J’ai rencontré un agent qui dit être travailliste, qui croit en son parti mais qui ne veut pourtant pas de Ramgoolam. Il n’a pas envie de changer mais il n’a pas envie non plus que Ramgoolam reste le leader du parti.

Qui voyez-vous comme candidats au n°10 dans l’alliance que dirigera le MSM ?
Ce n’est pas à moi de déterminer cela. C’est le leader qui a cette prérogative et ce n’est que lui qui sait quelle sera la meilleure équation. Ce n’est pas à moi de juger. Le plus grand juge, c’est l’électorat.

Concrètement, qu’avez-vous fait pour vos mandants depuis décembre 2014 ?
Je crois au travail et dans la responsabilité. Si une personne est un élu, que ce soit au niveau d’un village ou d’une municipalité ou bien même au niveau du gouvernement et du Parlement, elle a une responsabilité vis-à-vis de l’électorat et de ses mandants. Cette personne se doit d’améliorer la qualité de vie des habitants et d’emmener le développement et le progrès dans sa circonscription.

Dans cette optique, on a construit des family corners et des jardins d’enfants, des lieux où la communauté peut se réunir. À travers la circonscription, on s’est attelé à la construction de mini-soccer pitches, de gym, et de parcours de santé. Le projet de Health Center à Camp-de-Masque est presque prêt. Un centre de formation artistique dans l’Est, qui est une branche du ministère des Arts et de la culture, a aussi vu le jour. Il y a actuellement la construction d’un marché à Bel Air. Il y a eu d’autres travaux d’infrastructures, tels que la construction de maisons NHDC, de drains et l’asphaltage des routes.

Toutefois, c’est normal que nos mandants ont encore des demandes à faire. On ne cesse d’en recevoir. Donc, je ne vous dirai certainement pas que tout le travail a été accompli. Il y a encore à faire et c’est pourquoi, aujourd’hui, le Premier ministre demande encore plus de temps.

Qu’avez-vous ressenti pendant ces dernières années en politique ?
C’est un honneur quand vous représentez le pays et c’est également un bonheur d’accomplir les oeuvres du leader. En politique, ce n’est pas tout le monde qui vous aime et vous rencontrez des obstacles. Mais la politique vous offre l’occasion de pouvoir contribuer à l’avancement du pays.

Avant 2014 et vos frasques au Parlement, vous étiez un parfait inconnu. Avez-vous déjà réfléchi à ce que vous allez faire professionnellement, si vous n’avez pas de «ticket» ?
Avant 2014, j’étais déjà dans le social et j’étais actif sur le terrain à tous les niveaux. J’ai touché à un large éventail de professions. Je ne viens pas d’une famille riche ni d’une famille de politiciens. J’ai travaillé dans des supermarchés et j’étais aussi enseignant pendant des années. J’enseignais dans des institutions, auprès des autrement capables. Alors, pour ce qu’il en est de demain, il n’y a que Dieu qui le sait. Moi, je n’y ai pas encore réfléchi.

Comment allez-vous faire pour passer sur les scandales qui vous collent à la peau ?
Les gens n’auront qu’à voir mon action sur le terrain, mes réalisations pour améliorer la qualité de vie de mes mandants. Je compte me concentrer dans cette direction au lieu de revenir sur ces scandales.

Où en est l’enquête policière vous concernant ?
Je laisse la police faire son travail et j’attends les conclusions de l’enquête.

Comment envisagezvous votre avenir politique ?
Ce qui m’importe, c’est de me demander ce que je peux faire pour le pays et pour le parti. Je vois mon avenir politique au service du pays, du MSM et du peuple.

Une dernière question. Allezvous conserver votre SUV ?
(Rires). «Nou get enn ti kou !»

Tic : «ensam», nouvelle appli du gouvernement

La technologie jouera un grand rôle lors des prochaines élections. Déjà, le Parti travailliste et le Mouvement socialiste militant (MSM) affûtent leurs armes sur les réseaux sociaux. Mercredi 2 octobre, le MSM a lancé une nouvelle application, «Ensam». C’est le nom de Chintamanee Gohin qui apparaît quand on télécharge l’appli. Il n’est pas une figure inconnue du monde des médias, étant directeur de Wazaa FM et d’Inside News. Cette appli a pour but de montrer les objectifs atteints par le gouvernement ou encore les projets qu’il espère réaliser le plus vite possible, comme le centre de cancérologie. Plus d’un millier de personnes ont déjà téléchargé cette application.

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